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22 mai 2014

Une réunion INTERPOL place la sécurité des documents sous le microscope

LYON (France) – Un projet d’INTERPOL visant à élaborer des procédures et protocoles mondiaux s’intéresse à l’étude des différences microscopiques entre les écritures et selon l’âge des encres pour déterminer si un document a été contrefait ou falsifié et, dans l’affirmative, par quel moyen et à quel moment.

Le projet « Étude physico-chimique des intersections de traits » mené ces deux dernières années par le service Contrefaçons et documents de sécurité d’INTERPOL, en partenariat avec l’Académie internationale des experts en écriture et documents (AIEED), a été présenté à une cinquantaine d’experts en documents de 25 pays lors d’une réunion de groupe de travail au siège du Secrétariat général d’INTERPOL.

Ce projet rend compte des nouvelles techniques d’examen des intersections de traits afin de détecter la moindre différence « physique » dans l’écriture telle que la migration des encres (visible ou non) et les spécificités « chimiques » (composition chimique des encres) qui prouvent que des ajouts ou modifications ont été effectués sur le document d’origine.

Après des milliers d’expériences, il a été déterminé que l’encre, lorsqu’elle est examinée dans certaines conditions, réagit différemment en fonction de son âge. Le projet propose une méthodologie permettant aux experts du monde entier d’examiner les documents selon des critères universellement reconnus.

Cette nouvelle approche entend appuyer les enquêtes criminelles en ce qui concerne l’éternel problème des faux documents tels que les documents d’identité, les testaments ou les lettres de suicide falsifiés, et également remplacer les techniques chimiques actuelles, qui conduisent souvent à la destruction des éléments de preuve.

« Dans une enquête, le moindre détail peut avoir des conséquences importantes », a affirmé M. Glyn Lewis, Directeur du service de la Criminalité spécialisée et de l’analyse d’INTERPOL.

« Ce projet s’inscrit dans le cadre de la préoccupation permanente qu’a INTERPOL de collaborer avec les pays membres et les organismes spécialisés pour découvrir et élaborer des outils qui apporteront un plus aux enquêtes nationales et internationales », a conclu M. Lewis.  

Pendant les deux jours de réunion (21 et 22 mai), les délégués prendront également part à des démonstrations pratiques de cette technique.

Les 25 pays qui participent à la réunion sont : l’Algérie, le Canada, la Croatie, les Émirats arabes unis, les États-Unis, la France, l’ex-République yougoslave de Macédoine, l’Irak, l’Iran, le Kenya, le Koweït, la Lettonie, le Liban, la Lituanie, le Maroc, le Niger, le Pérou, la Pologne, l’Espagne, le Sri Lanka, la Suisse, la Slovaquie, la Tanzanie, la Turquie et le Zimbabwe.