Dates clés

Récits et photos des événements marquants de notre histoire.

1923

La Commission internationale de police criminelle (C.I.P.C.) est créée en septembre 1923, et son siège établi à Vienne (Autriche). M. Johannes Schober, chef de la Police de Vienne, a été Président d’INTERPOL de sa création jusqu’en 1932.

1927

Les participants à la 4ème session de l’Assemblée générale, réunis à Amsterdam en 1927, adoptent une résolution portant création, par chaque pays membre, d’un point de contact central au sein de sa police nationale, ancêtre du Bureau central national (B.C.N.). L’Assemblée générale demeure l’instance dirigeante suprême de l’Organisation. Elle se réunit une fois par an et prend toutes les décisions importantes touchant à la politique générale, aux ressources nécessaires à la coopération internationale, aux méthodes de travail, aux finances et aux activités.

1927

1930

Des services spécialisés sont créés pour traiter les dossiers criminels, le faux monnayage et les faux passeports. Avant l’informatisation des dossiers d’INTERPOL dans les années 1980, les données sont compilées et analysées manuellement. À l’époque, le système général d’archivage comprend des fiches nominatives (classées par ordre alphabétique et phonétique), des documents officiels (documents d’identité et immatriculations des véhicules) et des données sur les infractions commises (classées par type et par lieu de commission) ; ces informations sont complétées par des dossiers spécialisés comportant les empreintes digitales et les photos.

1930

1932

De nouveaux statuts sont adoptés créant le poste de Secrétaire Général, qui sera occupé pour la première fois par Oskar Dressler, Directeur général de la police autrichienne, jusqu’en 1946. Lui succéderont Louis Ducloux (France), de 1946 à 1951 ; Marcel Sicot (France), de 1951 à 1963 ; Jean Népote (France), de 1963 à 1978 ; André Bossard (France), de 1978 à 1985 ; Raymond Kendall (Royaume-Uni), de 1985 à 2000 ; Ronald K. Noble (États-Unis), de 2000 à 2014 ; et Jürgen Stock (Allemagne), depuis 2014.

1935

Le réseau radio international de l’Organisation est mis en service en 1935. Il s’agit d’un système autonome de télécommunications à l’usage exclusif des services de police judiciaire nationaux. En 1966, 34 pays utilisent le réseau radio d’INTERPOL, qui voit défiler plus de 90 000 messages par an. Aujourd’hui, des millions de messages sont transmis chaque année via un système de communication policière sécurisé en ligne, auquel 195 pays ont accès.

1938

Les Nazis prennent la direction de la Commission internationale de police criminelle (C.I.P.C.) après avoir destitué le Président Michael Skubl de ses fonctions. La plupart des pays mettent fin à leur participation et la C.I.P.C. cesse d’exister en tant qu’organisation internationale. En 1942, l’Organisation tombe entièrement aux mains des Allemands et s’installe à Berlin, au 16 Kleinen Wannsee.

1946

La Belgique entreprend la reconstruction de l’Organisation au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Un mode d’élection démocratique du Président et du Comité exécutif est institué et le nouveau siège est établi à Paris (France). Ici, M. Florent Louwage, Président de la C.I.P.C., devant la 15ème session de l’Assemblée générale à Bruxelles, en juin 1946. Cette même année, « INTERPOL » est choisi comme adresse télégraphique de l’Organisation. Dix ans plus tard, cela deviendra également le nom officiel de l’Organisation : en entier, « Organisation internationale de police criminelle - INTERPOL ».

1947

1947

La première notice rouge est publiée en 1947. Elle concerne un Russe recherché pour le meurtre d’un policier. Véritable avis international de recherche d’un individu, la notice rouge comporte des éléments d’identification ainsi qu’un résumé des chefs d’accusation. Le système des notices internationales de couleur s’est élargi au fil des ans et comprend aujourd’hui les notices jaunes (personnes disparues), bleues (renseignements complémentaires), noires (personnes décédées non identifiées), vertes (mises en garde et renseignements), orange (menaces imminentes), mauves (modes opératoires), ainsi que les notices spéciales INTERPOL-Conseil de sécurité de l’ONU, concernant les individus ou entités faisant l’objet de sanctions des Nations Unies.

