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05 février 2018

Les chefs d’INTERPOL et de l’ONU se saisissent des questions de sécurité mondiale

NATIONS UNIES (New York) – Compte tenu du risque croissant de voir les combattants étrangers retourner dans leur pays d’origine ou rejoindre d’autres conflits après la libération des territoires détenus par Daech et transformer le paysage des menaces mondiales, la sécurité internationale figurait en bonne place à l’ordre du jour des discussions entre les chefs de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et d’INTERPOL.

Lors de leur première réunion, les Secrétaires Généraux de l’ONU et d’INTERPOL, MM. António Guterres et Jürgen Stock, ont abordé les domaines d’intérêt commun dans lesquels les deux organisations peuvent encore rationaliser et renforcer leur coopération au profit de leurs pays membres.

Plusieurs résolutions de l’ONU ont mis en évidence des domaines requérant une collaboration renforcée, notamment la protection des infrastructures essentielles, la prévention des déplacements de combattants terroristes étrangers et la lutte contre toutes les formes de criminalité transnationale, telles que la piraterie maritime, la traite d’êtres humains et le trafic de stupéfiants.

En outre, il existe actuellement près de 600 notices spéciales INTERPOL-Conseil de sécurité de l’ONU en cours de validité concernant des entités et des individus visés par les Comités des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Stock, a déclaré que la complexité de la situation en matière de sécurité aujourd’hui, conjuguée à une pression accrue sur les ressources, soulignait l’importance du système de communication et des bases de données d’INTERPOL en tant que « système mondial d’alerte rapide ».

« Nous ne sommes que trop conscients des menaces qui nous guettent ; or, dans un avenir proche, ces menaces croîtront plutôt qu’elles ne diminueront ».

« Le partenariat entre INTERPOL et l’ONU apporte une réponse commune pour soutenir l’application de la loi et le maintien de la paix et de la sécurité au niveau international », a déclaré M. Stock.

Parmi les dizaines de millions d’éléments enregistrés dans les bases de données mondiales d’INTERPOL – qui sont accessibles aux services chargés de l’application de la loi dans ses 192 pays membres – figurent plus de 43 000 profils de terroristes étrangers.

En 2017, les services chargés de l’application de la loi du monde entier ont effectué quelque 4,5 milliards de recherches dans les bases de données d’INTERPOL, donnant lieu à un million de réponses positives, chacune d’elles pouvant constituer un élément clé dans une enquête.

INTERPOL collabore avec l’ONU depuis 1949. En 2004, le Bureau du Représentant spécial d’INTERPOL auprès des Nations Unies a ouvert ses portes à New York, renforçant encore les relations entre les deux organisations.

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