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26 juin 2018

Les hauts responsables de la sécurité régionale soutiennent le programme INTERPOL visant à renforcer l’action policière en Afrique de l’Ouest

ABIDJAN (Côte d’Ivoire) – Les ministres de la Sécurité, les chefs de police et les responsables nationaux de la sécurité de toute l’Afrique de l’Ouest ont ouvert un nouveau chapitre du programme régional d’INTERPOL pour la sécurité.

Financé par l’Union européenne, la phase 3 du Système d’information policière pour l’Afrique de l’Ouest (SIPAO) verra la création de systèmes nationaux de données criminelles dans chaque pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ainsi que la mise en place d’une plateforme régionale pour accroître l’efficacité des échanges de données criminelles. 

Cette réunion à haut niveau d’une durée de trois jours (25 - 27 juin) examine la problématique de la criminalité transnationale en Afrique de l’Ouest et la façon dont le SIPAO permet aux polices de la région de mieux relever les défis de la criminalité grâce à l’amélioration des échanges de données et au développement des compétences.

Fédérer les soutiens régionaux et mondiaux

« Une réponse efficace aux menaces mondiales repose sur de solides fondations nationales, en commençant par le haut, avec la nécessaire volonté politique clairement démontrée ici », a déclaré le Secrétaire Général d’INTERPOL, Jürgen Stock. 

« Raccorder les agents de première ligne au vaste réseau mondial de coopération policière internationale revient à investir dans un avenir plus sûr – pour toutes les nations et tous les citoyens.

 « INTERPOL est pleinement résolu à contribuer à ce prochain chapitre de la lutte de l’Afrique de l’Ouest contre la criminalité transnationale grâce au programme SIPAO », a conclu M. Stock.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité de la Côte d’Ivoire, M. Sidiki Diakité, a déclaré : « Ce programme offre une solution de premier plan pour le renforcement de la sécurité de la région en harmonisant des mesures judiciaires et des procédures de police qui faciliteront la mise en place de la zone de libre circulation au sein de la CEDEAO ». 

Des capacités policières plus solides et durables pour l’Afrique de l’Ouest

Actuellement opérationnel dans les quatre pays pilotes initiaux – le Bénin, le Ghana, le Mali et le Niger – le programme portera désormais sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie et le Tchad, avant de s’achever avec les autres pays de la CEDEAO.

À terme, les systèmes de données SIPAO nationaux – les Centre de recueil et d’enregistrement des données (DACORE) – seront également raccordés au système mondial de communication policière sécurisée I-24/7 via chaque Bureau central national. Les policiers d’Afrique de l’Ouest sur le terrain pourront ainsi consulter directement les bases de données criminelles mondiales d’INTERPOL.

Reliés les uns aux autres dans toute la région, les systèmes nationaux de données DACORE appuieront les enquêtes en permettant l’échange instantané de données de police, notamment sur les personnes recherchées, les véhicules et les documents d’identité.

La plupart des données de police en Afrique étant conservées dans des fichiers sur support papier, le SIPAO modernise la façon dont travaillent les services chargés de l’application de la loi en Afrique de l’Ouest en mettant une plateforme électronique à la disposition de la police pour lui permettre d’enregistrer, de stocker, de vérifier, d’analyser et de partager ces données.

Les efforts déployés en matière de répression des infractions et de gestion des frontières pour lutter contre la criminalité régionale, en particulier le trafic de drogues, le trafic de migrants et le terrorisme, s’en trouveront renforcés.

Une réponse coordonnée, mondiale, à la criminalité d’Afrique de l’Ouest

« En améliorant la capacité de l’Afrique de l’Ouest à partager des données de police, INTERPOL et l’UE donnent à la région les outils et les connaissances dont elle a besoin pour venir à bout de la criminalité locale comme internationale, dont le terrorisme et la criminalité organisée », a commenté le responsable du SIPAO, Richard Gotwe.

L’initiative de la CEDEAO est mise en œuvre à travers toute l’Afrique de l’Ouest par le Secrétariat général d’INTERPOL depuis son bureau SIPAO à Abidjan.

Organisée conjointement par INTERPOL et la CEDEAO avec le soutien du gouvernement de Côte d’Ivoire, la réunion de trois jours a rassemblé les 15 pays de la CEDEAO et la Mauritanie en qualité d’observateur.

Les 15 pays de la CEDEAO bénéficiant du programme SIPAO d’INTERPOL sont : le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigéria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.  Bien que n’appartenant pas à la CEDEAO, la Mauritanie est elle aussi un pays SIPAO.

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