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18 septembre 2015

Réunion du Comité de réflexion sur l’éthique chargé de définir des principes en matière de financement externe pour INTERPOL

LYON (France) – La première réunion du Comité de réflexion sur l’éthique chargé d’élaborer des lignes directrices en matière d’acceptation, de gestion et d’utilisation des financements externes par INTERPOL s’est tenue au siège du Secrétariat général de l’Organisation.

Ce comité a été créé à la suite de la mise en œuvre au sein de l’organisation internationale de police d’un nouveau modèle de financement intégrant les contributions financières du secteur privé, qui a été adopté par l’Assemblée générale de l’organisation en 2014.

Ce modèle prévoit que tous les partenariats et financements externes doivent faire l’objet de vérifications au titre de la diligence raisonnable, ce qui suppose l’existence d’un cadre éthique clair afin de pouvoir évaluer correctement tout risque éventuel pour la réputation, l’intégrité, la neutralité ou l’indépendance d’INTERPOL.

Le Secrétaire Général de l’Organisation, M. Jürgen Stock, a déclaré que l’élaboration de règles éthiques claires en matière d’acceptation des financements externes est un aspect essentiel de l’évolution à venir d’INTERPOL.

« Les partenariats avec des entités du secteur privé sont importants, en raison des ressources financières qu’ils procurent, mais aussi pour l’expertise qu’ils peuvent apporter. Ce type d’accord doit cependant s’inscrire dans un cadre éthique clair, afin de préserver l’intégrité et l’indépendance d’INTERPOL dans sa mission d’appui aux activités de police dans le monde entier », a déclaré le Secrétaire Général Stock.

« L’élaboration de règles d’éthique faisant partie intégrante de notre procédure de diligence raisonnable démontre notre volonté, en tant que première organisation de police au monde, de nous conformer aux exigences les plus strictes », a ajouté M. Stock.

Lors des deux jours de travaux (17 et 18 septembre), qui ont rassemblé six experts indépendants issus de la police, du monde universitaire et des organisations internationales, un large éventail de questions ont été abordées, notamment les critères à utiliser pour décider quelles contributions, monétaires ou en nature, peuvent être acceptées, et comment assurer la responsabilité et la transparence.

Les résultats et les recommandations de la réunion seront présentés à la prochaine session du Comité exécutif, fin octobre, en vue de leur adoption définitive.

Les experts indépendants qui ont participé à la réunion étaient : le Commissaire adjoint Craig MacMillan, Agent de la responsabilité professionnelle, Gendarmerie royale du Canada ; M. Stephen Maguire, Directeur exécutif du Centre on Values and Ethics de l’université Carleton (Canada) ; Mme Alix Newbold, Chef de la Strategic Delivery Unit, Police de la Cité de Londres (Royaume-Uni) ; M. Amadeu Recasens, universitaire et Commissaire à la Sécurité et à la sûreté publiques au Conseil municipal de Barcelone (Espagne) ; M. Gaudenz Silberschmidt, Directeur des Partenariats et relations avec les acteurs non étatiques, Organisation mondiale de la santé (Suisse) ; M. Jon Quah, universitaire et Consultant en matière de stratégies de lutte anticorruption et de réforme de la fonction publique dans les pays asiatiques (Singapour).