All news
|
Print
26 novembre 2013 - Media release

La lutte contre les réseaux se livrant à la criminalité liée aux véhicules fait l’objet d’une conférence INTERPOL

LYON (France) – Des experts des services chargés de l’application de la loi et du secteur privé se sont réunis au siège du Secrétariat général d’INTERPOL pour débattre des méthodes permettant de lutter efficacement contre le problème grandissant de la criminalité liée aux véhicules.

La Conférence mondiale INTERPOLsur la criminalité liée aux véhicules, d’une durée de trois jours
(26 - 28 novembre), réunit près de 200 participants représentant 55 pays, 40 entités privées et six organisations internationales. L’objectif est d’échanger des compétences spécialisées et des bonnes pratiques concernant la prévention des vols de véhicules, la récupération des véhicules volés et la protection contre l’utilisation des véhicules volés dans le cadre d’autres activités criminelles.

Les thèmes abordés lors de cette conférence seront notamment les suivants : liens entre le vol de véhicules et la criminalité organisée ; procédures de récupération des véhicules volés ; outils et technologie disponibles pour prévenir le vol de véhicules et détecter les véhicules volés ; législation mondiale relative aux véhicules volés ; enfin, liens entre la criminalité liée aux véhicules et la gestion des frontières.

Dans son discours liminaire, M. Diego Tebaldi,Senior Director of Government Regulatory Affairsau sein du groupe LoJack, a déclaré : « LoJack est fier d’avoir la possibilité de partager son expérience et son point de vue avec les nombreux et éminents participants et spécialistes du vol de véhicules ici présents. Comme l’atteste la courbe mondiale des vols de véhicules que nous vous avons montrée, le phénomène continue de sévir dans le monde entier et l’utilisation de la technologie reste un moyen pour les voleurs à la pointe de la modernité de contourner les dispositifs standard de protection.

« En tant que leader mondial dans le domaine de la sûreté, la sécurité et la protection de la « voiture connectée », nous continuons à travailler en partenariat avec les services chargés de l’application de la loi du monde entier pour protéger les citoyens. »

Le Secrétaire Général d’INTERPOL, Ronald K. Noble, a affirmé qu’il était évident depuis longtemps pour l’Organisation qu’eu égard au grand nombre de parties intéressées, les services chargés de l’application de la loi ne peuvent à eux seuls combattre avec succès la criminalité transnationale liée aux véhicules.

« Cette activité criminelle transnationale ne se limite pas, comme nous le savons tous, au fait de voler un véhicule dans un pays donné pour le revendre dans un autre. Qu’il s’agisse du terrorisme ou du trafic d’êtres humains, d’armes ou de stupéfiants, la criminalité liée aux véhicules a un lien avec presque toutes les formes de grande criminalité », a indiqué M. Noble.

À cet égard, le chef d’INTERPOL a cité deux exemples – celui des attentats à l’explosif commis en 2004 dans des trains à Madrid, et celui de l’assassinat en 2005 du Premier ministre libanais Rafik Hariri –, dans lesquels les explosifs avaient été transportés à bord de véhicules volés.

M. Noble a en outre appelé l’attention sur le succès du projet INVEX d’INTERPOL, qui consiste à échanger des informations pour retrouver la trace de véhicules volés. Mis en place en 2009 avec la participation d’une poignée de pays européens et de constructeurs automobiles, le projet INVEX a permis à ce jour de localiser quelque 2 000 véhicules dans le monde.

« Il nous faut créer des partenariats avec le secteur privé, et le succès de notre projet INVEX, qui est mené en collaboration avec seulement quatre entreprises privées, nous a confortés dans cette idée », a conclu M. Noble.

La base de données d’INTERPOL sur les véhicules volés (SMV) contient plus de 7,2 millions d’enregistrements provenant de 127 pays membres. Son utilisation est en nette augmentation depuis quelques années : elle est passée de trois millions de recherches en 2007 à plus de 100 millions cette année.