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14 février 2014

Le renforcement de la coopération entre les services chargés de l’application de la loi au centre de la visite du chef d’INTERPOL au Libéria

Le Secrétaire Général termine sa mission en Afrique de l’Ouest, où il s’est rendu pour faire le point sur les défis à relever en matière de sécurité


MONROVIA (Libéria) – À l’occasion de de sa première visite au Libéria, le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, a rencontré de hauts responsables du ministère de la Justice et de la Police nationale du pays afin de définir les domaines dans lesquels la coopération en matière de lutte contre la criminalité organisée transnationale pourrait être renforcée.

Lors de ses entretiens avec le Ministre par intérim de la Justice, Mme Wheationia Dixon-Barnes, et le Directeur de la police libérienne, M. Clarence Massaquoi, le chef d’INTERPOL a souligné combien il est important d’ouvrir aux policiers de première ligne l’accès aux outils et services mondiaux d’INTERPOL, ainsi qu’à la formation et au soutien opérationnel qu’il peut apporter. M. Noble a également rendu visite au personnel du Bureau central national INTERPOL du Libéria, à Monrovia.

« Les services chargés de l’application de la loi de toute l’Afrique de l’Ouest sont confrontés à de nombreux défis allant du trafic de drogue au trafic d’êtres humains en passant par la piraterie maritime et les atteintes à l’environnement. Pour lutter efficacement contre ces phénomènes criminels transnationaux, au Libéria comme à l’extérieur, il est nécessaire d’accroître la collaboration dans l’ensemble de la région et à l’échelle internationale, en utilisant les outils et services mondiaux sans équivalent mis à disposition par INTERPOL », a déclaré le Secrétaire Général Noble.

À cet égard, M. Noble a félicité les autorités libériennes d’avoir demandé, un peu plus tôt ce mois-ci, le déploiement sous l’égide d’INTERPOL d’une Cellule de crise multinationale pour aider aux investigations menées au Ghana à bord du Kerala, pétrolier battant pavillon libérien détourné au large de l’Angola en janvier dernier.

Le Libéria est l’un des quatre États à avoir signé la Déclaration de Washington, par laquelle il s’engage à poursuivre sa collaboration avec le Groupe de contact sur la piraterie au large des côtes somaliennes (CGPCS) et d’autres partenaires afin de lutter contre la piraterie maritime.

Le pays participe également à l’initiative « Côte de l’Afrique de l’Ouest » (WACI), lancée en 2009 en vue de combattre le trafic de drogue et la criminalité organisée dans la sous-région. Cette initiative commune ONU/INTERPOL vient à l’appui du plan d’action régional de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) visant à lutter contre les problèmes croissants posés par le trafic de drogue, la criminalité organisée et la consommation de drogue en Afrique de l’Ouest.

Par ailleurs, conscient de la menace que représentent les atteintes à l’environnement dans la région, le Libéria a participé, en 2013, à l’opération Wendi, une initiative coordonnée par INTERPOL menée dans cinq pays d’Afrique occidentale et centrale contre les organisations criminelles responsables du trafic d’ivoire. Le résultat en a été l’arrestation de près de 70 personnes, ainsi que la saisie de quelque 4 000 articles en ivoire, de 50 défenses d’éléphants, d’armes et d’argent en espèces.

Le Libéria étant l’un des 67 pays membres à avoir reconnu le Document de voyage INTERPOL, le chef d’INTERPOL a ajouté : « Le Libéria a fait la preuve de son engagement en faveur de la coopération mondiale entre les services chargés de l’application de la loi. Pour lutter avec succès contre les menaces criminelles connues et nouvelles, des solutions communes sont requises. Il s’agit notamment de faire en sorte que les policiers libériens de première ligne reçoivent, par l’intermédiaire d’INTERPOL, le soutien et la formation essentiels dont ils ont besoin ».

Cette visite de M. Noble au Libéria est le point final d’une mission régionale de cinq jours en Afrique de l’Ouest. Elle souligne sa volonté d’appréhender directement les besoins des pays membres en matière de sécurité et de trouver les moyens par lesquels l’Organisation peut les aider à protéger leurs citoyens.