Dialogue INTERPOL sur une architecture policière multilatérale efficace contre les menaces mondiales

Le Dialogue rassemble les services internationaux et régionaux chargés de l’application de la loi aux fins d’une approche coordonnée des menaces pesant sur la sécurité mondiale.

Qu’est-ce que le « Dialogue » ?

Le Dialogue est un processus unique en son genre qui réunit sous l’égide mondiale d’INTERPOL toutes les organisations de police régionales du monde ainsi que les autres grands acteurs intergouvernementaux de la sécurité, afin d’assurer la continuité des discussions à haut niveau sur la coordination de notre action contre les menaces mondiales.

Ce processus à haut niveau mis en place en 2016 est né de la ferme conviction d’INTERPOL que l’adoption d’une approche mondiale globale et coordonnée est essentielle face aux menaces intercontinentales en matière de sécurité.

Il vise à améliorer la coopération, à développer l’échange d’informations et de bonnes pratiques et à limiter les doubles emplois entre les principaux acteurs régionaux et internationaux de l’application de la loi.

Qui participe ?

Le Dialogue réunit des délégués à haut niveau des organisations suivantes : AFRIPOL, AMERIPOL, ASEANAPOL, le Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, l’Organisation de coopération économique, Europol, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) et l’Organisation de police du Conseil de coopération du Golfe (GCCPOL), ainsi qu’INTERPOL. Deux organisations ont le statut d’observateur : l’Organisation de Shanghai pour la coopération et l’ONUDC.

Pourquoi le Dialogue est-il nécessaire ?

Si nous voulons réussir tous ensemble à combattre les menaces mondiales en matière de criminalité, nous devons harmoniser nos stratégies et coordonner nos initiatives opérationnelles avec l’ensemble des organisations régionales œuvrant dans les domaines de la police et de la gestion des frontières. Cette méthode garantit notre complémentarité et permet d’éviter les doubles emplois et les occasions manquées.

Il est important de lever les obstacles au partage des informations entre les organisations et de veiller à ce que ces informations soient accessibles aux policiers et aux douaniers qui sont en première ligne aux frontières, afin qu’ils soient en mesure d’empêcher efficacement les déplacements de terroristes et de malfaiteurs.

Dialogue de juin 2019

Empêcher les déplacements intercontinentaux illégaux de personnes et de marchandises : le cas des combattants terroristes étrangers (CTE) et du trafic de stupéfiants.

L’édition 2019 du Dialogue, organisée les 12 et 13 juin, a pour thèmes centraux les déplacements transfrontaliers de combattants terroristes étrangers ainsi que la circulation des marchandises, dont les stupéfiants.

Les malfaiteurs et les terroristes ne s’embarrassent pas de considérations géopolitiques lorsqu’il s’agit de franchir les frontières et de passer d’une région à une autre, ainsi que de coopérer et collaborer entre eux quel que soit l’endroit où ils se trouvent.

Face à des problématiques telles que la criminalité organisée transnationale et les combattants terroristes étrangers, les services chargés de l’application de la loi ont plusieurs défis à relever, au premier rang desquels figurent un échange mondial suffisant d’informations sur ces tendances et l’accessibilité des informations aux postes-frontières.

Le Conseil de sécurité de l’ONU et d’autres plateformes multilatérales telles que la Coalition internationale contre l’EIIL et le G7 reconnaissent que le partage d’informations via le réseau mondial INTERPOL est essentiel si l’on veut trouver une parade efficace à ces menaces mondiales.

Le Dialogue constitue une plateforme multilatérale indispensable pour permettre à INTERPOL et aux organisations policières régionales d’échanger des points de vue sur leurs stratégies et capacités respectives en matière de sécurité des frontières.

Ces échanges garantissent l’interfonctionnement harmonieux des systèmes que nous mettons en place pour échanger des informations et arrêter les malfaiteurs.

Dialogue de juin 2019 : principaux points de la Déclaration finale

Dialogue de mai 2017 : principaux points de la Déclaration finale

  • Rôle majeur des services chargés de l’application de la loi, coordonné et rempli via un canal neutre, dépourvu d’influence politique ;
  • Nécessité fondamentale pour les services chargés de l’application de la loi d’échanger des informations dans le strict respect du cadre juridique auquel ils sont soumis ;
  • Promotion de la consolidation des plateformes communes de coordination entre les organisations, les institutions ou les organismes de police multilatéraux auprès des organes de gouvernance des organisations représentées ;
  • Dialogue centré sur quatre domaines de coopération :
    • i. Conception d’une plateforme mondiale de partage des plans et de coordination des activités opérationnelles dans les limites du mandat de chaque organisation, conformément aux cycles politiques et avec l’accord des instances dirigeantes ;
    • ii. Recommandations à l’intention des autorités nationales en vue de la création d’un pôle unique de coopération policière internationale (mesure à privilégier) ou de l’adoption de procédures opérationnelles standard permettant une meilleure intégration opérationnelle (mesure intermédiaire) ;
    • iii. Simplification de l’accès aux informations opérationnelles par les policiers de première ligne grâce à l’utilisation du réseau I-24/7 d’INTERPOL ;
    • iv. Réflexion sur la mise en place d’une architecture et de normes policières mondiales axées sur des défis prioritaires communs à caractère opérationnel et technique.

Dialogue de mars 2016 : principaux points de la Déclaration finale

  • Rôle clé de l’action policière transfrontalière et de l’échange d’informations au sein des régions et entre celles-ci pour faire face aux menaces actuelles et imminentes en matière de sécurité ;
  • Nécessité de développer l’entraide et l’échange de bonnes pratiques, ainsi que de réduire les doubles emplois entre les acteurs internationaux et régionaux de l’action policière ;
  • Réflexion sur des principes communs en vue de créer un cadre homogène de nature à renforcer la confiance mutuelle et l’efficacité de la coopération entre les organisations participantes ;
  • Action commune visant à relever les points forts de l’architecture policière multilatérale actuelle et ses lacunes ;
  • Centralisation par INTERPOL des évaluations stratégiques des menaces en vue de leur diffusion conformément à leur niveau de classification.