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20 March 2010



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Les B.C.N. en action / Brésil
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Mars 2009


Un entretien avec JORGE PONTES, Chef du B.C.N. de Brasilia

Lorsque cet entretien a eu lieu, JORGE PONTES était le Chef du B.C.N. de Brasilia depuis quinze mois. Durant cette courte période, il avait déjà mené avec succès plusieurs opérations internationales de police, mis en œuvre de nouvelles solutions pour faire face aux tendances actuelles de la criminalité, et redéfini les fonctions essentielles du B.C.N. pour axer son travail sur les nouvelles formes de criminalité, notamment dans le domaine de l’écologie.

JORGE PONTES est un homme dynamique et énergique, un enthousiaste convaincu de la force de la communauté INTERPOL lorsqu’il s’agit de lutter contre la criminalité internationale. « Il est difficile d’imaginer qu’un pays comme le Brésil puisse atteindre ses objectifs en matière de sécurité et lutter contre la criminalité transnationale dans ce monde du 21ème siècle en perpétuelle mutation sans être membre de cette organisation internationale », a-t-il affirmé au personnel du SECRÉTARIAT GÉNÉRAL au cours de la 5ème Conférence annuelle des chefs de B.C.N. qui s’est tenue à Lyon (France) en mars 2009.

JORGE PONTES salue le Directeur général de la police fédérale brésilienne, Luis Fernando Corrêa, pour son rôle important dans la réussite du B.C.N. de Brasilia. En renforçant la position du B.C.N., il a contribué à favoriser une approche dynamique et innovante du travail de police dans le pays. « De fait, grâce à lui, le B.C.N. de Brasilia est devenu une sorte de plateforme internationale pour la police brésilienne tout entière, et a été élevé au rang de Direction », a expliqué JORGE PONTES. « J’ai vraiment beaucoup de chance d’avoir un patron qui comprenne l’importance de la coopération internationale, et, sous mes ordres, un groupe de policiers aussi remarquables qu’expérimentés. »

 

Le Brésil, une impasse pour les malfaiteurs en fuite

Tommaso Buscetta était un membre notoire de la mafia sicilienne recherché au niveau international. Dans les années 1960, il a quitté l’Italie en utilisant un passeport volé et a vécu pendant dix ans entre le Brésil, le Canada et les États-Unis, tout en orchestrant les activités d’un important réseau de trafiquants de drogue.
Mery Valencia a été arrêtée sur le tarmac de l’aéroport de Rio de Janeiro en 1997 alors qu’elle descendait d’un avion, une véritable victoire pour la communauté policière internationale. Recherchée dans le monde entier, celle que l’on surnommait « La Señora » comptait parmi les principaux trafiquants de cocaïne du sinistre cartel de Cali. Elle renouvelait régulièrement ses réserves de passeports volés et avait subi d’importantes opérations de chirurgie esthétique pour voyager de façon anonyme ; elle est ainsi parvenue à échapper à la police durant de nombreuses années.

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL : À quels défis devez-vous faire face à INTERPOL Brasilia ?

JORGE PONTES : Le Brésil est connu pour ses villes côtières, sa diversité ethnique, ses centres financiers et ses autorités facilement corruptibles, autant de clichés qui encouragent les malfaiteurs en fuite à s’y réfugier. Par le passé, ceci ne concernait que Rio de Janeiro et São Paulo, mais aujourd’hui, les villes de Fortaleza, Recife et Porto Seguro sont venues s’ajouter à cette liste. De plus, les films hollywoodiens sont venus conforter l’idée reçue selon laquelle le Brésil garantira l’impunité à un criminel pour le restant de ses jours.

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL : Que peut faire votre B.C.N. pour changer cette image et traduire en justice les malfaiteurs en fuite ?

JORGE PONTES : La Police fédérale brésilienne a réussi à mettre fin à ce « conte de fées » pour beaucoup de malfaiteurs en fuite. Nombre d’entre eux ont été trahis par le « mythe brésilien », notamment « Dom » Tommaso Buscetta, Mery Valencia et Shalom Weiss. Leur arrestation sur notre territoire montre l’efficacité de la Police fédérale et donne une image positive du pays dans son ensemble.

Le B.C.N. de Brasilia est en train de créer un service d’enquêtes internationales ayant exclusivement pour mission de localiser et d’arrêter les malfaiteurs internationaux en fuite. Les autres B.C.N. seront invités à y envoyer leurs représentants afin qu’ils suivent des formations spécialisées à l’école de la Police fédérale brésilienne : je les encourage vivement à y participer.

