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28 mars 2014

INTERPOL réfute les déclarations attribuées à la Malaisie selon lesquelles les vérifications dans les bases de données de l’Organisation pourraient ralentir les contrôles d’immigration

LYON (France) – La décision de la Malaisie de ne pas consulter la base de données des documents de voyages volés et perdus (SLTD) d’INTERPOL avant d’autoriser des voyageurs à entrer sur son territoire ou à embarquer sur un vol ne peut être justifiée en incriminant la technologie ou INTERPOL. S’il s’agit de rechercher une responsabilité, elle ne peut être attribuée qu’au service d’immigration malaisien.

Quelques secondes seulement sont nécessaires pour savoir si un passeport figure dans la base de données SLTD d’INTERPOL, des tests récents ayant indiqué un temps de réponse de 0,2 seconde.

Les États-Unis consultent cette base de données plus de 230 millions de fois par an, le Royaume-Uni plus de 140 millions de fois, les Émirats arabes unis plus de 100 millions de fois et Singapour plus de 29 millions de fois. Aucun de ces pays, et aucun pays membre d’INTERPOL d’ailleurs, n’a jamais fait état d’un temps de réponse trop long.

La vérité est qu’en 2014, avant la tragique disparition du vol MH 370 de la compagnie Malaysia Airlines, le service d’immigration de la Malaisie n’a pas effectué une seule vérification de passeport appartenant à un passager dans les bases de données d’INTERPOL.

Deux individus titulaires de passeports autrichien et italien volés ont ainsi pu embarquer à bord de ce vol. Si la Malaisie avait consulté la base de données SLTD d’INTERPOL, l’utilisation de passeports volés par ces deux passagers aurait été découverte presque instantanément.

Le service d’immigration de la Malaisie se doit, pour l’ensemble des passagers embarquant à bord de vols au départ de la Malaisie ou y faisant escale, de garantir que les passeports dont le vol ou la perte a été signalé et qui figurent à ce titre dans les bases de données d’INTERPOL ne puissent être utilisés pour monter à bord d’un avion.

À cet égard, malgré l’attaque injustifiée formulée à l’encontre de l’Organisation, celle-ci demeure prête, déterminée et apte à aider la Malaisie à mieux protéger ses citoyens et les visiteurs de ceux qui cherchent à utiliser des passeports volés ou falsifiés pour prendre place à bord d’avions.

INTERPOL ignore pourquoi le ministre de l’Intérieur de la Malaisie choisit d’attaquer l’Organisation au lieu de tirer les enseignements de cette tragédie.

Après des années passées à constater que les pays n’utilisent pas la base de données SLTD avant d’autoriser des voyageurs à franchir des frontières et embarquer sur des vols, INTERPOL a créé I-Checkit, un outil qui permettra aux compagnies aériennes et aux sociétés de croisières de veiller à ce qu’aucun passager ne puisse utiliser un passeport volé ou perdu enregistré dans la base de données d’INTERPOL pour embarquer dans un avion ou sur un bateau.