Opération STOP : sécuriser les frontières face à la criminalité transnationale

3 août 2021
Un exercice opérationnel vise à développer l’utilisation des outils de police d’INTERPOL aux postes frontaliers stratégiques

ACCRA (Ghana) – Lors d’une opération d’INTERPOL, des milliers de vérifications ont été effectuées dans les bases de données mondiales de l’Organisation afin d’intensifier la lutte contre la criminalité transfrontalière.

D’une durée de cinq jours (19 – 23 juillet), l’opération STOP (pour Programme STOP de formation et d’opérations contre le trafic de migrants) comportait un volet formation suivi par une vingtaine d’agents de première ligne en vue d’optimiser l’utilisation des capacités policières d’INTERPOL – notamment sa base de données criminelles et celle sur les documents de voyage volés et perdus – pour mieux surveiller les déplacements des malfaiteurs et repérer leurs victimes potentielles.

Des agents appartenant à divers services chargés de l’application de la loi ont été déployés à l’aéroport d’Accra où ils ont procédé à près de 33 000 vérifications dans les bases de données d’INTERPOL.
Des agents appartenant à divers services chargés de l’application de la loi ont été déployés à l’aéroport d’Accra où ils ont procédé à près de 33 000 vérifications dans les bases de données d’INTERPOL.
L’opération STOP permet aux agents des services chargés de l’application de la loi d’accéder au réseau de communication mondial sécurisé d’INTERPOL, I-24/7.
L’opération STOP permet aux agents des services chargés de l’application de la loi d’accéder au réseau de communication mondial sécurisé d’INTERPOL, I-24/7.
La vérification de noms et de passeports dans les bases de données d’INTERPOL a permis d’obtenir une concordance avec une notice rouge.
La vérification de noms et de passeports dans les bases de données d’INTERPOL a permis d’obtenir une concordance avec une notice rouge.
Vingt agents de première ligne ont reçu une formation visant à optimiser l’utilisation des capacités policières d’INTERPOL.
Vingt agents de première ligne ont reçu une formation visant à optimiser l’utilisation des capacités policières d’INTERPOL.
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À l’issue de la session de formation, des agents appartenant à divers services chargés de l’application de la loi, dont la Sûreté aérienne, les Douanes, l’Immigration, les Stupéfiants et le Bureau central national INTERPOL du Ghana, ont été déployés à l’aéroport d’Accra où ils ont procédé à près de 33 000 vérifications dans les bases de données d’INTERPOL.

Dans ce contexte, la détection, à partir d’un manifeste de vol, d’un ressortissant nigérian faisant l’objet d’une notice rouge (avis de recherche international) publiée par l’Espagne pour traite d’êtres humains a une nouvelle fois souligné le rôle des outils de police d’INTERPOL s’agissant de contribuer à protéger les frontières grâce à l’identification d’individus recherchés.

La concordance avec la notice rouge espagnole a été signalée lors de la vérification de noms et de passeports dans les bases de données d’INTERPOL au moyen de l’application I-Batch, qui permet de traiter les données provenant de manifestes de vol en masse et très rapidement.

« La pandémie n’a pas mis fin à la criminalité. C’est même plutôt l’inverse : les malfaiteurs ont souvent une longueur d’avance ; en se déplaçant sans cesse, ils ont préservé leurs activités illégales et c’est pour cela que nous devons tous intensifier notre action et notre collaboration. La formation et la mise en œuvre opérationnelle des bases de données d’INTERPOL sont primordiales pour améliorer les capacités de tous les agents, créer un réseau performant et échanger des informations avec rapidité et efficacité », a indiqué le Directeur de police ghanéen Isaac Ken Yeboah.

Le Directeur de l’Appui opérationnel et de l’Analyse d’INTERPOL, Cyril Gout, a déclaré : « L’opération STOP est importante pour renforcer la capacité des agents à lutter contre l’immigration irrégulière et la criminalité transfrontalière qui peuvent menacer la sécurité nationale et régionale. Assurer une formation axée sur des domaines de criminalité précis puis la mettre en pratique sur le terrain est essentiel lors des vérifications réalisées aux frontières dans les bases de données d’INTERPOL, qui fournissent des informations en temps réel et permettent aux fonctionnaires d’identifier et d’arrêter sur-le-champ des malfaiteurs potentiels. »

L’opération STOP repose sur la mise à disposition et l’élargissement de l’accès, par les services chargés de l’application de la loi en poste aux frontières en des points stratégiques, au réseau de communication mondial sécurisé d’INTERPOL, I-24/7, dont la technologie mobile permet aux agents de première ligne d’effectuer instantanément des vérifications dans les bases de données de l’Organisation.