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29 janvier 2015

La menace des combattants étrangers en Europe exige une réponse mondiale, déclare le Chef d’INTERPOL

RIGA (Lettonie) – À l’occasion de la réunion des Ministres de la Justice et des Affaires intérieures de l’Union européenne (UE), qui s’est tenue aujourd’hui en Lettonie, le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Jürgen Stock, a déclaré qu’une action mondiale était nécessaire pour répondre aux besoins de l’UE en matière de sécurité intérieure face à la menace des combattants étrangers.

Le chef de l’Organisation mondiale de police a indiqué qu’INTERPOL était prêt à aider les États membres de l’UE à faire face à cette menace grâce à une utilisation renforcée de ses outils mondiaux et à la poursuite de la coopération avec Europol.

« Dans la lutte contre la menace que constituent les combattants étrangers, nous pensons qu’INTERPOL peut servir de passerelle pour la transmission des informations de police entre l’Europe et le monde », a ajouté le Secrétaire Général Stock.

« Les outils d’INTERPOL peuvent être intégrés aux infrastructures nationales rapidement, efficacement et à moindre coût ; des informations cruciales provenant de l’intérieur et de l’extérieur de l’UE et de l’Europe seront ainsi à la portée des policiers sur le terrain », a ajouté M. Stock.

Les informations ajoutées à la base de données d’INTERPOL sur les combattants terroristes étrangers ont permis aux analystes de l’Organisation de mettre en évidence les principaux itinéraires empruntés par les combattants étrangers, ainsi que les tactiques, les techniques et les procédés utilisés pour dissimuler leurs déplacements.

Les contrôles opérés lors du passage des frontières pourraient être mis à profit pour repérer et intercepter les combattants étrangers qui se rendent dans les zones de conflit en Syrie et en Iraq, grâce aux outils de gestion des frontières mis en place par INTERPOL, a indiqué le chef de l’Organisation.

On peut citer l’exemple récent de l’arrestation de trois individus à la frontière entre la Bulgarie et la Turquie (deux hommes âgés de 18 et 27 ans et un adolescent de 15 ans), qui tentaient selon toute vraisemblance de rejoindre la rébellion en Syrie, quelques heures après l’alerte diffusée par l’Espagne via INTERPOL.

Au cours de ses entretiens bilatéraux avec les Ministres lors de cette réunion, le Secrétaire Général Stock a également souligné l’importance de l’utilisation systématique des outils INTERPOL de détection aux frontières comme une stratégie clé en vue d’en maximiser l’efficacité.

Concernant la problématique des armes à feu, mise en évidence par les Ministres lors des discussions, M. Stock a attiré l’attention sur le Système INTERPOL de gestion des données sur les armes illicites et du traçage des armes (iARMS). Ce système centralisé, qui offre la possibilité de signaler la perte, le vol, le trafic ou l’importation illégale d’armes à feu, et d’effectuer des recherches sur de telles armes, a permis aux pays membres d’échanger des informations à la suite des attentats perpétrés à Paris en janvier.