Après avoir longtemps pâti des conséquences de la présence de nombreux fugitifs venus se réfugier au Brésil, nous souhaitons partager notre expérience avec d’autres enquêteurs travaillant dans ce domaine, partout dans le monde. Notre manuel destiné aux enquêteurs spécialisés dans la recherche des malfaiteurs en fuite explique comment nous avons mené avec efficacité des enquêtes et des opérations de police. Il ne s’attarde pas sur l’aspect théorique car nous avons préféré une approche plus moderne, en utilisant l’apport de nos services partenaires en Allemagne et aux États-Unis. Le manuel fournit donc des indications pratiques pour organiser et réaliser des opérations de façon efficace lorsqu’il s’agit de rechercher et d’arrêter des malfaiteurs en fuite.

 

Cibler la criminalité régionale et environnementale

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La police brésilienne retrouve des œuvres d'art volées dans un musée à São Paulo (22 août 2008)
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Tous les points de contrôle de l’immigration au Brésil disposent de la technologie MIND d’INTERPOL, qui permet aux agents de première ligne de vérifier rapidement si un passeport présenté aux services de l’immigration est enregistré  dans les bases de données d’INTERPOL comme ayant été volé. Voici l’écran qui avertit les policiers que le passeport qu’ils viennent de scanner a bien été signalé comme ayant été volé.
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Corail saisi au cours de l’opération Nautilus

 

Cibler la criminalité régionale et environnementale

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL : Le Brésil est un pays immense : comment le B.C.N. de Brasilia réussit-il à couvrir l’ensemble du pays et à s’attaquer à la criminalité régionale ?

JORGE PONTES : Le Brésil étant l’un des principaux pays de transit pour les envois de cocaïne à destination de l’Afrique, cette question est au centre des activités du B.C.N. Nous devons également faire face à une augmentation de l’activité dans les domaines de l'escroquerie (faux en écriture notamment), du blanchiment d’argent, de la cybercriminalité et de la diffusion d’images pédopornographiques.

Le B.C.N. de Brasilia compte 34 collaborateurs à temps plein. En outre, 50 fonctionnaires supplémentaires travaillent dans les antennes régionales du B.C.N. implantées dans chacun des 27 États du pays.

Les services nationaux chargés de l’application de la loi bénéficient chaque jour de l’accès direct du B.C.N. au SECRÉTARIAT GÉNÉRAL, en particulier au Service des notices, à la Sous-direction chargée du soutien aux enquêtes sur les malfaiteurs en fuite et au Centre de commandement et de coordination (CCC).

Les tâches administratives du B.C.N. ont été facilitées depuis que les services nationaux chargés de l’application de la loi peuvent consulter directement les bases de données d’INTERPOL. Le système I-24/7 est désormais accessible aux 321 bureaux de la Police fédérale, sur tout le territoire. La base de données nominatives et celle sur les documents de voyage volés ou perdus (SLTD) sont utilisées au quotidien par les services de l’immigration et lors des contrôles des étrangers entrant au Brésil. De plus, le B.C.N. met à jour chaque semaine la base de données SLTD avec les informations fournies par le service brésilien des passeports. Par ailleurs, les patrouilles de la Police fédérale devraient bientôt pouvoir consulter la base de données sur les véhicules volés d’INTERPOL. Enfin, l’institut médicolégal national dispose déjà d’un accès à la Passerelle ADN de l’Organisation.

La réputation de la base de données d’INTERPOL sur les œuvres d’art volées (WOA) n’est plus à faire, et dès qu’un vol de bien culturel a été commis, au B.C.N., nous sommes immédiatement alertés et mettons à jour la base de données en conséquence. Au cours des deux dernières années, quatre œuvres d’art ont pu être retrouvées à l’étranger grâce aux informations de cette base de données.

Pour donnée une idée de la charge de travail, le B.C.N. de Brasilia envoie chaque année près de 13 000 messages dans le monde entier. Protection de l’environnement

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL : Vous avez consacré une grande partie de votre carrière dans la police à la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages. Pouvez-vous nous en dire plus sur les problèmes actuellement rencontrés dans ce domaine ?

JORGE PONTES : Le trafic d’espèces sauvages est devenu la troisième activité illicite la plus rentable au Brésil après le trafic d’armes et celui de stupéfiants, les profits qu’il génère pouvant atteindre 1 milliard de dollars par an. Les infractions portent notamment sur le trafic de bois brésilien protégé par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) tel que l’acajou et le bois de rose. La biopiraterie et le vol de substances animales et végétales au profit des industries chimiques et pharmaceutiques augmentent de façon alarmante. Il est estimé que 38 millions d’animaux sauvages sont volés dans les forêts du pays chaque année : 82 % des ventes illicites concernent les oiseaux, tandis que les mammifères représentent 14 % et les serpents, 3 %.

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL : Quelle réponse le B.C.N. de Brasilia apporte-t-il à ces menaces environnementales ?

