Projet AGWE (Afrique de l’Ouest)

Apporter un soutien aux services chargés de l’application de la loi dans le domaine maritime au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Nigéria et au Togo et renforcer leurs capacités.

Projet AGWE

Donateur : Bureau chargé des aspects internationaux de la lutte antidrogue et de la répression (INL) du Département d’État des États-Unis

Calendrier : 2015 - 2023 (quatre phases)

Budget : 8,1 millions d’EUR

Principaux succès :

  • 764 agents formés lors de 54 activités de renforcement des capacités (de février 2015 à décembre 2020).
  • Les pays bénéficiaires ont amélioré leurs capacités en matière de coordination au niveau interservices, de traitement des scènes de crime et de conduite d’auditions des équipages.
  • La Marine nigériane a créé un Bureau des enquêtes maritimes spécialisé à Abuja, qui fournit les données biométriques de suspects en vue de vérifications dans les bases de données d’INTERPOL.
Image-Project AGWE

Problématique

Situé au cœur d’une vaste région qui s’étend jusqu’au Sénégal au nord et à l’Angola au sud, le golfe de Guinée est un carrefour stratégique et une plaque tournante du commercial mondial.

Le pétrole provenant du Nigéria et d’autres pays producteurs est acheminé par ces eaux stratégiques, tout comme les marchandises en provenance et à destination du reste de l’Afrique et d’autres régions. Les malfaiteurs ciblent les navires marchands et leurs équipages le long des voies maritimes commerciales d’Afrique de l’Ouest.

Compte tenu de la diversité et du caractère transnational des menaces, les services chargés de l’application de la loi des différents pays concernés doivent travailler main dans la main pour assurer la sécurité et la sûreté de l’espace maritime.

Activités menées dans le cadre du projet

Piloté par INTERPOL, le projet AGWE permet de renforcer les capacités des services chargés de l’application de la loi dans le domaine maritime dans cinq pays du golfe de Guinée – Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Nigéria et Togo – en établissant des liens entre primo-intervenants, enquêteurs et procureurs et en facilitant la collaboration transfrontalière.

Différentes activités sont menées dans le cadre du projet :

  • Formation : introduction aux méthodes internationales d’enquête sur la piraterie maritime et les autres formes de criminalité maritime organisée et aux poursuites engagées contre les auteurs d’infractions.
  • Simulation de scène de crime et procès fictifs : les experts d’INTERPOL créent des scénarios, inspirés d’affaires réelles survenues dans la région, et fournissent des « éléments de preuve » aux primo-intervenants, aux agents des services chargés de l’application de la loi et aux procureurs pour qu’ils mettent en pratique leurs connaissances en matière d’application de la loi.
  • Échanges et réunions de coordination des enquêtes : les agents des pays bénéficiaires travaillent main dans la main avec leurs collègues des autres pays sur les affaires d’intérêt commun.

Ces activités permettent de mettre en place un réseau régional d’experts qui sont à même de mener à bien des enquêtes sur les infractions relevant de la criminalité maritime et d’en poursuivre les auteurs, de renforcer les relations entre les services et de faciliter l’échange d’informations sur cette forme de criminalité.

Piloté par INTERPOL, le projet AGWE permet de soutenir cinq pays du golfe de Guinée, qui bénéficient dans ce cadre de formations sur les enquêtes dans le domaine de la criminalité maritime et sur les poursuites pénales qui en découlent.
Piloté par INTERPOL, le projet AGWE permet de soutenir cinq pays du golfe de Guinée, qui bénéficient dans ce cadre de formations sur les enquêtes dans le domaine de la criminalité maritime et sur les poursuites pénales qui en découlent.
Ces formations permettent de s’assurer que les éléments de preuve potentiels sont conservés et analysés correctement.
Ces formations permettent de s’assurer que les éléments de preuve potentiels sont conservés et analysés correctement.
Les « éléments de preuve » recueillis lors des formations sont utilisés dans des procès fictifs, qui s’appuient sur des scénarios inspirés d’affaires réelles survenues dans la région.
Les « éléments de preuve » recueillis lors des formations sont utilisés dans des procès fictifs, qui s’appuient sur des scénarios inspirés d’affaires réelles survenues dans la région.
Le projet permet aux agents de différents services de différents pays de collaborer sur les affaires d’intérêt commun.
Le projet permet aux agents de différents services de différents pays de collaborer sur les affaires d’intérêt commun.
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Actualités du projet

Juin 2021
Formation au Ghana

Nous avons organisé à Tema un exercice sur une scène de crime maritime fictive à l’intention de professionnels de l’application de la loi ghanéens. Cette formation, qui s’inscrivait dans le cadre d’un exercice de simulation organisé par le Programme de lutte contre la criminalité maritime de l’ONUDC afin d’améliorer le travail d’enquête sur cette forme de criminalité, sera suivi d’un procès fictif mis en place conjointement par l’ONUDC et INTERPOL.

