All news
|
Print
15 décembre 2014

Près de 30 tonnes de drogues saisies lors d’une opération INTERPOL menée en Amérique centrale et dans les Caraïbes

Action conjointe des pays membres et des partenaires contre le trafic de drogues et d’armes à feu


LYON (France) – Plus de 27,5 tonnes de drogues ont été saisies lors de l’opération Lionfish II, une initiative d’INTERPOL ciblant le trafic de drogues et d’armes à feu par des groupes criminels organisés en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Parmi les drogues saisies figuraient de la cocaïne, du cannabis et de l’héroïne, la valeur de la cocaïne saisie étant à elle seule estimée à près de 1,3 milliard d’USD.

Reposant sur l’étroite coordination, le travail de terrain et les ressources conjugués de 39 pays et territoires des Amériques, des Caraïbes et de l’Europe, les deux semaines d’opérations ont également été marquées par l’arrestation de 422 suspects et la saisie de 7,6 tonnes de précurseurs chimiques, d’une centaine d’armes et de 2,2 millions d’USD en espèces.

Deux personnes détenues en République dominicaine et au Pérou faisaient l’objet de notices rouges INTERPOL (avis de recherche internationaux) pour diverses infractions présumées dont le trafic d’armes et le trafic de drogues.

L’opération Lionfish II s’inscrit dans le cadre du projet Fortaleza d’INTERPOL, qui a pour but d’aider les pays d’Amérique latine à lutter contre les groupes criminels organisés les plus dangereux et les plus féroces impliqués dans le trafic de drogues et d’armes à grande échelle, ainsi que dans d’autres activités illégales.

« Le succès de cette opération conduite par INTERPOL s’explique par la mobilisation des pays participants et l’expertise des policiers de première ligne. Ces fonctionnaires interviennent souvent dans des conditions difficiles pour combattre les répercussions insidieuses en Amérique latine des activités des groupes criminels organisés empruntant les voies de communication terrestres de l’Amérique centrale et les itinéraires maritimes de la région », a déclaré Glyn Lewis, Directeur chargé de la criminalité spécialisée et de l’analyse à INTERPOL.

« Les résultats sont certes impressionnants, mais ce n’est qu’un début ! Le travail de suivi continuera, avec d’autres investigations et le recueil d’autres éléments de preuve en vue des procédures judiciaires. INTERPOL prêtera assistance à ses pays membres aux fins de ces enquêtes internationales », a ajouté M. Lewis.

Bénéficiant du soutien financier du ministère français de l’Intérieur, l’opération Lionfish II a été organisée conjointement par le Secrétariat général d’INTERPOL, à Lyon, le service français chargé de la coopération policière internationale (DCI) et l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS).

Alors que des équipes INTERPOL assuraient la coordination sur le terrain, le Bureau régional d’INTERPOL à San Salvador et le bureau de l’OCRTIS en Martinique ont apporté un appui en temps réel pour l’échange d’informations et facilité les opérations de vérification et de recoupement au moyen des bases de données mondiales d’INTERPOL.

M. Jean-Jacques Colombi, Commissaire divisionnaire au Bureau central national INTERPOL de la France, à Paris, la France a joué un rôle clé dans l’opération Lionfish II car déstabiliser le trafic de drogues et d’armes profite non seulement aux pays de transit, mais également aux pays de destination, en Europe.

« L’unité de coordination opérationnelle du bureau de l’OCRTIS dans les Caraïbes œuvre à renforcer la collaboration entre services chargés de l’application de la loi dans la région en matière de lutte contre la criminalité organisée. L’utilisation des outils de pointe et du réseau sans équivalent au monde d’INTERPOL a décuplé la capacité des pays des Caraïbes participant à l’opération à coopérer, à saisir d’importantes quantités de drogues et à arrêter des trafiquants de premier plan », a déclaré M. Colombi.

L’opération a été menée en partenariat avec le Conseil d’application des règlements douaniers des Caraïbes (CCLEC) et l’Organisation mondiale des douanes (OMD), avec l’appui d’Europol, qui a procédé à des vérifications complémentaires dans ses bases de données, celui du Centre opérationnel d’analyse du renseignement maritime pour les stupéfiants (MAOC-N) et celui des garde-côtes et des douanes françaises.

« Le CCLEC a été heureux de s’associer à INTERPOL et à l’OMD dans le cadre de l’opération Lionfish II. Pendant deux semaines, les services chargés de l’application de la loi de toutes les régions des Amériques ont mis sur pied avec leurs homologues européens des actions conjointes contre la criminalité transnationale qui ont donné d’excellents résultats. Ces résultats sont la preuve éclatante que lorsque gouvernements, services de douane et de police, armée, services de renseignement et citoyens de bonne volonté travaillent ensemble, un succès phénoménal est garanti », a affirmé le Secrétaire permanent du CCLEC, Paul Hilaire.

Saúl Hernández Laínez, Chef du Bureau régional d’INTERPOL à San Salvador, a indiqué : « L’opération Lionfish II démontre une nouvelle fois l’importance des outils et du réseau mondial d’INTERPOL pour lutter contre la criminalité sévissant dans des régions entières, de même que le rôle essentiel joué par les Bureaux régionaux de l’Organisation lorsqu’il s’agit d’aider les pays membres à combattre la criminalité organisée et le trafic de drogues ».

L’opération a également permis de fermer une cinquantaine de laboratoires de fabrication de stupéfiants. La Marine nationale colombienne a saisi un semi-submersible qui servait à transporter de la drogue, deux avions légers ont été saisis en Équateur et une vingtaine de pistes d’atterrissage dissimulées dans la forêt ont été détruites par les autorités colombiennes. À El Salvador seulement, une tonne de cocaïne a été saisie.

Les pays et les territoires ayant participé à l’opération Lionfish sont les suivants : Anguilla, Antigua-et-Barbuda, Aruba, les Bahamas, la Belgique, les Bermudes, la Bolivie, Bonaire, le Canada, la Colombie, le Costa Rica, Cuba, Curaçao, la Dominique, l’Équateur, l’Espagne, El Salvador, les États-Unis, la France, Grenade, le Guatemala, le Honduras, les îles Caïmanes, les îles Turques et Caïques, les îles Vierges britanniques, l’Italie, la Jamaïque, le Nicaragua, le Panama, les Pays-Bas, le Pérou, la République dominicaine, le Royaume-Uni,
Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Sint Maarten, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, la Trinité-et-Tobago et le Venezuela.