Criminalité maritime

Plus de 80 % des marchandises mondiales sont transportés par mer. Un environnement maritime sûr est essentiel pour la libre circulation du commerce mondial.

Problématique

Le moyen le plus économique pour transporter des marchandises et des matières premières en vrac d’un point à un autre du globe est de les faire transiter par les océans et les eaux littorales.

Malheureusement, les navires marchands et les gens de mer sont vulnérables face aux actes criminels de piraterie, de kidnapping et de vol. Toutes ces infractions ont des répercussions négatives sur la liberté de navigation et sur le commerce mondial.

D’autres activités maritimes illicites comme le trafic d’armes, le trafic de drogues et la traite d’êtres humains constituent également une menace pour la sécurité internationale et pour la sûreté individuelle.

Réponse d’INTERPOL

INTERPOL s’est fixé pour mission d’atténuer la criminalité maritime mondiale et d’améliorer la gouvernance maritime de trois façons : par la facilitation de l’échange d’informations, par le renforcement des capacités des premiers intervenants et des services chargés de l’application de la loi, et par l’établissement de coalitions internationales et intersectorielles.

Maritime crime

Facilitation de l’échange de données

Une infraction commise en mer, comme un acte de piraterie, affectera souvent plusieurs nations. Les navires peuvent battre pavillon d’un pays, appartenir à un ou des ressortissants d’un autre, être exploités par les ressortissants d’un troisième et disposer d’un équipage multinational.

Les suspects, les marines qui les interceptent, et les nations prêtes à enquêter et à entamer des poursuites présenteront aussi une grande diversité. Il est donc particulièrement essentiel de partager les informations entre les organes militaires, les services chargés de l’application de la loi et les organismes judiciaires de nombreux pays.

Notre base de données mondiale sur la sécurité maritime fait partie intégrante des outils de gestion des informations sur les incidents de piraterie maritime et d’autres infractions commises dans le domaine maritime.

Cette base de données permet :

  • de recueillir et d’enregistrer les informations sur la piraterie et les autres infractions maritimes
  • d’analyser les informations sur la piraterie
  • de produire des rapports de renseignements
  • d’établir des relations

Au fil du temps, les enregistrements de cette base de données, communiqués par nos Bureaux centraux nationaux ainsi que par d’autres services chargés de l’application de la loi et services partenaires pertinents, permettront à nos analystes d’évaluer la criminalité maritime et les menaces de piraterie régionales. Ces informations seront d’une aide précieuse pour les agences régionales dans leurs efforts pour mettre un terme aux activités maritimes criminelles.

Notre système de notices joue également un rôle important dans le partage des données et dans l’arrestation des criminels suspectés.

Renforcement des capacités des premiers intervenants et des services chargés de l’application de la loi

Il est très compliqué d’enquêter sur des incidents et de recueillir des éléments de preuve dans le cadre de l’environnement maritime en raison des nombreuses juridictions souvent concernées par une infraction.

Nous fournissons des formations, du matériel et un mentorat spécialisé à nos pays membres dans les différentes régions du monde afin, d’une part, de renforcer leurs capacités d’enquête et d’améliorer la qualité et la quantité des données recueillies et, d’autre part, de contribuer à préserver et à analyser correctement les éléments de preuve potentiels.

Une coopération étroite entre les services chargés de l’application de la loi et les services judiciaires est indispensable pour que les poursuites aient plus de chances d’aboutir. Nous pouvons jeter des passerelles entre les polices et les ministères publics, au sein du même pays et entre territoires juridictionnels, en leur apportant un appui à toutes les étapes d’une enquête, depuis le recueil des éléments de preuve jusqu’aux procès.
Nous menons des projets pour soutenir ces objectifs dans des zones géographiques clés d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe ainsi qu’en Asie du Sud-Est, notamment :

  • le programme de sécurité maritime (MASE), financé par l’Union européenne ;
  • le projet Agwe, financé par le Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs (INL) du Département d’État des États-Unis ;
  • le projet Mast, financé par le Programme d’aide au renforcement des capacités antiterroristes (PARCA) d’Affaires mondiales Canada (AMC).

Mise en place de coalitions

En raison de la portée et de la nature des infractions maritimes, il est vital d’établir des partenariats internationaux et intersectoriels pour prévenir ces infractions et ouvrir des enquêtes et des poursuites. Nous travaillons avec des organisations internationales et d’autres partenaires stratégiquement identifiés au niveau national, régional et international afin de mettre en place des coalitions et de renforcer la coopération pour lutter contre les activités maritimes criminelles.