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23 juillet 2018

Les chefs de police du G5 Sahel renforcent leurs liens avec INTERPOL pour lutter contre le terrorisme

LYON (France) – L’appui d’INTERPOL à la composante policière de la Force conjointe du G5 Sahel a fait l’objet d’une réunion de haut niveau avec les chefs de police du Burkina Faso, du Tchad, du Mali, de la Mauritanie et du Niger.

La région du Sahel étant au cœur de la lutte mondiale contre le terrorisme, les débats au siège du Secrétariat général ont porté sur trois domaines clés dans lesquels INTERPOL pourrait fournir une assistance :

  • Infrastructures techniques – en mettant en place un cadre pour l’accès et le partage d’informations entre la plate-forme de communication du G5 Sahel et I-24/7.
  • en veillant à ce que les informations criminelles générées par les opérations et les enquêtes de la Force conjointe pertinentes puissent être vérifiées et enregistrées dans les bases de données mondiales d’INTERPOL.
  • en fournissant un appui spécialisé et opérationnel pour une exploitation et une analyse optimales des données.

Jean Bosco Kienou, Directeur général de la Police nationale (Burkina Faso), Kolsala Sirandi Ongtoin, Directeur général adjoint de la Police nationale (Tchad), Moussa Ag Infahi, Directeur général de la Police nationale (Mali), Mohamed Lemine Addy, Directeur général adjoint de la Police nationale (Mauritanie) et Souley Boubacar, Directeur général de la Police nationale (Niger) ont mené les discussions avec le Secrétaire général d’INTERPOL, Jürgen Stock et d’autres hauts responsables.

Les chefs des Bureaux centraux nationaux INTERPOL (B.C.N.) des cinq pays ont également pris part à la réunion avec les représentants de l’ONUDC, de la Force conjointe du G5 Sahel, de CIVIPOL et du Service européen pour l’action extérieure.

Les délégués ont été informés du soutien constant d’INTERPOL dans le cadre de la lutte mondiale contre le terrorisme, les données biométriques étant un domaine clé pour l’identification des combattants terroristes étrangers.

En 2005, INTERPOL a été le premier à pratiquer l’échange d’informations entre militaires et services chargés de l’application de la loi avec le Projet Vennlig en Iraq, puis le projet Hamah en Afghanistan.

Les éléments de preuve et les informations provenant du champ de bataille jouent un rôle de plus en plus important dans l’amélioration de la sécurité dans le monde entier.

Les données biométriques récupérées sur des engins explosifs improvisés en Iraq et dans le Golfe échangées par l’intermédiaire d’INTERPOL ont déjà permis d’identifier des suspects en Europe et en Asie.

Dans le cadre du projet FIRST (Facial Imaging, Recognition, Searching and Tracking– imagerie et reconnaissance faciales, recherche et suivi de visages) d’INTERPOL, les vérifications dans les bases de données de l’Organisation ont fait ressortir deux correspondances avec les images faciales, les empreintes digitales et l’ADN prélevés sur 178 détenus au Niger.

L’une de ces correspondances concernait un détenu arrêté dans un camp d’entraînement terroriste et dont les empreintes digitales avaient été prélevées dans une prison au Mali en 2014.

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