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27 mars 2014

Des enquêteurs internationaux rassemblés pour la réunion sur le projet Pink Panthers d’INTERPOL

LUXEMBOURG (Luxembourg) – Des policiers venus de 25 pays sont réunis à Luxembourg pour échanger des informations concernant les enquêtes actuellement menées sur les vols avec violence liés aux « Pink Panthers » commis partout dans le monde.

La 8ème réunion du Groupe de travail opérationnel sur le projet Pink Panthers (27 et 28 mars) rassemble plus de 70 enquêteurs afin qu’ils puissent échanger directement des informations détaillées et récentes en lien avec les individus soupçonnés d’appartenir à cette organisation criminelle.

Ouvrant la réunion, le Directeur général adjoint de la Police grand-ducale du Luxembourg, M. Jos Schmit, a déclaré que son pays soutient le projet Pink Panthers depuis le premier vol signalé au Luxembourg en 2003 et que cette coopération a permis de mettre au jour trois groupes de malfaiteurs dans le pays.

« Je suis convaincu que nos opérations auront énormément à gagner de la participation accrue d’INTERPOL à la lutte contre la criminalité transnationale, dans la mesure où l’Organisation n’apporte pas seulement de l’expérience, de l’analyse et des ressources mais peut aussi donner de précieux conseils », a déclaré M. Schmit.

L’orateur a aussi souligné la nécessité d’une coopération judiciaire, en ajoutant qu’« outre les aspects purement policiers de cette question, d’autres problèmes doivent être résolus, notamment en ce qui concerne la compétence territoriale. Si nous souhaitons véritablement améliorer notre taux de réussite, nous devons dépasser ces limites dans le cadre de la coopération judiciaire multilatérale. Plus la façon de procéder sera concrète et opérationnelle, plus elle sera efficace ».

Le projet Pink Panthers d’INTERPOL vise principalement à centraliser des renseignements sur les individus soupçonnés de telles activités illicites, des éléments d’identification (données nominatives, photographies, empreintes digitales, profils d’ADN) ainsi que des informations sur les faits dans lesquels ils seraient impliqués et sur les partenariats et les contacts avec d’autres éléments criminels.

L’analyse de ces informations et la mise en place de réseaux, dans le cadre de groupes de travail par exemple, permettent aux enquêteurs d’établir des liens entre des infractions commises dans différents pays – liens qui pourraient sans cela passer inaperçus – et de mettre en commun les informations nécessaires à l’identification, à la localisation et à l’arrestation des membres de ce gang.

En février, la police espagnole a arrêté Borko Ilincic qui faisait l’objet d’une notice rouge INTERPOL – ou avis de recherche international – publiée à la demande des Émirats arabes unis en 2007 suite à l’attaque du centre commercial Wafi à Doubaï, lors duquel les malfaiteurs ont pris la fuite en emportant des bijoux d’une valeur estimée à 3 millions d’euros après avoir utilisé leurs véhicules comme béliers.

Depuis 2011, la coopération entre les pays membres dans le cadre du projet Pink Panthers d’INTERPOL a abouti à l’arrestation de plus de 200 membres de cette organisation dans le monde entier.

Les quelque 800 individus que compte le groupe auraient commis plus de 370 vols avec violence dans 35 pays depuis 1999, le montant total des bijoux volés étant estimé à plus de 330 millions d’euros.

Les pays représentés à la réunion étaient les suivants : Allemagne, Andorre, Autriche, Bahreïn, Belgique, Danemark, Émirats arabes unis, Espagne, États-Unis, France, Grèce, Hong Kong (Chine), Italie, Japon, Koweït, Liechtenstein, Luxembourg, ex-République yougoslave de Macédoine, Monaco, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Roumanie, Serbie, Suède et Suisse.