All news
|
Print
09 mai 2014

INTERPOL propose son aide au Nigéria pour retrouver les lycéennes enlevées

Le chef d’INTERPOL dénonce les actes « innommables » de Boko Haram


LYON (France) – INTERPOL a offert aux autorités nigérianes son soutien plein et entier afin de les aider à retrouver plus de 200 lycéennes enlevées par Boko Haram alors que le Secrétaire Général Ronald K. Noble condamnait dans les termes les plus vigoureux les exactions du groupe terroriste nigérian.

Dans une lettre adressée au Président du Nigéria Goodluck Jonathan, le chef d’INTERPOL a indiqué que l’organisme mondial de police se tenait prêt à apporter toute l’assistance nécessaire pour localiser les jeunes filles, permettre leur retour saines et sauves dans leurs familles, et traduire les responsables en justice.

« L’effroyable enlèvement des lycéennes est aggravé par leur séquestration prolongée aux mains de lâches dépravés qui ne connaissent ni la pitié ni la compassion », a déclaré le Secrétaire Général Noble.

« Nos pensées vont aux victimes de l’enlèvement et à leurs proches en ces moments très difficiles, et INTERPOL se tient prêt à fournir toute l’assistance demandée par les autorités nigérianes », a conclu le chef d’INTERPOL.

Le soutien proposé consiste entre autres en la publication immédiate de notices jaunes, qui peuvent être diffusées auprès des 190 pays membres d’un simple clic afin d’aider les polices du monde entier à localiser et à identifier les lycéennes victimes de l’enlèvement.

INTERPOL a également proposé le déploiement d’une Cellule de crise (IRT) au Nigéria afin d’apporter une assistance sur le terrain au Bureau central national de Lagos et à tous les services nationaux chargés de l’application de la loi concernés nécessitant un appui en matière d’enquête et d’analyse.

Fin avril, près de 300 lycéennes ont été enlevées dans un dortoir par des militants armés dans la ville de Chibok. Quelques jours plus tard, le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, a déclaré dans une vidéo que le groupe projetait de vendre les jeunes filles comme esclaves.