Projet Compass

Amélioration des enquêtes sur les infractions relevant de la criminalité maritime dans la région Afrique orientale et australe - Océan Indien.

Projet Compass

Calendrier : 2020 - 2023

Budget : 3,5 millions d’USD

Donateur : Bureau chargé des aspects internationaux de la lutte antidrogue et de la répression (INL, Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs) du Département d’État des États-Unis

Contexte

Le trafic, la piraterie et les autres formes de criminalité maritime continuent de faire planer une menace sur la paix et la stabilité dans la région Afrique orientale et australe - Océan Indien (AOA-OI).

Outre leurs conséquences en matière de sécurité, ces activités illicites nuisent à la situation socioéconomique et politique dans la région.

Une approche collaborative et multilatérale rassemblant les gouvernements de la région et des organisations internationales est nécessaire pour contrer ces menaces.

À propos du projet

Le projet Compass a pour but général d’améliorer les enquêtes sur les infractions maritimes dans la région AOA-OI. Il centrera ses activités sur l’Afrique du Sud, les Comores, Djibouti, le Kenya, Madagascar, Maurice, le Mozambique, les Seychelles, la Somalie et la Tanzanie.

Les trois principaux objectifs du projet sont d’améliorer :

  • les capacités en matière de préservation et de gestion des scènes de crime ;
  • la coopération interservices entre les premiers intervenants, les enquêteurs et les représentants de la justice dans le cadre d’affaires complexes de criminalité maritime ;
  • la coopération régionale et internationale.

Activités menées dans le cadre du projet

Afin d’atteindre ses objectifs, le projet mènera les activités suivantes :

Formation :

  • Introduction aux pratiques internationales en matière de préservation et de gestion des scènes de crime ;
  • Techniques d’analyse de renseignement qui aideront les pays bénéficiaires à élargir les enquêtes et les poursuites au-delà des pirates montant à l’assaut des navires en mer, en première ligne, pour atteindre les organisateurs et les financiers situés à terre.

Simulations de scènes de crime et procès fictifs :

  • Les experts d’INTERPOL créent des scénarios, inspirés d’affaires réelles survenues dans la région, et fournissent des « éléments de preuve » aux premiers intervenants, aux agents des services chargés de l’application de la loi et aux procureurs afin qu’ils mettent en pratique leurs connaissances en matière d’application de la loi.

Visites réciproques et réunions de coordination des enquêtes :

  • Les agents des pays bénéficiaires travaillent main dans la main avec leurs collègues des autres pays sur les affaires d’intérêt commun.

Ces activités favoriseront la mise en place de réseaux nationaux et régionaux d’experts mieux à même d’échanger des informations relatives au domaine de la mer, de mener à bien des enquêtes sur les infractions relevant de la criminalité maritime et d’en poursuivre les auteurs.