Notre histoire

Depuis sa création il y a plus de cent ans, INTERPOL s’emploie à mettre en relation les services chargés de l’application de la loi du monde entier et à leur donner les moyens de travailler ensemble pour un monde plus sûr.

1914

L’idée naît lors du premier Congrès de police judiciaire internationale à Monaco, en avril 1914. À l’invitation du Prince Albert 1er de Monaco, des juristes et des policiers venus de 24 pays se réunissent pour débattre de la coopération concernant la résolution des enquêtes, les techniques d’identification et l’extradition. Cette réunion est un franc succès, mais le projet est mis en suspens du fait du déclenchement de la Première Guerre mondiale.

1923

L’idée d’un organe de police international est relancée par Johannes Schober, le chef de la police de Vienne (Autriche). Il convoque le deuxième Congrès de police judiciaire internationale à Vienne en 1923. Des représentants de 20 pays y participent et conviennent de s’accorder mutuellement une assistance policière. Ils adoptent aussi une série de résolutions définissant la structure et les principaux objectifs de la CIPC : contacts directs entre les services de police, coopération en matière d’arrestations et d’extradition, création de bureaux de lutte contre la fausse monnaie, les faux chèques et les faux passeports, et utilisation de techniques et de registres d’empreintes digitales.

1927

La CIPC adopte une autre résolution demandant à tous les pays membres de désigner un point de contact central au sein de leur structure policière. Précurseurs de ce que l’on appelle aujourd’hui les bureaux centraux nationaux (BCN), ces entités représentent INTERPOL dans chaque pays membre, reliant les services nationaux chargés de l’application de la loi entre eux et au Secrétariat général d’INTERPOL via son réseau mondial de communication policière sécurisée.

1927

1932

De nouveaux statuts instituent le rôle de secrétaire général, qui travaille aux côtés du président et du Comité exécutif.

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1935

Le premier système mondial de télécommunications à l’usage exclusif des autorités de police criminelle est créé, avec le lancement du réseau radio international de l’Organisation.

1938

Les Nazis au pouvoir en Allemagne prennent la direction de la Commission internationale de police criminelle après avoir destitué le président Michael Skubl de ses fonctions. En 1941, le siège de la Commission est installé à Berlin et l’Organisation demeure sous le contrôle nazi jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

1946

Après la fin de la guerre, un nouveau président et un nouveau Comité exécutif sont élus et le siège est transféré à Paris (France). Cette même année, « INTERPOL » est choisi comme adresse télégraphique de l’Organisation.

1947

1947

L’Organisation publie sa première notice rouge à l’encontre d’un ressortissant russe recherché pour le meurtre d’un policier. Les notices rouges sont des demandes adressées aux services chargés de l’application de la loi du monde entier en vue de localiser et d’arrêter un fugitif dans l’attente d’une action en justice, telle que l’extradition.

1956

Après l’adoption par l’Assemblée générale réunie à Vienne d’un statut plus moderne, la CIPC devient l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC - INTERPOL). Le Statut énonce les règles et principes fondamentaux régissant l’Organisation.

Dans les années 1970, la reconnaissance d’INTERPOL par les Nations Unies et l’accord de siège conclu avec la France en 1972 renforcent son statut d’organisation internationale.

1966

Le Secrétariat général déménage de Paris à Saint Cloud.

1986

En mai 1986, le bâtiment du Secrétariat général d’INTERPOL à Saint Cloud (Paris) est la cible d’un attentat par le groupe extrémiste Action directe. Un policier est blessé et le bâtiment subit de lourdes dégradations.

1989

Le Secrétariat général d’INTERPOL est transféré à Lyon (France) dans des locaux spécialement conçus à cet effet.

2000

INTERPOL met en place un système automatisé de reconnaissance d’empreintes digitales qui réduit considérablement le temps nécessaire à la vérification des empreintes. En 2002, une base de données sur les profils ADN est créée et, la même année, un système de communication policière sécurisé en ligne, I-24/7, est lancé, permettant à tous les pays membres d’accéder à des informations et de les échanger.

2003

INTERPOL créé un Centre de commandement et de coordination (CCC) au Secrétariat général à Lyon. Ce point de contact est opérationnel 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour tout pays membre confronté à une situation de crise ou à la recherche d’informations policières urgentes. Sa capacité d’action a été renforcée par l’ouverture d’une deuxième salle des opérations au sein du Bureau régional de l’Organisation à Buenos Aires (Argentine) en 2011 et d’une troisième à Singapour en 2015.

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2007

Le 8 octobre 2007, INTERPOL lance son premier appel à témoins, aucun service de police ne parvenant à identifier un homme apparaissant sur des photos à caractère pédosexuel diffusées sur Internet. Quelques heures après la publication de l’appel sur le site Web d’INTERPOL, le suspect est identifié par des citoyens et arrêté 11 jours plus tard.

2015

Centre ultramoderne de recherche et développement, le Complexe mondial INTERPOL pour l’innovation (CMII) a pour mission de détecter les infractions et identifier leurs auteurs, assurer des formations innovantes, apporter un appui opérationnel et établir des partenariats. Installé à Singapour, le CMII a été officiellement inauguré en avril 2015.

 

2021

En 2021, INTERPOL lance sa première application mobile, ID-Art, nouveau point d’entrée à sa base de données sur les œuvres d’art volées. Cette application, accessible aux policiers, aux douaniers, aux collectionneurs et marchands d’art, aux médias, aux chercheurs et au grand public, vise à faciliter l’identification de biens culturels volés. Pendant sa première année, elle est téléchargée plus de 25 000 fois dans 170 pays.

2023

INTERPOL célèbre 100 ans de coopération policière internationale ainsi que l’évolution de l’Organisation, depuis ses origines en tant que Commission internationale de police criminelle jusqu’à sa forme actuelle, avec 196 pays membres et 1 200 fonctionnaires et agents œuvrant ensemble à la lutte contre la criminalité.

Cet événement est marqué par la publication de la Déclaration de Vienne relative à la lutte contre l’augmentation de la criminalité transnationale organisée. Rendue publique lors de la 91ème session de l’Assemblée générale de l’Organisation, laquelle s’est tenue dans la capitale autrichienne, où INTERPOL a été fondé, la Déclaration est un appel à l’action lancé à la communauté mondiale des services chargés de l’application de la loi afin de s’unir pour combattre cette menace croissante pour la sécurité.