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10 octobre 2017

INTERPOL réunit les chefs de police d’Afrique centrale et de l’Ouest pour faire face à une menace terroriste grandissante

YAOUNDÉ (Cameroun) – Alors que les pays d’Afrique centrale et de l’Ouest sont aux prises avec quelques-unes des organisations terroristes les plus meurtrières au monde, INTERPOL réunit les chefs de police et les spécialistes de la lutte antiterroriste de ces deux régions dans l’objectif d’aider à rationaliser et à renforcer l’action des services chargés de l’application de la loi.

D’une durée de deux jours (10 et 11 octobre), cette réunion à haut niveau – la toute première du genre – sera, pour les délégués des 21 pays représentés, l’occasion de faire connaître leurs besoins et d’être informés des nombreux domaines dans lesquels INTERPOL peut apporter un appui supplémentaire, notamment :

  • aider à identifier et localiser les membres de groupes terroristes transnationaux connus et ceux qui les soutiennent ;
  • aider les pays à renforcer la sécurité aux frontières nationales et régionales ;
  • prévenir et combattre l’utilisation du cyberespace à des fins terroristes ;
  • surveiller et détecter le trafic d’armes, de substances chimiques et d’explosifs ;
  • repérer et tarir les flux financiers qui alimentent les organisations terroristes.

En ouvrant la réunion, M. René Emmanuel Sadi, Ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation du Cameroun, a déclaré qu’aucune région du monde n’est à l’abri de la menace terroriste, contre laquelle il est essentiel de lutter de façon concertée à l’échelle mondiale.

« La complexité des défis, les conséquences des lacunes en matière de sécurité et la capacité des terroristes à exploiter les failles exigent de la police une capacité à faire face et une réponse d’un nouveau type qui ne peuvent plus se cantonner plus à l’intérieur des frontières nationales », a souligné le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Jürgen Stock.

« La menace terroriste à laquelle ont affaire les régions centrale et occidentale de l’Afrique est non seulement grave, mais également de plus en plus présente et a des conséquences de plus en plus lourdes. »

« Il nous faut mettre à profit les compétences nationales et régionales pour renforcer l’architecture de sécurité mondiale si nous voulons mettre sur pied une réponse commune efficace », a ajouté le chef d’INTERPOL, qui a insisté sur l’importance des Pôles antiterroristes régionaux (en anglais,Regional Counter-Terrorism Nodes, RCTN) de l’Organisation pour parvenir à cet équilibre.

Installés dans les Bureaux d’INTERPOL, les Pôles antiterroristes régionaux permettront aux spécialistes de la lutte antiterroriste de travailler côte à côte et par conséquent, de pouvoir échanger directement les informations et réagir rapidement aux menaces terroristes, avec l’appui du Centre mondial de lutte antiterroriste opérant depuis le siège du Secrétariat général, à Lyon (France).

Dans le cadre d’un programme d’extension et de modernisation du réseau mondial de communication d’INTERPOL, I-24/7, le Secrétaire Général Stock a en outre annoncé un projet de renouvellement des équipements des Bureaux centraux nationaux (B.C.N.) INTERPOL dans toute l’Afrique, à hauteur de 2 millions d’EUR.

Les résultats pouvant être obtenus lorsque les policiers de première ligne ont accès aux bases de données mondiales d’INTERPOL ont été récemment illustrés par l’arrestation de deux combattants terroristes étrangers faisant l’objet de notices rouges, à la suite de vérifications effectuées dans les bases de données d’INTERPOL par des gardes-frontières ouest-africains.

L’intensification de l’échange de données d’identification est l’une des autres questions importantes qui seront abordées lors de cette réunion : les données biométriques telles que les photos, les empreintes digitales et les profils d’ADN partagées par l’intermédiaire d’INTERPOL ont en effet déjà permis d’identifier formellement des terroristes dans le monde entier, notamment par la reconnaissance faciale.