LYON (France) – Depuis toujours, les bases de données génétiques nationales et internationales doivent se fonder sur des règles strictes, poussant souvent à écarter des pistes d’enquête précieuses quand des profils génétiques sont incomplets ou ne correspondent que partiellement.
Jusqu’aujourd’hui.
L’Unité ADN d’INTERPOL, en collaboration avec la société Smart Research, a développé une méthode de comparaison d’ADN plus intelligente.
Au lieu d’appliquer une règle unique se fondant habituellement sur un minimum de six marqueurs d’ADN, nous avons mis au point une nouvelle méthode de calcul de seuils dynamiques pour les rapports de vraisemblance. Celle-ci permet de détecter de façon automatisée des correspondances dans les bases de données génétiques à partir de seulement trois marqueurs.
Cette approche innovante, qui ouvre de nouvelles pistes d’enquête, permet une prise de décision en temps réel en tenant compte du niveau d’information offert par les marqueurs d’ADN, de la rareté du profil génétique et de la taille de la base de données explorée. Par conséquent, il est à présent possible de trouver des correspondances qui auraient auparavant été « invisibles » et d’exploiter de nouvelles pistes d’enquête pour des affaires non résolues, tout en surveillant de près les faux positifs.
Cette méthode évolutive et transparente a le potentiel d’améliorer le développement des bases de données génétiques à l’échelle mondiale sans accroître la charge opérationnelle.
Cyril Gout, directeur de l’Appui opérationnel et de l’Analyse à INTERPOL, a déclaré :
« En partageant ces outils en libre accès avec les bureaux centraux nationaux, INTERPOL continue d’apporter son soutien aux pays membres dans la résolution de leurs enquêtes complexes et dans le renforcement de la coopération policière internationale. »
Pour davantage d’informations, veuillez consulter l’étude complète, publiée sur Genes, une revue à comité de lecture en accès libre spécialisée en génétique et génomique.