Empreintes digitales

Les empreintes digitales jouent souvent un rôle déterminant dans les enquêtes judiciaires puisqu’elles permettent de confirmer ou d’infirmer l’identité d’une personne.

Un identificateur unique

Les empreintes digitales sont uniques et ne changent pas avec le temps, à moins que la couche profonde, ou « basale », de la peau ne soit détruite ou volontairement modifiée par chirurgie plastique. C’est pour cette raison qu’elles sont utilisées comme éléments de preuve dans le cadre d’enquêtes.

Il existe trois principaux dessins digitaux : les arcs, les boucles et les tourbillons. C’est la forme, la taille, le nombre et la disposition des petits détails qui caractérisent ces dessins qui rendent chaque empreinte digitale unique. Deux personnes ne peuvent posséder les mêmes empreintes digitales, pas même les jumeaux monozygotes.

Correspondances

Lorsqu’une empreinte digitale est relevée sur une scène de crime, c’est ce que l’on appelle une « trace de doigt » ou « trace papillaire latente ». Les recoupements permettent ensuite de faire le lien entre plusieurs crimes ou de confirmer la présence d’un suspect sur la scène de crime.

Les empreintes digitales peuvent être prélevées à l’aide d’un dispositif électronique ou manuellement avec de l’encre et du papier ; dans ce dernier cas, les données sont par la suite enregistrées numériquement grâce à un scanner.

Bien que la plupart des pays disposent d’une base de données nationale d’empreintes digitales, INTERPOL a constitué une base de données internationale baptisée « Système automatisé de reconnaissance d’empreintes digitales » (AFIS).

Les utilisateurs autorisés des pays membres peuvent consulter, ajouter et rechercher les entrées qu’elle contient lorsqu’ils pensent qu’un crime est susceptible d’avoir une dimension internationale. Cette base de données compte environ 185 000 entrées.

Recherches

Les utilisateurs de la passerelle AFIS reçoivent les résultats de leurs recherches très rapidement :

  • Après quelques minutes seulement pour les individus non enregistrés dans la base de données (recherche automatique)­
  • Après environ une heure pour les individus enregistrés dans la base de données (recherche semi-automatique)
  • Après environ une heure pour les traces papillaires latentes prélevées sur une scène de crime (recherche manuelle)

Ce processus automatisé permet d’effectuer plus de 1 000 comparaisons par jour, et le système peut également rechercher et enregistrer des empreintes palmaires.

Les entrées sont enregistrées et partagées selon le format défini par le National Institute of Standards and Technology (NIST).

En 2018, notre base de données d’empreintes digitales a conduit 1 270 identifications dans le monde.

Le partage de données médico-légales dans le cadre d’enquêtes internationales est l’une des clés de voûte des capacités policières d’INTERPOL.

Identification des victimes de catastrophes

Tout comme l’ADN, les empreintes digitales jouent souvent un rôle déterminant dans l’identification des victimes suite à une catastrophe naturelle ou d’origine humaine comme un tremblement de terre ou un attentat. L’identification des victimes est bien sûr essentielle pour les enquêteurs, mais aussi pour les familles endeuillées.

Réunion d’experts

Tous les deux ans, le Colloque international sur la dactyloscopie organisé par INTERPOL est l’occasion pour les experts du monde entier de partager les bonnes pratiques et les dernières évolutions ; en 2017, le colloque a ouvert ses portes aux spécialistes en reconnaissance faciale.

Par ailleurs, un Groupe d’experts INTERPOL sur la reconnaissance automatisée d’empreintes digitales se réunit deux fois par an pour échanger sur les nouvelles technologies, les méthodes d’identification et les besoins en formation. Il veille également à ce que les systèmes d’INTERPOL respectent les normes requises.

Formation

Nous dispensons des formations aux autorités de police de nos pays membres afin que les agents de terrain disposent des connaissances et compétences nécessaires pour examiner, préserver et partager les éléments de preuve conformément aux bonnes pratiques.