1950

L’emblème et le drapeau sont utilisés depuis 1950. Sur l’emblème, le globe terrestre signifie que nos activités couvrent le monde entier tandis que des rameaux d’olivier symbolisent la paix ; la balance, la justice ; et un glaive, l’action de la police. Le drapeau, qui est utilisé pour le protocole et lors d’événements, est orné de l’emblème au centre, entouré de quatre éclairs qui symbolisent les télécommunications et la rapidité de l’action policière.

1959

M. G. Yates, Directeur de la Division des stupéfiants des Nations Unies, prend la parole lors du premier cycle international d’étude du trafic de stupéfiants, en mars 1959. Cette réunion illustre la coopération précoce entre INTERPOL et les autres organisations internationales, et souligne la nécessité pour les experts d’étudier un large éventail de formes de criminalité.

1962

Le nombre de pays membres d’INTERPOL n’a cessé de croître depuis la création de l’Organisation. Des 20 membres fondateurs en 1923, l’Organisation est passée à 50 pays membres en 1955 alors qu’elle se reconstruisait après la Seconde Guerre mondiale. Cette carte montre les pays membres en septembre 1962. Du fait de l’évolution des frontières géographiques, notamment de l’éclatement de l’URSS et de la Yougoslavie, de nouvelles nations adhèrent à INTERPOL. En 1967, l’Organisation comptait 100 pays membres. Ce chiffre est passé à 150 en 1989, puis à 195 (le nombre actuel) en 2021.

 

1969

Les pays d’une même région sont souvent confrontés à des menaces et des problématiques similaires en matière de criminalité. Conscient de l’importance que revêt le partage d’informations et d’expertise au niveau régional, INTERPOL organise sa première conférence régionale de pays membres au Libéria en 1963. Ici, la 3ème Conférence régionale africaine, organisée à Addis-Abeba (Éthiopie) en 1969.

1972

Dans les années 1970, la reconnaissance d’INTERPOL par les Nations Unies et l’accord de siège conclu avec la France en 1972 renforcent son statut d’organisation internationale. Installé en France depuis 1946, le Secrétariat général d’INTERPOL a d’abord été situé à Paris, puis à Saint-Cloud (voir photo) de 1966 à 1989. Il a par la suite déménagé à Lyon.

1982

Le traitement de données à caractère personnel telles que les noms et les empreintes digitales est une activité essentielle d’INTERPOL, qui est menée dans un cadre juridique très précis afin de protéger à la fois les droits fondamentaux des personnes et la coopération entre les polices au niveau international. En 1982, l’Assemblée générale d’INTERPOL adopte le Règlement relatif à la coopération policière internationale et au contrôle des fichiers de l’O.I.P.C.-INTERPOL. C’est la naissance de la Commission de contrôle des fichiers d’INTERPOL (CCF), organe de contrôle indépendant. Depuis lors, l’Organisation ne cesse d’affiner sa réglementation.

1986

Le 16 mai 1986, les locaux du Secrétariat général d’INTERPOL à Saint-Cloud font l’objet d’un attentat terroriste de la part d’un groupe extrémiste baptisé « Action directe ». Un policier qui était en poste est blessé et le bâtiment subit d’importants dégâts. Un habitant déclare à la radio française : « Ils ont d’abord mitraillé le bâtiment. Ensuite, la bombe a explosé et toutes les vitres de la rue ont volé en éclats ». En 1998, quatre dirigeants du groupe Action directe sont jugés dans le cadre de cette affaire et d’autres attentats et fusillades en France, et condamnés chacun à 10 ans de prison.

1989

En 1989, le Secrétariat général d’INTERPOL est transféré à Lyon, dans un bâtiment spécialement conçu à cet effet, qui sera inauguré officiellement par le Président français, François Mitterrand, le 27 novembre. Ce bâtiment abrite toujours le Secrétariat, désormais renforcé par des Bureaux régionaux en Afrique, dans les Amériques et en Asie. En 1989, INTERPOL passe la barre des 150 pays membres.

