Dates clés

Récits et photos des événements marquants de notre histoire.

1914

L’idée de la création d’INTERPOL est née lors du premier Congrès international de police judiciaire, qui s’est tenu du 14 au 18 avril 1914 à Monaco. Des officiers en provenance de 24 pays se réunissent pour débattre de la coopération dans le cadre de la résolution des enquêtes, des techniques d’identification et des procédures d’extradition.

1923

Après la Première Guerre mondiale, l’idée d’un organe de police international est relancée par Johannes Schober, chef de la police de Vienne. La Commission internationale de police criminelle, dont le siège est établi à Vienne (Autriche), est créée en septembre 1923.

Publication des premières notices relatives à des personnes recherchées dans la revue Sûreté publique internationale de la Commission.

 

1927

La 4ème Assemblée générale, réunie à Amsterdam, adopte une résolution visant à ce que chaque pays membre mette en place un point de contact central au sein de sa police nationale, qui sera donc l’ancêtre du Bureau central national.

1930

Des services spécialisés sont créés pour traiter les antécédents judiciaires, le faux monnayage et les faux passeports. Les données sont compilées et analysées manuellement jusque dans les années 1980, qui marquent le début de l’informatisation de nos fichiers.

1930

1932

De nouveaux statuts sont adoptés créant le poste de Secrétaire général, qui sera occupé pour la première fois par Oskar Dressler, Directeur général de la police autrichienne, jusqu’en 1946.

1935

Mise en service du réseau radiophonique international, offrant aux autorités de police judiciaire un système de télécommunication indépendant réservé à leur usage exclusif. En 1966, 34 pays en sont équipés et plus de 90 000 messages sont transmis via ce réseau chaque année.

1938

Les Nazis prennent la direction de la Commission internationale de police criminelle après avoir destitué le Président Michael Skubl de ses fonctions. La plupart des pays mettent fin à leur participation et la C.I.P.C. cesse d’exister en tant qu’organisation internationale. En 1942, la C.I.P.C. tombe entièrement aux mains des Allemands et s’installe à Berlin (cf. photo).

1946

La Belgique entreprend la reconstruction de l’Organisation au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, avec l’institution d’un mode d’élection démocratique du Comité exécutif. Le nouveau siège est établi à Paris, en France. Ici, le Président Florent Louwage s’exprime lors de la 15ème Assemblée générale à Bruxelles.

1947

La même année, « INTERPOL » (contraction de « police internationale ») est choisi comme adresse télégraphique.

1947

La première notice rouge a été émise concernant un homme russe recherché pour le meurtre d’un policier. Le système des notices de différentes couleurs a été étoffé au fil des ans en vue d’émettre d’autres alertes, mais la notice rouge relative à des personnes recherchées reste l’un des outils phares de l’Organisation.

1956

S’étant dotée d’un statut plus moderne, la C.I.P.C. devient l’Organisation internationale de police criminelle. Elle assure son autonomie en recueillant des contributions auprès de ses pays membres et en recourant à l’investissement.

1958

Révision des contributions des pays membres et adoption du règlement financier.

1959

La réunion internationale sur le trafic de stupéfiants, à laquelle a participé le directeur de l’office des Nations Unies contre la drogue G. Yates, illustre notre coopération précoce avec d’autres organisations internationales.

1959

1963

Consciente de l’importance du partage d’informations et d’expertise à l’échelle régionale, la première conférence régionale des pays membres est organisée au Libéria. Ici, la 3ème Conférence régionale africaine, organisée à Addis-Abeba (Éthiopie) en 1969.

1969

1967

Des 16 membres fondateurs en 1923, l’Organisation est passée à 50 pays membres en 1955, puis à 100 en 1967 et à 150 en 1989. La modification des frontières terrestres a contribué à accroître le nombre de pays membres.

1962

1972

Le statut de l’Organisation est renforcé par un Accord de siège conclu avec la France qui reconnaît INTERPOL en tant qu’organisation internationale. Le siège de l’Organisation est établi en France depuis 1946, d’abord à Paris, puis à Saint-Cloud (ici) de 1966 à 1989, et enfin à Lyon.

1982

L’Assemblée générale adopte les Règlements sur la coopération policière internationale et sur le contrôle des archives d’INTERPOL, un cadre juridique nécessaire au traitement des données à caractère personnel telles que l’identité et les empreintes digitales. 

1986

Le 16 mai 1986, le bâtiment abritant le Secrétariat général de l’Organisation à Saint-Cloud est la cible d’un attentat à la bombe orchestré par le groupe extrémiste Action directe. Un policier est blessé et le bâtiment est gravement endommagé. Quatre responsables du groupe Action directe sont condamnés en 1998 en lien avec cet événement et d’autres attentats. 

1986

1989

Le Secrétariat général est transféré à Lyon, dans un bâtiment spécialement conçu à cet effet, qui sera officiellement inauguré par le président français François Mitterrand le 27 novembre. L’Organisation compte à présent 150 pays membres.

INTERPOL headquarters

1990

Déploiement du système de communication X.400, qui permet aux B.C.N. d’échanger des messages électroniques et d’en envoyer au Secrétariat général.

1992

Mise en service d’un système de recherche automatique pour la consultation à distance des bases de données d’INTERPOL.

