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17 novembre 2014

INTERPOL sollicite l’aide du public afin de localiser des malfaiteurs en fuite auteurs d’atteintes à l’environnement dans le cadre d’une opération mondiale

LYON (France) – L’aide des citoyens du monde entier est demandée dans le cadre d’une opération d’INTERPOL visant des personnes recherchées pour des atteintes à l’environnement, afin que les fugitifs puissent être localisés et traduits en justice.

Le 6 octobre, l’organisation mondiale de police a lancé l’opération Infra-Terra (pour International Fugitive Round Up and Arrest), ciblant 139 malfaiteurs en fuite recherchés par 36 pays membres pour des infractions comprenant, entre autres, la pêche illégale, le trafic d’espèces sauvages, le commerce et le déversement illégaux de déchets, les coupes illégales de bois et le commerce illégal d’ivoire. Il s’agit de la première opération d’INTERPOL ciblant des individus spécifiquement recherchés pour des atteintes à l’environnement.

INTERPOL sollicite aujourd’hui l’aide du public afin d’obtenir davantage d’informations susceptibles de faciliter la localisation de neuf suspects ciblés par l’opération Infra-Terra, pour lesquels aucune nouvelle piste n’a pu être trouvée durant la phase initiale de l’opération. Parmi eux figure Feisal Mohamed Ali, soupçonné d’être le chef d’un réseau de trafic d’ivoire au Kenya.

Ioannis Kokkinis, officier de renseignement criminel à l’unité de Soutien aux enquêtes sur les malfaiteurs en fuite (FIS) d’INTERPOL, qui assure la coordination d’Infra-Terra, a encouragé le public à communiquer toute information dont il disposerait à la police locale ou nationale, ou à INTERPOL, afin d’aider à retrouver les malfaiteurs en fuite. Comme le montre la campagne mondiale de sensibilisation d’INTERPOL, Turn Back Crime, le meilleur moyen de prévenir la criminalité et de rendre le monde plus sûr est que la police et le public unissent leurs forces.

« Même le plus petit détail, qui pourrait vous paraître insignifiant, est susceptible de faire considérablement avancer une affaire une fois associé à d’autres éléments de preuve déjà entre les mains de la police », a déclaré M. Kokkinis.

« Il suffit parfois d’un regard neuf pour relancer une enquête et trouver l’indice manquant qui aidera à localiser ces individus recherchés, dont certains se soustraient à la justice depuis des années », a ajouté M. Kokkinis.

L’opération Infra-Terra tire parti du succès de précédentes opérations de ce type menées en Amérique (Infra-Americas) et en Asie du Sud-Est (Infra-SEA), ainsi que des opérations Infra-Red menées au niveau mondial en 2010 et 2012. À ce jour, ces opérations ont permis plus de 600 arrestations et localisations formelles dans le monde entier.

Lors de la phase initiale de l’opération Infra-Terra, des enquêteurs de 21 pays participants se sont réunis au siège du Secrétariat général d’INTERPOL, à Lyon (France), pour échanger directement des informations sur les suspects. Des renseignements sur les individus recherchés, leur possible lieu de séjour, ainsi que d’autres informations essentielles, ont été analysés puis communiqués aux pays concernés afin que des investigations complémentaires soient menées, et ce, également avec l’appui d’Europol.

« Nous sommes heureux de voir nos pays membres se réunir dans le cadre de l’opération Infra-Terra pour lutter contre les atteintes à l’environnement, ainsi que pour sensibiliser le monde entier aux dangers bien réels de ce type d’infractions et à la menace que constituent leurs auteurs », a déclaré Andreas Andreou, officier de renseignement criminel au sein de l’unité d’INTERPOL chargée de la sécurité environnementale.

Plusieurs partenaires d’INTERPOL dans le domaine de la sécurité environnementale ont apporté leur soutien à l’opération : le Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC), la Wildcat Foundation, USAID, la Commission européenne et l’Agence norvégienne de coopération pour le développement.

Les neuf malfaiteurs recherchés sont : Adriano Giacobone, Ahmed Kamran, Ariel Bustamante Sanchez, Ben Simasiku, Bhekumusa Mawillis Shiba, Feisal Mohamed Ali, Nicolaas Antonius Cornelis, Maria Duindam, Sergey Darminov et Sudiman Sunoto.

« Nous pensons que la capture de ces criminels contribuera au démantèlement de groupes organisés qui ont fait des atteintes à l’environnement une activité professionnelle lucrative », a déclaré Stefano Carvelli, chef de l’unité de Soutien aux enquêtes sur les malfaiteurs en fuite d’INTERPOL.

Les informations sur le lieu de séjour des personnes visées par l’opération Infra-Terra ou de toute personne recherchée au niveau international peuvent être transmises à l’unité de Soutien aux enquêtes sur les malfaiteurs en fuite d’INTERPOL. Il est également possible de communiquer anonymement des informations à n’importe lequel des programmes nationaux Crime Stoppers.

Dans le cadre de la campagne Turn Back Crime d’INTERPOL, le secteur privé et les citoyens sont encouragés à jouer un rôle actif en vue de soutenir des opérations de police telles qu’Infra-Terra, afin de former une alliance mondiale contre le crime organisé.