1993

Les techniques d’analyse criminelle sont de plus en plus utilisées par la police, les organisations internationales et le secteur privé. L’étude des caractéristiques des infractions permet en effet d’avertir de l’existence de menaces et de mieux appuyer les activités opérationnelles. En 1993, une unité spécialisée dans l’analyse du renseignement criminel est créée au sein du Secrétariat général. Grâce à des programmes informatiques spécialisés, les analystes sont en mesure d’étudier les relations entre les suspects, les infractions et les lieux où celles-ci ont été commises.

1999

Avec l’augmentation du nombre de pays membres, l’Organisation voit sa diversité se renforcer. Si une résolution de l’Assemblée générale de 1967 demandait aux pays membres de proposer des candidats pour travailler au Secrétariat général, il convient de remarquer que les fonctionnaires mis à disposition représentent actuellement près d’un tiers du personnel. À l’origine, les langues de travail de l’Organisation sont le français et l’anglais. L’espagnol s’y ajoute en 1955. L’arabe est officiellement adopté en tant que quatrième langue officielle en 1999. Aujourd’hui, tous les documents officiels sont traduits dans les quatre langues et l’interprétation est disponible lors des principales conférences et réunions.

2000

Les empreintes digitales ont toujours joué un rôle essentiel dans les enquêtes criminelles, et ce depuis les toutes premières heures de l’action policière internationale, lorsqu’elles étaient transmises et comparées manuellement sur papier. En 2000, INTERPOL introduit un système automatique de reconnaissance des empreintes digitales (AFIS) permettant de réduire de façon spectaculaire le temps nécessaire à leur vérification.

2001

Les attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis marquent un tournant pour INTERPOL et la façon dont il fonctionne. Désormais, l’Organisation sera opérationnelle 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Depuis 2001, elle est devenue plus réactive, plus proche des réalités et plus opérationnelle, afin d’aider davantage les polices de ses pays membres en cas de crise.

2001

La Banque d’images d’INTERPOL sur les abus pédosexuels (BIIAP) est lancée. Elle évolue au fil des ans et deviendra la base de données internationale d’INTERPOL sur l’exploitation sexuelle des enfants (ICSE), un puissant outil de renseignement et d’enquête. Grâce au logiciel de comparaison d’images et de vidéos, les enquêteurs spécialisés peuvent instantanément faire le lien entre des victimes, des agresseurs et des lieux. Aujourd’hui, d’après les informations transmises par nos pays membres, sept victimes en moyenne sont identifiées chaque jour.

2002

Face à la nécessité, pour tous les pays membres, de disposer d’une plateforme sécurisée permettant de partager les informations et d’y accéder, INTERPOL lance en 2002 un système mondial de communication policière sécurisée, baptisé I-24/7. Toutes les communications sécurisées d’INTERPOL passent par ce système, qui permet aux Bureaux centraux nationaux d’accéder aux divers services et bases de données d’INTERPOL. Le Canada (voir photo) est le premier pays membre à être raccordé au système, en 2003. En 2007, tous les pays ont surmonté les problèmes techniques et y sont raccordés, parfois par satellite.

2002

Les criminels se déplaçant souvent à l’aide de documents de voyage frauduleux, INTERPOL lance en 2002 sa base de données sur les documents de voyage volés ou perdus (SLTD). Son but : aider les pays membres à sécuriser leurs frontières et à protéger leurs citoyens des terroristes et autres dangereux criminels entrant sur leur territoire sous une fausse identité.

2002

Depuis quelques décennies, les enquêtes criminelles ont de plus en plus recours à l’analyse d’ADN. Découvert en 1953, l’ADN est utilisé pour la première fois par la police en 1987, et le premier fichier national d’empreintes génétiques est créé en 1995. La base de données génétiques d’INTERPOL est créée en 2002. Le prélèvement d’ADN sert non seulement à la résolution d’affaires criminelles, mais également à l’identification des victimes de catastrophes et à la localisation de personnes disparues.

