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14 février 2014

La lutte contre la corruption dans les transactions commerciales, thème d’un atelier INTERPOL

NEW DELHI (Inde) – Des chefs de services anticorruption et des enquêteurs et procureurs chevronnés se sont réunis en Inde pour débattre des moyens qui leur permettront de déceler des faits de corruption dans les transactions commerciales internationales, d’enquêter sur ces faits et d’engager des poursuites, dans le cadre du 7ème Programme mondial INTERPOL sur la lutte anticorruption, la criminalité financière et le recouvrement d’avoirs.

Cette réunion de cinq jours (du 10 au 14 février) a permis à quelque 65 participants de huit pays d’Asie du Sud de passer en revue les outils juridiques et les techniques d’enquête les plus récents mis en œuvre aux fins du recouvrement des produits de la corruption qui a cours dans les transactions commerciales internationales, et d’en débattre.

Organisé à New Delhi par le service Anticorruption et Criminalité financière d’INTERPOL en coordination avec leCentral Bureau of Investigation(CBI) et le Département de la Justice des États-Unis, l’atelier a porté sur un large éventail de sujets tels que la Convention des Nations Unies contre la corruption, la Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption, le blanchiment de fonds, l’informatique l’égale, le recouvrement des avoirs et l’utilisation efficace de l’entraide judiciaire dans les enquêtes internationales.

S’adressant aux participants, le Ministre d’État indien chargé des Ressources humaines et de l’Administration, M. V. Narayanasamy, a déclaré : « Les efforts menés avec constance par INTERPOL afin de mettre à la disposition de ses pays membres l’assistance technique nécessaire pour qu’ils puissent renforcer leurs capacités en matière de lutte contre la corruption et de recouvrement des avoirs doivent être salués ».

Le Directeur du CBI et Chef du Bureau central national INTERPOL de l’Inde, M. Ranjit Sinha, a souligné la nécessité de la coopération policière internationale pour lutter efficacement contre la corruption active dans les transactions commerciales internationales.

« Les lois anticorruption ont évolué en Asie du Sud pour lutter principalement contre la corruption au sein des gouvernements et dans le secteur public. Cependant, la part du secteur privé dans le développement économique étant de plus en plus importante, il est temps de s’attaquer également à la corruption du côté de ceux qui se livrent aux sollicitations», a déclaré M. Sinha.

Le chef du service Anticorruption d’INTERPOL, M. Jaganathan Saravanasamy, a, quant à lui, déclaré : « Le renforcement des capacités est une priorité pour INTERPOL et cet atelier va aider nos pays membres à obtenir de plus grands succès encore s’agissant de mener des enquêtes et d’engager des poursuites pour des infractions liées à la corruption ».

Rappelant l’importance des échanges d’informations sécurisés aux fins du recouvrement d’avoirs, le Directeur de la Criminalité spécialisée et de l’Analyse d’INTERPOL, M. Glyn Lewis, a souligné la nécessité, pour les pays membres, de tirer pleinement parti des possibilités qu’offre la plateforme SECOM (Secure Communication for Asset Recovery), un outil mis au point par INTERPOL en coopération avec l’Initiative pour le recouvrement des avoirs volés (StAR) de l’ONUDC et la Banque mondiale.

Les huit pays participants sont l’Afghanistan, le Bangladesh, le Bhoutan, l’Inde, les Maldives, le Népal, le Pakistan et le Sri Lanka.