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17 octobre 2018

Trafic de drogue : 55 tonnes de stupéfiants saisies dans le monde entier

LYON (France) – Plus de 55 tonnes de substances et de drogues illicites ont été saisies dans le cadre d’une opération mondiale menée dans 93 pays et coordonnée par INTERPOL.

L’opération Lionfish (17 septembre - 8 octobre) a conduit à l’arrestation de 1 300 suspects et à la saisie de plus de 35 tonnes de cocaïne, de 5 tonnes d’héroïne, de 15 tonnes de cannabis et de 430 000 comprimés de captagon.

Une série de notices mauves INTERPOL ont été publiées durant l’opération afin d’attirer l’attention sur les nouveaux modes opératoires et méthodes de dissimulation constatés dans des affaires pour lesquelles l’enquête est toujours en cours.

Plus de 18 millions de comprimés de « Yaba », une drogue de synthèse, ont également été saisis dans toute l’Asie du Sud-Est, tandis que les autorités du Moyen-Orient ont découvert des caisses de comprimés de captagon dissimulées dans un chargement de câbles en acier.

Au Brésil, les autorités du port de Santos ont découvert près de 1,2 tonne de cocaïne dissimulée dans un rouleau compresseur à bord d’un navire à destination de la Côte d’Ivoire.

Les autorités néerlandaises ont démantelé, dans la maison d’un particulier, un laboratoire clandestin d’une capacité de production de 700 000 comprimés d’ecstasy ou de MDMA.

Une opération d’envergure mondiale

Durant cette première initiative mondiale qui a mobilisé simultanément toutes les régions d’INTERPOL contre le trafic de drogue, I-24/7, le système de communication policière sécurisée de l’Organisation, a permis aux pays participants de synchroniser leurs actions en reliant les polices du monde entier.

Cinq unités régionales de coordination opérationnelle ont participé à cette opération :

  • Almaty (Kazakhstan) (unité hébergée par le Centre régional d’information et de coordination d’Asie centrale pour la lutte contre les stupéfiants, les psychotropes et leurs précurseurs, CARICC) ;
  • Bogota (Colombie) ;
  • Bucarest (Roumanie) (unité hébergée par le Centre de maintien de l’ordre de l’Europe du Sud-Est, SELEC) ;
  • Bureau régional d’INTERPOL de Harare (Zimbabwe) ; et
  • Complexe mondial INTERPOL pour l’innovation (Singapour).

« La criminalité ne connaît pas de frontières. Compte tenu de leur position géographique stratégique, avec plus de 125 millions de passagers aériens chaque année, les Émirats arabes unis (EAU) sont une cible potentielle pour le transit de drogues illicites. Grâce à la vigilance de leurs agents et à leur troisième participation consécutive aux opérations d’INTERPOL contre les drogues illicites, ils prennent des mesures concrètes pour vaincre la menace du trafic de drogue sur leur territoire et vers d’autres destinations », a déclaré le colonel Abdulla Alshamsi du service général fédéral de lutte contre les stupéfiants des EAU.

Mme Snejana Maleeva, Directrice générale du SELEC, a déclaré : « Au fil des ans, le partenariat entre INTERPOL et le SELEC s’est avéré une pièce maîtresse exemplaire d’une coopération élargie dans l’intérêt des États membres, les résultats de l’opération Lionfish constituant la preuve la plus récente de son efficacité, qui repose sur une démarche commune de lutte contre la criminalité. »

Un appel à l’action

Cette opération a facilité la mise en place de mécanismes permettant aux pays de signaler systématiquement les affaires concernant des drogues et substances illicites et d’échanger des informations à ce sujet. Le partage de ces informations via I-24/7 et leur analyse au moyen du Fichier d’analyse sur les stupéfiants d’INTERPOL faciliteront également le travail des services chargés de l’application de la loi fondé sur le renseignement.

M. Jürgen Stock, Secrétaire Général d’INTERPOL, a déclaré : « Le trafic de drogue est une entreprise illicite qui rapporte des milliards de dollars. C’est l’une des activités les plus lucratives pour les malfaiteurs, et son marché s’élargit en permanence.

« L’opération Lionfish met en évidence l’ampleur du défi auquel doit faire face la police dans le monde entier, ainsi que la nécessité d’une démarche coordonnée pour lutter contre le trafic de drogue et les formes de criminalité associées.

« La détermination des pays participants à travailler via le canal d’INTERPOL a été au cœur de la réussite de l’opération et constitue un appel mondial permanent à l’action », a ajouté le chef d’INTERPOL.

L’opération Lionfish a été menée avec le concours du projet AMEAP (Afrique, Moyen-Orient, Asie-Pacifique) d’INTERPOL, qui coordonne des initiatives de lutte contre le trafic de drogue et est financé par la Fondation INTERPOL pour un monde plus sûr et les Émirats arabes unis.

Elle a également reçu le soutien du projet CRIMJUST d’INTERPOL, piloté conjointement par l’ONUDC et Transparency International, et financé par l’Union européenne. Ce projet cible le trafic de cocaïne en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Afrique de l’Ouest.

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