2003

Suite aux attentats du 11 septembre 2001, INTERPOL met en place un Centre de commandement et de coordination (CCC) qui sert de point de contact pour tout pays membre nécessitant une information policière urgente ou confronté à une situation de crise. Le CCC fonctionne 24 heures sur 24, sept jours sur sept, avec un personnel multilingue. Afin de renforcer sa présence dans tous les fuseaux horaires, le CCC ouvre une deuxième salle des opérations au sein du Bureau régional de Buenos Aires en 2011 ; un troisième site ouvre à Singapour en 2015.

2004

Les partenariats avec d’autres organisations internationales sont essentiels pour qu’INTERPOL puisse remplir sa mission. La collaboration avec les Nations Unies se renforce d’année en année, notamment avec l’ouverture d’un bureau de liaison d’INTERPOL au siège des Nations Unies à New York, en 2004. Les autres principaux partenaires d’INTERPOL sont Europol, l’Union européenne et l’Union africaine, auprès desquels des bureaux sont ouverts respectivement en 2007, 2009 et 2016.

2005

Le 6 décembre 2005 est publiée la première notice spéciale INTERPOL-Conseil de sécurité de l’ONU. Sa fonction première est d’informer les services nationaux chargés de l’application de la loi qu’une personne ou une entité fait l’objet de sanctions décidées par le Conseil de sécurité de l’ONU (notamment gel des avoirs, interdiction de voyager et embargo sur les armes). La notice spéciale a été créée afin d’associer le régime des sanctions des Nations Unies et le système déjà bien établi des notices INTERPOL pour en faire un instrument efficace d’application de la loi.

2005

I-24/7 est le réseau qui permet aux utilisateurs autorisés d’accéder en temps réel à toutes les bases de données criminelles d’INTERPOL. En 2005, une nouvelle technologie, baptisée MIND/FIND, est introduite afin d’étendre l’accès à I-24/7, au-delà des Bureaux centraux nationaux INTERPOL, aux agents de première ligne, tels que les agents de l’immigration et des douanes. Les agents en poste dans des endroits stratégiques peuvent désormais accéder directement à trois bases de données INTERPOL clés : sur les données nominatives, sur les documents de voyage volés ou perdus et sur les véhicules volés.

2007

Le 8 octobre 2007, pour la première fois, INTERPOL lance un appel à témoins, aucun service de police ne parvenant à identifier un homme apparaissant sur des photos à caractère pédosexuel diffusées sur Internet. Son visage a été masqué numériquement, mais des experts de la police criminelle fédérale allemande (Bundeskriminalamt) parviennent à inverser le processus. Dans les heures suivant la diffusion de sa photo sur le site Internet d’INTERPOL, des personnes sur trois continents le reconnaissent comme étant un ressortissant canadien travaillant en Corée. Sous surveillance policière, le suspect prendra l’avion pour la Thaïlande, où il sera arrêté 11 jours plus tard.

2007

L’importance de la formation policière est reconnue en 2007, date à laquelle elle devient une fonction essentielle de l’Organisation. À l’heure actuelle, les formations permettent de renforcer les compétences et les bonnes pratiques policières en ce qui concerne l’utilisation des outils et services d’INTERPOL, et portent sur de nombreux domaines de la criminalité et des enquêtes. Un portail Internet propose des modules d’apprentissage en ligne, et nous nous tournons résolument vers la formation numérique, cette transition ayant récemment connu une accélération sous l’effet de la pandémie de COVID-19.

2008

Aux Philippines, le typhon Frank fait un millier de victimes en juin 2008. Une Cellule de crise INTERPOL composée de spécialistes de l’ADN et de l’identification des victimes de catastrophe est déployée à Cebu pour aider les autorités locales à identifier les victimes. Plus de 3 000 échantillons d’ADN sont prélevés sur les victimes et leurs proches. Sur 609 corps retrouvés, 483 sont identifiés grâce à l’analyse d’ADN et à d’autres méthodes classiques telles que les examens d’empreintes digitales et de données dentaires.