JORGE PONTES : Le Brésil tire le meilleur parti de son appartenance à INTERPOL. En s’appuyant sur le vaste réseau de l’Organisation, la police brésilienne a créé un service spécial chargé de la criminalité liée aux espèces sauvages. Appartenir à un réseau de 187 pays est un atout inestimable pour échanger de façon efficace des informations à caractère opérationnel. Grâce à INTERPOL, la Police fédérale brésilienne reste informée des menaces que représentent les malfaiteurs internationaux et leurs modes opératoires, et a accès à des formations très intéressantes. Je peux ainsi vous faire part de nombreuses réussites sur le plan opérationnel, qui témoignent de l’important travail, du professionnalisme et du dévouement d’INTERPOL Brasilia.

Succès opérationnels

L’opération Nautilus cible le corail protégé

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL : L’opération Nautilus, lancée par la Police fédérale brésilienne en avril 2008, est une enquête de grande ampleur en matière de criminalité de l’environnement, ayant pour but le démantèlement d’un réseau qui exploitait du corail protégé sur la côte du Nord-Est du pays depuis plus de dix ans. Menée simultanément dans 12 États brésiliens, l’opération a mobilisé plus de 250 policiers fédéraux. Quels en ont été les résultats ?

JORGE PONTES : Nos enquêteurs ont identifié trois sociétés brésiliennes responsables de l’extraction illicite du corail, de sa distribution dans plusieurs États brésiliens et de son exportation vers 12 pays. Chaque société payait des pêcheurs locaux, des plongeurs ou différents types de bateaux commerciaux pour récolter le corail, qui était ensuite vendu et souvent exporté.

Nos investigations ont révélé qu’en 2007, 16 tonnes de fragments de récif corallien ont alimenté les marchés nationaux et plus de 20 tonnes été exportées vers plusieurs pays, dont l’Allemagne, l’Argentine, la Belgique, le Canada, le Danemark, la France, la Grèce, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Parmi les espèces exportées illégalement, citons Siderastrea stellata et Astrangia brasiliensis, qui appartiennent à la famille des Scleractinia que la CITES a classée parmi les espèces de la faune sauvage menacées et protégées.  

L’opération Nautilus a abouti à l’émission de 14 mandats d’arrêt, à l’exécution de 64 mandats de perquisition et à la saisie de grandes quantités de corail Pernambuco de grande valeur. 

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL : Le fait de travailler avec des partenaires internationaux vous a-t-il aidé à obtenir de tels résultats ?

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JORGE PONTES : Sans aucun doute. En étroite coopération avec le programme contre la criminalité environnementale du SECRÉTARIAT GÉNÉRAL, mon B.C.N. a partagé les résultats qu’il a obtenus avec d’autres B.C.N. qui menaient leur propre opération Nautilus au niveau national. L’Allemagne et les Pays-Bas se sont alliés pour mener une action commune au niveau mondial afin d’identifier les sociétés importatrices et de procéder à des saisies.



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L’opération Carrousel met au jour un réseau mondial d’abus pédosexuels

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL : Qu’en est-il de la criminalité liée à Internet ? Comment le B.C.N. de Brasilia fait-il face à ce type d’infractions ?

JORGE PONTES : Le Brésil est particulièrement touché par les problèmes de piratage informatique et d’escroquerie en ligne. INTERPOL Brasilia a décidé qu’il était urgent d’agir contre cette forme de criminalité très répandue. Mon B.C.N. a ouvert une enquête en 2008 afin d’obtenir les adresses IP d’internautes brésiliens qui semblaient échanger des fichiers contenant des photographies d’enfants victimes d’abus sexuels.

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL : Comment le B.C.N. de Brasilia a-t-il coordonné l’opération Carrousel ?

JORGE PONTES : Le service de lutte contre la cybercriminalité de la Police fédérale brésilienne s’est allié à l’institut médicolégal national brésilien et ensemble, nous avons concentré nos efforts sur le service de peer-to-peer eMule. Des milliers d’adresses IP ont été identifiées dans le monde entier, et les suspects ont fait l’objet d’enquêtes.

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL : Votre appartenance à une solide communauté internationale des services chargés de l’application de la loi a-t-elle été utile pour parvenir à ce résultat ?

JORGE PONTES : Pour INTERPOL Brasilia, cette enquête était une première et nécessitait des connaissances nouvelles en matière de technologie et une coordination policière particulière. Des suspects ayant été identifiés dans 77 pays, les investigations ne pouvaient avancer sans faire appel au réseau mondial de police d’INTERPOL. Les résultats ont permis de déclencher une enquête dans le monde entier qui a abouti à l’arrestation de centaines de cyberpédophiles en Afrique du Sud, en Australie, aux États-Unis et en Europe. Les enquêteurs brésiliens ont affirmé que ces images comptaient parmi les pires qu’ils aient vues. L’opération actuelle devrait permettre d’envoyer en prison de nombreux autres pédophiles agissant sur Internet.

