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01 avril 2015

Le chef d’INTERPOL déclare que la protection du patrimoine culturel exige une action à l’échelle mondiale

PARIS (France) – Le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Jürgen Stock, a insisté sur la nécessité d’une démarche internationale concertée afin d’empêcher le trafic d’objets appartenant au patrimoine culturel par des groupes terroristes tels que l’État islamique.

Assistant à une réunion à haut niveau organisée par l’UNESCO sur la mise en œuvre d’une résolution récemment adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies concernant la sauvegarde des biens culturels iraquiens et syriens, le Secrétaire Général Stock a souligné le rôle permanent que joue INTERPOL en centralisant les informations sur les objets culturels volés et en aidant ses pays membres à identifier, localiser et restituer les objets tombés aux mains de trafiquants.

« Préserver la riche histoire du Moyen-Orient, de plus en plus menacée par les agissements de groupes terroristes, est une responsabilité universelle exigeant une action coordonnée à l’échelle mondiale, pour éveiller les consciences et mettre fin à la destruction et au pillage de notre inestimable patrimoine culturel », a indiqué le chef d’INTERPOL.

En février, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté la résolution 2199 qui appelle INTERPOL, l’UNESCO et les autres organisations partenaires à soutenir les efforts déployés par leurs pays membres pour empêcher le commerce des biens culturels iraquiens et syriens.

S’adressant aux participants à la réunion, le Directeur Général de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, a déclaré : « Des extrémistes violents font preuve d’une féroce détermination à détruire le patrimoine, à vandaliser la culture et à s’en prendre aux visiteurs des musées. C’est la raison pour laquelle nous sommes réunis aujourd’hui, avec tous nos partenaires clés œuvrant à sauvegarder le patrimoine commun de l’humanité, afin de trouver de nouveaux moyens de lutte contre ces crimes ».

Pour jouer son rôle de plateforme mondiale de recueil et de mise en commun des informations sur les biens culturels volés, INTERPOL s’appuie sur une base de données spécialisée contenant des informations sur plus de 45 000 objets, accessibles aux services chargés de l’application de la loi, aux autorités de douane, aux organisations internationales et aux acteurs du monde de l’art.

INTERPOL coordonne en outre des formations destinées aux fonctionnaires des services chargés de l’application de la loi et des douanes sur les moyens de détecter et de combattre le trafic d’objets appartenant au patrimoine culturel, et a constitué, par l’intermédiaire de son Groupe d’experts sur les biens culturels volés, un réseau opérationnel de services de police nationaux et de spécialistes d’organisations partenaires.

La réunion, qui s’est tenue au siège de l’UNESCO, a rassemblé des représentants d’organisations internationales importantes dont INTERPOL, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), l’Organisation mondiale des douanes (OMD), le Conseil international des musées (ICOM) et le Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM), dans l’objectif de renforcer la coopération et d’élaborer une feuille de route pour la mise en œuvre de la résolution du Conseil de sécurité.