Des milliers d’arrestations dans le cadre d’une opération INTERPOL visant le commerce illégal des oiseaux

25 juillet 2012

LYON (France) - Plus de 8 700 oiseaux et autres animaux, dont des reptiles, des mammifères et des insectes, ont été saisis et près de 4 000 personnes arrêtées dans le cadre d’une opération menée dans 32 pays et coordonnée par INTERPOL contre le commerce et l’exploitation illicites des oiseaux et de leurs produits.

L’opération Cage, à laquelle ont participé des autorités nationales de protection de la nature, la police, les douanes et des services spécialisés, a également permis la saisie de matériel de piégeage, d’armes et de munitions au cours d’une série de perquisitions et d’interventions menées notamment dans des ports, des aéroports, des services postaux, des marchés, des animaleries et chez des taxidermistes en Amérique du Sud, en Amérique centrale et en Europe.

Alors que l’opération visait le commerce illégal des oiseaux, de l’ivoire d’éléphant ainsi qu’un certain nombre d’autres espèces de la faune et de la flore ont été découverts, parmi lesquelles des tortues, des poissons et d’autres animaux sauvages vivants, qui ont, autant que possible, été réintroduits dans leur milieu naturel. L’opération Cage a été lancée en réponse au commerce transfrontalier illégal croissant d’oiseaux sauvages élevés en captivité et de leurs œufs, et à l’implication croissante des réseaux criminels dans leur acheminement entre l’Amérique latine et l’Europe.

« L’opération Cage montre clairement, une fois de plus, l’ampleur mondiale du problème du commerce illégal des oiseaux et des autres espèces sauvages, qui n’est pas qu’une question de criminalité organisée, mais qui représente également un risque pour la biosécurité », a déclaré David Higgins, le responsable du Programme INTERPOL sur les atteintes à l’environnement.

« Les malfaiteurs se livrant à ce type de commerce illégal ne se préoccupent pas du bien-être des oiseaux et des animaux, ni du fait que les espèces qu’ils traquent sont menacées d’extinction. Seuls les profits qu’ils peuvent en tirer les intéressent ».

« L’opération Cage offre aux services chargés de l’application de la loi la possibilité de travailler ensemble pour identifier et arrêter les malfaiteurs impliqués, démanteler les réseaux, stopper les mouvements d’argent et utiliser les renseignements recueillis pour poursuivre leurs enquêtes. Le Programme INTERPOL sur les atteintes à l’environnement continuera à apporter son soutien à chacun des pays membres pour lutter contre cette forme de criminalité qui frappe toutes les régions du monde », a conclu M. Higgins.

Soutenue par le ministère de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales du Royaume-Uni (Department of Environment, Food and Rural Affairs) et par Environnement Canada, l’opération Cage s’est déroulée d’avril à juin 2012, et était coordonnée par le service chargé du Programme INTERPOL sur les atteintes à l’environnement, situé au siège du Secrétariat général d’INTERPOL à Lyon, les informations étant transmises par les Bureaux centraux nationaux (B.C.N.) des pays membres participants.

Les résultats sont toujours en cours de collecte, et serviront à confronter et à analyser les renseignements en vue d’interventions futures.

Ont participé à l’opération Cage : Allemagne, l’Argentine, l’Autriche, l’Azerbaïdjan, la Belgique, le Brésil, la Bulgarie, Chypre, la Colombie, El Salvador, l’Espagne, la Finlande, la France, le Guatemala, la Guyane, le Honduras, la Hongrie, l’Italie, le Mexique, le Nicaragua, le Paraguay, les Pays-Bas, le Portugal, la République tchèque, le Royaume-Uni, la Russie, la Serbie, la Suisse, la Trinité-et-Tobago, la Turquie, l’Uruguay et le Venezuela. Pour plus d’informations sur les résultats par pays, prière de contacter les services chargé de l’application de la loi des pays concernés.