1993

Création d’une unité spécialisée en analyse de données criminelles dont la mission est d’étudier la corrélation entre des suspects, des infractions et des lieux, permettant ainsi d’identifier des modes opératoires et d’alerter sur des menaces.

1993

1999

Adoption de l’arabe en tant que quatrième langue officielle après l’espagnol en 1955, l’anglais et le français étant les langues originales de l’Organisation. 

1999

2000

Instauration d’un système automatisé de reconnaissance d’empreintes digitales qui réduit le temps nécessaire à la vérification des empreintes. Les empreintes digitales jouent depuis toujours un rôle déterminant dans les enquêtes, mais elles étaient auparavant répertoriées sur papier et comparées à la main.

2000

2001

L’Organisation est opérationnelle 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 suite aux attentats terroristes du 11 septembre aux États-Unis, à l’occasion desquels le Secrétaire général fait le serment que « plus jamais les lumières d’INTERPOL ne s’éteindront ».

2002

Le système mondial de communication policière I-24/7, qui fait office de plateforme sécurisée via laquelle les pays membres peuvent échanger des informations et accéder à nos bases de données, est mis en œuvre. Le Canada (ici) est le premier pays à être raccordé au système en 2003, et tous les pays membres l’utilisent à compter de 2007.

2002

Consciente du fait que les criminels et terroristes se déplacent souvent à l’aide de faux passeports et visas, l’Organisation constitue une base de données sur les Documents de voyage volés ou perdus, qui permet aux pays de contrôler la validité d’un document en quelques secondes. Cette base contient aujourd’hui plus de 80 millions d’entrées.

2002

En raison de l’utilisation accrue de l’ADN par la police, l’Organisation crée une base de données génétique visant à relier des crimes internationaux. Plus de 80 pays y contribuent actuellement en fournissant les profils ADN de délinquants ou de personnes présentes sur des scènes de crime, mais cette base s’avère également utile dans le cas de personnes disparues et de restes humains non identifiés. 

 

2002

2003

Inauguration du Centre de commandement et de coordination, qui sert de point de contact pour tout pays membre ayant urgemment besoin d’informations policières ou étant confronté à une situation de crise. Ses bureaux à Lyon, Singapour et Buenos Aires ainsi que son personnel polyglotte permettent à l’Organisation d’intervenir 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 partout dans le monde.

2004

Consciente de l’importance des partenariats stratégiques dans la lutte contre la criminalité internationale, l’Organisation ouvre un Bureau du Représentant spécial auprès des Nations Unies, à New York. Deux autres Bureaux de Représentants spéciaux ont été ouverts depuis : un auprès de l’Union européenne à Bruxelles en 2009 et un auprès de l’Union africaine à Addis-Abeba en 2016. 

2005

Le 6 décembre est publiée la première notice spéciale INTERPOL-Conseil de sécurité de l’ONU, dont l’objectif est d’alerter la communauté mondiale des services chargés de l’application de la loi sur des personnes et entités faisant l’objet de sanctions imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU, telles qu’un gel des avoirs, une interdiction de voyager ou un embargo sur les armes.

Développement des technologies MIND et FIND, qui permettent aux pays membres de donner à leurs agents de terrain (agents du service d’immigration par exemple) un accès en temps réel aux bases de données nominative, sur les véhicules volés et sur les documents de voyage de l’Organisation.

 

2005

2007

Consciente de l’importance de la formation des autorités de police sur l’utilisation de ses bases de données et services, l’Organisation axe davantage ses programmes de formation sur des domaines de criminalité et d’enquête spécifiques et crée un portail en ligne : le Centre mondial de ressources INTERPOL.

2007

2009

Le Secrétariat ouvre un Bureau régional à Yaoundé, qui vient s’ajouter à ceux de Bangkok (1992), de Buenos Aires (1993), d’Abidjan (1994), de Harare (1997), de Nairobi (1999) et de San Salvador (2003). Ces Bureaux régionaux visent à réunir les autorités de police d’une même région afin qu’elles partagent leurs expériences et traitent des questions de criminalité communes.

2009

2010

L’Organisation est désormais plus opérationnelle et en mesure de déployer des équipes de soutien aux grandes manifestations ou de gestion de crise depuis 2002. Chaque année, elle mène des opérations sur le terrain dans divers domaines de criminalité aux côtés de ses pays membres, lesquelles sont généralement précédées d’une formation.

2010

La première Opération Infra a rassemblé des officiers de nombreux pays dans le but de localiser et d’arrêter de dangereux fugitifs internationaux recherchés de longue date. Ces opérations Infra sont désormais régulièrement organisées et ciblent les fugitifs en fonction de la nature de l’infraction ou de la région.

2010

2012

L’Organisation souligne le caractère international de la violence criminelle actuelle à l’occasion d’une réunion des ministres de la Justice, de la Sécurité et des Affaires intérieures d’une centaine de pays. Organisée au cours de l’Assemblée générale à Rome, elle fait suite à une réunion ministérielle conjointe avec les Nations Unies en 2009.

2012

2015

Inauguration du Complexe mondial INTERPOL pour l’innovation à Singapour en avril, un centre de recherche et de développement axé sur l’identification d’infractions et de criminels, l’innovation en matière de formation et l’appui opérationnel.