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25 mars 2015

INTERPOL déploie une équipe pour aider à l’enquête sur le crash du vol de la Germanwings

LYON (France) – À la demande des autorités françaises, INTERPOL déploie une équipe spéciale (IRT) afin d’apporter un appui à l’enquête sur le crash du vol de la Germanwings dans les Alpes françaises, qui a fait 150 morts.

Installée à Paris dans les locaux de la cellule de crise mise en place par les autorités françaises, l’équipe, composée au départ de quatre spécialistes, prêtera son concours aux opérations d’identification des victimes de catastrophe (IVC) et apportera une assistance linguistique, notamment en aidant à la coordination du recueil des données ante mortem (AM) afin de faciliter ces opérations.

« INTERPOL s’emploie à apporter tout le soutien jugé nécessaire par n’importe lequel des pays touchés à la suite de ce tragique accident », a déclaré le Secrétaire Général Jürgen Stock.

« Les victimes provenant du monde entier, la coopération internationale est essentielle pour permettre la récupération des corps et leur identification précises, rapides et dans des conditions dignes. Nous adressons nos pensées et nos prières aux familles, aux proches et à tous ceux qui ont été touchés », a conclu M. Stock.

Épaulée par le Centre de commandement et de coordination (CCC), au siège du Secrétariat général, à Lyon, l’IRT procédera également à l’évaluation des besoins en vue du déploiement de spécialistes supplémentaires, dans le domaine de l’IVC ou dans d’autres disciplines.

Les lignes directrices d’INTERPOL en matière d’IVC, internationalement reconnues, constituent la norme mondiale dans le domaine de l’identification des victimes. Elles ont permis bien des identifications à la suite de catastrophes de grande ampleur telles que le tsunami de 2004 en Asie, la tragédie du vol Air France AF 447 en 2009, et le crash du vol MH 17 de la Malaysia Airlines en Ukraine l’année dernière.

Le processus INTERPOL d’IVC garantit la collecte structurée d’éléments d’identification tels que les empreintes digitales, les odontogrammes ou les échantillons d’ADN, et leur comparaison avec ceux récupérés au domicile des victimes ou fournis par des membres de leur famille.