All news
|
Print
11 mars 2015

Une réunion internationale visant à améliorer la protection du patrimoine culturel se tient au siège d’INTERPOL

LYON (France) – Le 9ème Colloque international sur le vol et le trafic illicite d’objets d’art, de biens culturels et d’objets anciens qui s’ouvre au Secrétariat général d’INTERPOL est axé sur la protection du patrimoine culturel mondial contre les actes criminels et les dangers liés aux conflits.

Cette réunion d’une durée de trois jours (11 - 13 mars) mettra en lumière les problèmes actuels dans le domaine. Elle fournira à la communauté policière ainsi qu’aux agences et organisations internationales une base de départ pour trouver des moyens de mieux protéger le patrimoine culturel en collaborant plus étroitement.

Ce colloque insistera par ailleurs sur la nécessité d’accroître l’échange d’informations via les canaux mondiaux d’INTERPOL pour retrouver les objets volés et démanteler les réseaux criminels qui se livrent à leur trafic.

Plus d’une centaine de représentants de quelque 40 pays étudieront des exemples d’enquêtes et d’affaires judiciaires, en cette période où le trafic et la destruction de biens culturels se multiplient dans certaines régions à la faveur de l’instabilité et du terrorisme qui y règnent.

En février, par exemple, des extrémistes du groupe autoproclamé État islamique ont détruit à coups de masse et de pioche les collections d’œuvres d’art du musée de Mossoul (Iraq), dont certaines datant de 3 000 ans.

INTERPOL a constaté que les crises au Moyen-Orient ont été suivies d’une recrudescence du trafic d’objets culturels et, comme l’a déclaré le Secrétaire Général de l’Organisation, M. Jürgen Stock : « Le marché noir des objets d’art devient aussi lucratif que ceux de la drogue, des armes et des produits de contrefaçon, les objets anciens représentant eux aussi une importante source potentielle de profits pour les groupes terroristes. »

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté le mois dernier la résolution 2199 appelant les pays à prendre des mesures appropriées pour empêcher le commerce de biens culturels iraquiens et syriens. Il a en outre reconnu le rôle mondial joué par INTERPOL dans la lutte contre ce commerce illicite.

À cet égard, INTERPOL a acquis une expertise et a mis au point des outils pour aider les services de police ainsi que les entités publiques et privées à repérer et identifier les objets d’art volés : les salles des ventes peuvent par exemple consulter plus de 45 000 enregistrements contenus dans la base de données d’INTERPOL sur les œuvres d’art volées.

INTERPOL travaille en étroite collaboration avec des partenaires internationaux et des organisations gouvernementales ou non gouvernementales pour protéger le patrimoine culturel mondial.

Il s’agit notamment du Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM), du Conseil international des musées (ICOM), de l’Institut international pour l’unification du droit privé (UNIDROIT), de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture(UNESCO), de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et de l’Organisation mondiale des douanes (OMD).

Address by INTERPOL Secretary General Stock to international symposium