2009

Le Secrétariat général compte sept bureaux régionaux à travers le monde, eu égard à l’intérêt qu’il y a à rassembler les polices d’une même région afin qu’elles puissent mettre en commun leur expérience et s’attaquer ensemble aux problématiques communes en matière de criminalité. Le Bureau régional de Yaoundé, au Cameroun, ouvre en 2009 (voir photo), venant ainsi s’ajouter à ceux de Bangkok, en Thaïlande (1992), de Buenos Aires, en Argentine (1993), d’Abidjan, en Côte d’Ivoire (1994), de Harare, au Zimbabwe (1997), de Nairobi, au Kenya (1999) et de San Salvador, à El Salvador (2003).

2010

Les cellules INTERPOL de soutien aux grandes manifestations (IMEST) aident les pays membres à élaborer, coordonner et mettre en œuvre le dispositif de sécurité lors des grandes manifestations. La première IMEST a été déployée à Salt Lake City (États-Unis), à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver de 2002. En 2010, une cellule IMEST aide l’Afrique du Sud à assurer la sécurité de la Coupe du monde de la FIFA, en affectant du personnel aux aéroports et aux postes frontaliers, ainsi que dans les hôtels et dans les stades pour faciliter les vérifications immédiates dans les bases de données mondiales d’INTERPOL. Durant le tournoi, l’Afrique du Sud accueillera plus d’un million de visiteurs sans incident majeur.

2010

Aider la police à arrêter les malfaiteurs en fuite à l’étranger pour échapper à la justice a toujours été au cœur de la mission d’INTERPOL. L’opération Infra a pour objet la localisation et l’arrestation des malfaiteurs recherchés de longue date au niveau international pour des faits graves tels que meurtre, agressions pédosexuelles, trafic de drogue ou blanchiment d’argent. Des policiers de différents pays sont regroupés dans une salle des opérations spécialement mise à leur disposition pour leur permettre d’exploiter leurs contacts et leur connaissance de leurs systèmes de justice pénale respectifs.

2012

L’Assemblée générale de Rome débute par une réunion ministérielle rassemblant les ministres de la Justice, de la Sécurité et des Affaires intérieures de près de 100 pays. Les débats portent essentiellement sur le thème « La police face aux défis de la violence criminelle contemporaine » et les délégués adoptent une déclaration appelant à une réponse commune aux nouveaux défis auxquels sont aujourd’hui confrontées les polices du monde entier. Trois ans auparavant (en 2009), lors d’une réunion ministérielle conjointe INTERPOL - Nations Unies à Singapour, plus de 60 ministres ont adopté une déclaration sur le renforcement du rôle joué par la police dans les opérations de maintien de la paix, élément essentiel de la sécurité mondiale.

2012

Mireille Ballestrazzi, Directrice centrale adjointe de la Police judiciaire française, est la première femme nommée à la présidence d’INTERPOL, ce qui témoigne du rôle actif joué par les hommes comme par les femmes au sein de la communauté internationale des services chargés de l’application de la loi. Le Président de l’Organisation dirige le Comité exécutif et est élu par l’Assemblée générale pour un mandat de quatre ans.

2013

Près de 30 tonnes de cocaïne, d’héroïne et de marijuana d’une valeur estimée à 822 millions d’USD sont saisies au cours de l’opération Lionfish. Dirigée par INTERPOL, cette opération cible le trafic maritime de drogues et d’armes à feu illicites par des organisations criminelles en Amérique centrale et dans les Caraïbes. L’opération Lionfish est menée dans le cadre de l’Initiative INTERPOL de gestion intégrée des frontières (IBMTF), qui centralise toute l’activité de l’Organisation en matière de sécurité des frontières, englobant les systèmes, les bases de données, les opérations et les formations.

2015

Centre ultramoderne de recherche et développement, le Complexe mondial INTERPOL pour l’innovation (CMII) s’emploie à détecter les infractions et identifier leurs auteurs, assurer des formations innovantes, apporter un appui opérationnel et établir des partenariats. Situé à Singapour, en complément du Secrétariat général, qui se trouve à Lyon (France), le CMII renforce la présence de l’Organisation en Asie. Il est officiellement inauguré en avril 2015.

