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21 mai 2014

Le chef d’INTERPOL condamne « la vague de violence » au Nigéria

L'organisation mondiale de police propose son soutien indéfectible alors qu’un suspect faisant l’objet d’une notice rouge pour les attentats d’Abuja a été arrêté et est en attente d’extradition


LYON (France) – Le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, a condamné les récentes « violences impitoyables » au Nigéria, qui ont causé la mort d’au moins 118 personnes ce mardi, lors des attentats de Jos, et fait des victimes plus nombreuses encore lors des attentats perpétrés dans le nord du pays. 

Le second attentat de Jos ciblant les équipes de secours qui portaient assistance aux victimes du premier attentat, sur un marché très fréquenté et près de l’hôpital, le Secrétaire Général a déclaré que « ces actes cruels et atroces doivent être condamnés avec la plus grande fermeté ».

INTERPOL a offert son soutien plein et entier aux enquêtes ouvertes sur les récents attentats et, à la demande du Nigéria, a publié une notice rouge (avis international de recherche) à l’encontre d’Aminu Sadiq Ogwuche, soupçonné d’avoir orchestré les attentats à la bombe du 14 avril à Nyanya.

Le 14 mai, un mois après les attentats d’Abuja, le Bureau central national INTERPOL de Khartoum a confirmé l’arrestation d’Ogwuche au Soudan. Membre présumé de Boko Haram, ce dernier est actuellement en attente d’extradition vers le Nigéria.

Après l’enlèvement de plus de 200 lycéennes à la fin du mois d’avril, INTERPOL a également proposé de publier des notices jaunes, qui peuvent être diffusées dans ses 190 pays membres et aider ainsi les services de police, partout dans le monde, à localiser et identifier les jeunes filles enlevées.

« Les services de police du monde entier sont aux côtés du Nigéria à l’heure où il est confronté à cette vague de violence », a déclaré le Secrétaire Général d’INTERPOL.

« À la suite des attentats d’Abuja, je me suis rendu au Nigéria pour m’entretenir avec le Directeur Général de la police nigériane, M. Mohammed D. Abubakar, afin de l’assurer en personne de notre soutien indéfectible et de lui garantir que toute demande d’assistance sera pour nous une priorité absolue », a ajouté le chef d’INTERPOL.

INTERPOL a également proposé de déployer une Cellule de crise au Nigéria, afin d’apporter un soutien sur le terrain au Bureau central national de Lagos et à tout service national chargé de l’application de la loi qui réclamerait de l’aide en matière d'enquêtes et d'analyse concernant ces attentats.  

Les Cellules de crise peuvent être adaptées aux besoins spécifiques de chaque pays. Elles peuvent être composées de spécialistes de la police scientifique et de la lutte antiterroriste, d’assistants chargés des opérations et d’analystes. Tout élément de preuve dactyloscopique, génétique ou autre recueilli lors de l’enquête au Nigéria pourra en outre faire l’objet de vérifications dans les bases de données mondiales d’INTERPOL.