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06 décembre 2013 - Media release

Le Népal demande la diffusion d’une notice rouge INTERPOL à l’encontre d’un homme recherché pour braconnage de rhinocéros

LYON (France) – À la demande du Népal, INTERPOL a publié une notice rouge, ou avis de recherche international, à l’encontre de Rajkumar Praja, recherché pour braconnage de rhinocéros et commerce international de cornes de rhinocéros.

Le Népalais de 30 ans est recherché en vue de l’exécution d’une peine de 15 ans de prison pour s’être livré au braconnage de rhinocéros dans le parc national de Chitwan. Cette notice rouge fait suite au démantèlement par les services chargés de l’application de la loi du Népal, un peu plus tôt dans l’année, d’un réseau de 13 braconniers.

La demande de publication d’une notice rouge par le Népal a été saluée par le service d’INTERPOL chargé de la sécurité environnementale, qui y voit une preuve supplémentaire de la constance de l’action de répression menée par les autorités népalaises, grâce à laquelle les cas de braconnage ont beaucoup diminué tandis que les arrestations progressaient.

« Étant donné le caractère de plus en plus international de la criminalité liée aux espèces sauvages, il est important que les pays regardent au-delà de leurs frontières et élaborent une stratégie d’envergure internationale pour la recherche des malfaiteurs en fuite », a déclaré David Higgins, chef du service d’INTERPOL chargé de la sécurité environnementale.

« Compte tenu du nombre élevé de malfaiteurs qui franchissent les frontières, les services chargés de l’application de la loi doivent conserver une longueur d’avance pour lutter efficacement contre cette forme de criminalité. Nous encourageons l’ensemble de nos pays membres à faire un usage accru du réseau mondial d’INTERPOL pour identifier et traduire en justice les malfaiteurs qui cherchent à s’enrichir au détriment de notre environnement », a ajouté M. Higgins.

Un des facteurs clés d’une lutte efficace contre ce type de criminalité est la coordination avec les autres organisations régionales et internationales, dont le Réseau régional de protection des espèces sauvages de l’Asie du Sud (SAWEN).

« La criminalité liée aux espèces sauvages est bien organisée au niveau transnational. Il est essentiel de collaborer pour accroître la capacité des agents de première ligne à lutter contre cette forme de criminalité », a déclaré M. Megh Bahadur Pandey, principal coordinateur des questions d’application de la loi au SAWEN et Directeur général du Service des parcs nationaux et de la conservation de la vie sauvage du Népal.

« Le Secrétariat du SAWEN et INTERPOL ont commencé à unir leurs efforts pour renforcer les capacités des agents de première ligne chargés de l’application de la loi en Asie du Sud. Le Secrétariat du SAWEN appelle l’ensemble des réseaux de lutte contre les atteintes à la vie sauvage et des organismes internationaux à coordonner leur action aux fins de la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages », a conclu M. Pandey.

Le commerce international d’espèces sauvages représente l’une des menaces les plus importantes pour la préservation de la vie sauvage, à l’heure où l’exploitation à des fins criminelles de certaines espèces emblématiques – telles que le tigre, le léopard des neiges, l’éléphant ou le rhinocéros – a abouti à leur quasi-disparition. Les projets Predator et Wisdom d’INTERPOL aident les services nationaux chargés de l’application de la loi à lutter contre la criminalité liée aux espèces sauvages en Asie et en Afrique.

Les 190 pays membres de l’Organisation sont encouragés à donner la priorité aux échanges internationaux et à accroître leur utilisation des outils spécialisés d’INTERPOL, dont le système de notices répondant à un code couleur, pour enquêter sur les auteurs d’atteintes à l’environnement, les localiser et les arrêter.

La reconnaissance de la nécessité d’une action mondiale pour lutter contre les organisations criminelles transnationales responsables des atteintes à l’environnement a récemment été mise en évidence avec l’annonce par le Département d’État des États-Unis d’une récompense de 1 million d’USD pour des informations qui conduiraient au démantèlement du réseau Xaysavang.