2016

Cette année voit la mise en service du système de reconnaissance faciale, qui vient s’ajouter à l’expertise et aux outils dont dispose déjà l’Organisation en matière d’empreintes digitales et d’ADN. Associé à une application logicielle biométrique automatisée, ce système est capable d’identifier une personne ou d’en vérifier l’identité en comparant et en analysant les caractéristiques, formes et proportions des traits et contours de son visage.

2019

Le programme I-CORE est lancé, son objectif étant de renforcer la fonction de plateforme mondiale d’échange d’informations de police assurée par INTERPOL. Les données criminelles sont au cœur des activités de nos pays membres en matière de lutte contre la criminalité, et INTERPOL offre aux polices du monde entier une plateforme qui leur permet de partager des informations facilement et de manière sécurisée. Dans le cadre de plusieurs projets innovants, I-CORE tirera parti des nouvelles technologies afin d’améliorer l’appui que nous apportons au travail de police de première ligne et permettra d’accéder aux données plus rapidement, de manière plus intelligente et quel que soit l’endroit où l’on se trouve.

2020

Durant la pandémie de COVID-19, INTERPOL apporte un soutien 24 h sur 24 et 7 jours sur 7 aux polices du monde entier. Les services chargés de l’application de la loi jouent un rôle primordial en prenant part à la lutte contre la maladie, en œuvrant pour la sécurité des populations et en agissant contre les malfaiteurs qui cherchent à exploiter cette flambée épidémique. Face à cette situation, INTERPOL diffuse des recommandations afin d’aider les polices nationales à détecter les formes de criminalité sur lesquelles la pandémie a une incidence, notamment les violences domestiques, les abus pédosexuels, la cybercriminalité et les escroqueries aux vaccins.

2021

Avec le lancement de I-Familia, le nombre de bases de données d’INTERPOL passe à 19. Fruit de travaux de recherche scientifique de pointe, I-Familia vise à l’identification de personnes disparues ou de restes humains non identifiés au moyen de profils ADN de membres de la famille, lorsque la comparaison directe est impossible. Il s’agit d’un processus complexe – d’autant plus lorsqu’il s’effectue entre différents pays –, raison pour laquelle INTERPOL peut jouer un rôle unique à cet égard en s’appuyant sur son réseau mondial.

2021

INTERPOL lance sa première application mobile, ID-Art, qui donne accès à sa base de données sur les œuvres d’art volées. ID-Art facilite l’identification des biens culturels volés, aide à réduire le trafic de ces objets et accroît les chances de les retrouver. Cette application s’adresse aux policiers, aux douaniers, au grand public, aux collectionneurs privés, aux marchands d’art, aux journalistes, aux étudiants et aux amateurs d’art. Pendant sa première année, elle est téléchargée plus de 25 000 fois dans 170 pays.

2021

Au cours du siècle écoulé, INTERPOL a eu 25 Présidents de 18 pays. Le rôle du Président, dont la fonction est exercée à temps partiel et qui n’est pas rémunérée, consiste à présider chaque année l’Assemblée générale et les trois sessions du Comité exécutif. L’actuel Président d’INTERPOL est le Général-major Ahmed Naser Al-Raisi, des Émirats arabes unis. M. Al-Raisi a été élu en novembre 2021.

2022

La criminalité financière transnationale a explosé ces dernières années, affaiblissant les systèmes financiers mondiaux, freinant la croissance économique et entraînant des pertes considérables pour les entreprises et les particuliers dans le monde entier. Face au besoin urgent d’apporter une réponse internationale coordonnée à ce phénomène, INTERPOL lance le Centre de lutte contre la corruption et la criminalité financière (IFCACC). Ce nouveau programme de grande envergure permettra de développer et de rationaliser les initiatives que nous avons déjà mises en place dans les domaines de la lutte contre la criminalité financière et les mouvements de fonds illicites et du recouvrement d’avoirs.

2022

Le 16 décembre, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution visant à créer une Journée internationale de la coopération policière pour reconnaître le travail indispensable des services chargés de l’application de la loi dans le monde entier. La date de cette journée a été fixée au 7 septembre, jour de la création de la Commission internationale de police criminelle (C.I.P.C.) en 1923.