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03 juillet 2015

Un groupe de travail entreprend de réexaminer les mécanismes de traitement de l’information à INTERPOL

LYON (France) – La première réunion d’un groupe de travail spécialisé s’est tenue dans le cadre des efforts actuellement déployés par INTERPOL pour veiller à l’application constante des normes les plus élevées en matière de traitement et de protection des données.

La réunion, qui rassemble trois jours durant (1er – 3 juillet) plus de 60 participants d’une trentaine de pays représentant toutes les régions d’INTERPOL, fait suite à une résolution adoptée lors de l’Assemblée générale de 2014 préconisant un réexamen approfondi des mécanismes de contrôle à tous les niveaux, dont les Bureaux centraux nationaux, le Secrétariat général et la Commission de contrôle des fichiers d’INTERPOL (CCF).

Pour aider ses 190 pays membres à lutter contre les nouvelles menaces qui se dessinent, l’Organisation a créé des outils novateurs ayant permis un accroissement considérable du volume de données échangées par son canal ces dernières années.

S’adressant aux participants à la réunion organisée par le Bureau des Affaires juridiques d’INTERPOL, le Secrétaire Général d’INTERPOL a déclaré qu’un équilibre approprié entre une coopération policière internationale fructueuse et le respect total des droits humains fondamentaux était nécessaire afin de préserver la crédibilité, la légitimité et l’efficacité de l’Organisation.

« L’obligation d’appliquer les normes internationales en matière de droits de l’homme est inscrite dans le Statut d’INTERPOL, et nous nous efforçons depuis toujours de respecter ces droits et l’État de droit », a précisé le Secrétaire Général Stock.

« Le traitement et le contrôle des données partagées via INTERPOL devant relever des défis toujours plus nombreux, ce réexamen complet et approfondi du système vient à point nommé », a-t-il conclu.

Soulignant la volonté permanente d’INTERPOL d’encourager le dialogue avec la société civile, une séance de travail spéciale s’est tenue lors de la réunion afin de permettre aux représentants extérieurs, dont ceux des ONG spécialisées dans le droit international des droits de l’homme et les praticiens du droit international, d’apporter leur éclairage.

Le réexamen s’inscrit dans l’évaluation constante de ses règles et pratiques menée par INTERPOL afin de veiller à ce qu’elles répondent aux normes les plus élevées en matière de coopération policière internationale.

Outre l’adoption du Règlement d’INTERPOL sur le traitement des données en juillet 2012, la règlementation de l’Organisation a fait l’objet d’un nombre croissant de modifications et de mises à jour ces deux dernières années afin de mieux répondre aux exigences de la coopération policière internationale.

Le groupe de travail, présidé par Johanna Hervonen, Chef du Bureau central national d’INTERPOL à Helsinki, a approuvé un certain nombre de conclusions relatives au processus d’examen des notices INTERPOL et du traitement des données, qui seront présentées à la 84ème session de l’Assemblée générale, au Rwanda, en novembre prochain.