Il était autrefois très difficile de punir ce type d’infractions au Brésil, mais mon pays a récemment adopté une loi qui érige la détention de pédopornographie en infraction passible d’une peine allant jusqu’à huit ans d’emprisonnement. Nous devrions donc être en mesure de multiplier le nombre d’arrestations à l’avenir.

 

La structure du B.C.N.

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SECRÉTARIAT GÉNÉRAL : Au Brésil, la Constitution fédérale régit cinq institutions chargées de l’application de la loi différentes :

  • la Police fédérale,
  • la Police fédérale de la route,
  • la Police fédérale des chemins de fer,
  • la Police militaire d’État et les pompiers,
  • la Police civile d’État.

Quelle est la place du B.C.N. de Brasilia au sein de cette structure ?

JORGE PONTES : Le B.C.N. de Brasilia dépend de la Police fédérale brésilienne. Cette dernière, dont le nom officiel est « Departamento de Polícia Federal » a pour missions principales la prévention des infractions commises au niveau fédéral et les enquêtes. Elle s’occupe donc aussi bien du maintien de l’ordre que de l’application de la loi, et surveille également les aéroports, les eaux maritimes et les frontières. Elle dépend directement du ministère de la Justice.

INTERPOL Brasilia est organisé en services d’analyse et opérationnels, eux-mêmes répartis en différents groupes spécialisés afin que leur personnel acquière une expertise dans la lutte contre des formes particulières de criminalité, sur le modèle de l’organigramme du SECRÉTARIAT GÉNÉRAL d’INTERPOL.

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL : Quelle est l’organisation interne du B.C.N. de Brasilia ?

JORGE PONTES : Le B.C.N. est composé de plusieurs services et secteurs. La Division de la Coopération et des Opérations policières internationales (Divisão de Cooperação e Operações Policiais Internacionais, DPI) est chargée de l’organisation, du contrôle, de l’orientation et de l’évaluation des opérations internationales de police demandées par les autorités brésiliennes. Elle est divisée en deux sections :

  • La Section Diffusions et individus recherchés au niveau international (Setor de difusões e Procurados Internacionais, SDPI) s’occupe des extraditions et diffuse les notices. Elle mène les opérations nationales destinées à localiser et arrêter les malfaiteurs étrangers se trouvant au Brésil, prend contact avec les B.C.N. des autres pays afin de retrouver les malfaiteurs brésiliens en fuite à l’étranger, gère les extraditions actives et passives, et coordonne le transfert des malfaiteurs arrêtés et extradés au Brésil. Cette section comprend les services suivants :

Service I : criminalité contre les personnes, à savoir pédophilie, prostitution, enlèvements, torture, viol sur mineurs, génie génétique, trafic d’organes et immigration illégale. Ce service s’occupe également des personnes disparues et de la recherche des mineurs.

Service II : escroquerie, faux et usage de faux documents, cartes de crédit, vol de véhicules, de bateaux et d’avions, blanchiment de fonds, contrebande et criminalité de l’environnement.

Service III : trafic de stupéfiants, armes et explosifs, substances chimiques, criminalité organisée et terrorisme.

  • La Section de Gestion opérationnelle (Setor de Gerenciamento Operacional, SEGOP) est chargée de la coordination et de l’exécution des requêtes officielles liées à l’entraide judiciaire internationale en matière pénale transmises via :
    • l’autorité centrale brésilienne,
    • le service chargé de la récupération des avoirs,
    • le service de la coopération juridique internationale (ministère de la Justice).

Il soutient également les activités en matière de renseignement et les opérations de police internationales menées par les antennes régionales du B.C.N.

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL : Combien de personnes travaillent au B.C.N. et quel est leur rôle ?

JORGE PONTES : INTERPOL Brasilia compte 34 collaborateurs à temps plein et 50 fonctionnaires supplémentaires travaillent dans les antennes régionales implantées dans chacun des 27 États brésiliens. Ces antennes ont été créées pour rapprocher le B.C.N. des services de police locaux et pour décentraliser et accélérer les échanges d’informations.

L’effectif du B.C.N. se compose avant tout de personnel de la Police fédérale brésilienne. Ce sont des fonctionnaires, des commissaires, des agents de police, des greffiers, des spécialistes des empreintes digitales et du personnel administratif, qui ont été recrutés pour remplir une fonction définie au sein du B.C.N. Le recrutement s’opère sur les compétences linguistiques, juridiques (droit public international) et rédactionnelles, la disponibilité pour les déplacements, l’aptitude au travail dans un environnement international et un sens aigu de la gestion des enquêtes (compétences en matière d’opérations de police menées avec d’autres pays).

 

Last modified on 10 Aug 2009 
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