Avril 2021
Formation en ligne

Notre nouveau module de formation en ligne sur les techniques d’audition et d’interrogatoire est maintenant disponible dans l’Académie virtuelle d’INTERPOL. Élaboré par le projet sur la sûreté portuaire et le projet Agwe d’INTERPOL, il est mis à disposition en anglais, français et portugais afin que toutes les langues des pays bénéficiaires soient représentées. Les deux équipes de projet ont organisé, les 22 et 23 avril, un webinaire sur ces techniques qui a été suivi par 200 participants de 13 pays d’Afrique de l’Est, d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique australe.

Octobre - décembre 2020
Procès fictifs

Le projet AGWE d’INTERPOL et le Programme mondial de lutte contre la criminalité maritime de l’ONUDC ont coordonné quatre procès fictifs portant sur des scénarios de piraterie au Bénin, au Ghana, au Nigéria et au Togo. Organisés durant la pandémie de COVID-19, ces procès se sont déroulés via des plateformes de téléconférence qui ont permis d’y assister à distance, et lors de réunions en présentiel là où la situation sanitaire le permettait.

Project AGWE - UNODC tweet mock trial

Octobre 2020
Mission de mentorat du projet AGWE

Le mentor du projet est un maillon essentiel entre les primo-intervenants nationaux, les policiers locaux, les procureurs et, au-delà, le réseau INTERPOL de pays membres. À ce titre, il a fourni aux autorités du Bénin et du Nigéria un soutien aux enquêtes sur des affaires en cours, de l’incident initial à l’enquête et aux poursuites. Il a notamment donné des conseils techniques et encouragé le partage d’informations au sein du réseau du projet AGWE ainsi que l’utilisation des bases de données d’INTERPOL.

Septembre 2020
Réunion de coordination

Compte tenu des difficultés liées à la pandémie de COVID-19, le projet AGWE a organisé une réunion de coordination entièrement virtuelle les 8 et 9 septembre. Celle-ci a rassemblé des représentants des cinq pays bénéficiaires pour des discussions portant sur des affaires d’intérêt commun.

Août 2020
Réunion en ligne

INTERPOL a accueilli une réunion en ligne à l’intention de fonctionnaires de deux pays bénéficiaires du projet AGWE afin de faire progresser une enquête en cours sur des actes de piraterie survenus dans le golfe de Guinée. L’Organisation a apporté un soutien en matière d’analyse au pays chargé de l’enquête et les participants ont déterminé les mesures qui leur permettront de combler les lacunes existantes en matière d’information.

Février 2020
Atelier de dialogue stratégique sur les capacités de formation en matière de sûreté maritime en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale

Conscient de l’impérieuse nécessité d’harmoniser l’approche régionale en matière de formation, l’atelier a élaboré une série de recommandations stratégiques visant à mettre en place une formation et un renforcement des capacités pérennes en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale dans le cadre de l’architecture de Yaoundé.

Ont participé à l’atelier des représentants de 18 pays de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) et de la CEEAC (Communauté économique des États de l’Afrique centrale), cinq pays partenaires n’appartenant pas à la région, 20 organisations régionales et internationales, et d’autres organismes de lutte contre la criminalité maritime opérant dans d’autres pays partenaires.

L’atelier, qui s’est tenu du 25 au 28 février à Accra (Ghana), était organisé par INTERPOL, le Centre interrégional de coordination de Yaoundé, le Département d’État des États-Unis et l’ONUDC. Cette rencontre a pu avoir lieu grâce au soutien et au financement du Bureau chargé des aspects internationaux de la lutte antidrogue et de la répression (INL) des États-Unis et du Royaume de Norvège.

Project AGWE - Strategic Dialogue Workshop

2019
Formation au recueil d’éléments de preuve

Cinq formations ont eu lieu en 2019 :

  • Côte d’Ivoire, 6 - 10 mai 2019 ;
  • Bénin, 13 - 17 mai 2019 ;
  • Nigéria, 16 - 20 septembre 2019 ;
  • Togo, 14 - 18 octobre 2019 ;
  • Ghana : 21 - 25 octobre 2019.

Plus de 20 agents de chaque pays – primo-intervenants, enquêteurs et procureurs – ont été formés aux techniques permettant de préserver une scène de crime et de recueillir des éléments de preuve lors d’infractions relevant de la criminalité maritime.

Project AGWE - Crime scene training

Décembre 2019
Réunion de coordination des enquêtes

Cette réunion a permis aux participants d’échanger des informations sur des affaires – en cours et plus anciennes – survenues dans le golfe de Guinée. C’est la première fois, depuis le début du projet AGWE, que se réunissaient les cinq pays bénéficiaires, ainsi que des représentants de l’Allemagne, de l’Espagne, de la France, des Pays-Bas, de la République de Corée, du Royaume-Uni et de la Suisse.

Mars 2019
Scènes de crime fictives

Cinq exercices de simulation de scène de crime ont été organisés au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Nigéria et au Togo. S’appuyant sur les formations qu’ils avaient précédemment suivies dans le cadre du projet AGWE, les agents ont participé à un exercice baptisé « Obangame Express », consistant à simuler les procédures utilisées dans le cadre de la coopération interservices et pour recueillir des éléments de preuve. Ils ont ensuite pris part à des enquêtes sur la piraterie et la criminalité maritime, l’occasion pour eux de mettre en pratique les compétences acquises lors des formations.

Voir aussi