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20 novembre 2013 - Media release

Premier signalement positif du système iARMS d’INTERPOL concernant une arme à feu volée : un lien est établi entre deux affaires précédemment distinctes intervenues au Costa Rica et au Panama

Ce résultat souligne l’importance de l’échange d’informations via les réseaux d’INTERPOL


LYON (France) – Le Système INTERPOL de gestion des données sur les armes illicites et du traçage des armes (iARMS) a signalé sa première concordance entre une arme à feu saisie par la police au Panama et une arme volée au Costa Rica 18 mois plus tôt.

Lancé début 2013, iARMS, qui contient actuellement plus de 288 000 enregistrements provenant de près d’une centaine de pays, permet aux 190 pays membres d’INTERPOL de signaler de façon centralisée la perte, le vol, le trafic ou la contrebande d’armes à feu, et d’effectuer des recherches sur des armes à feu.

En janvier 2012, les autorités costa-riciennes ont déclaré le vol de 216 armes à feu. Pour alerter les autres pays sur la menace que peuvent constituer ces armes, INTERPOL a publié une notice orange indiquant qu’elles risquaient d’être introduites clandestinement dans les autres pays de la région.

Lorsque le Costa-Rica a rejoint iARMS, en avril 2013, les autorités nationales y ont enregistré les données concernant ces armes, devenant ainsi l’un des premiers pays de la région à alimenter le système.

Dans une autre affaire, en août 2013, à l’occasion d’une perquisition chez un particulier liée à des infractions présumées en matière de drogue, la police du Panama a saisi un pistolet. Une vérification dans la base de données iARMS a révélé que cette arme figurait parmi les armes déclarées volées au Costa Rica en 2012.

« Ce premier signalement positif généré par iARMS montre l’importance de cet outil pour établir des liens entre des affaires n’en présentant aucun à première vue », a déclaré Jeffrey Stirling, responsable du Programme d’INTERPOL sur les armes à feu.

« Nous espérons que cet exemple de réussite incitera davantage de pays membres à enregistrer dans iArms leurs données concernant les armes à feu volées, perdues, faisant l’objet d’un trafic ou étant liées à des infractions, ce qui rendra cet outil encore plus utile aux services chargés de l’application de la loi », a conclu M. Stirling.

Les autorités du Costa Rica et de Panama collaborent désormais étroitement pour échanger des informations et repérer les éventuels itinéraires du trafic et de la contrebande d’armes à feu entre leurs deux pays, ainsi que les organisations qui pourraient être impliquées dans ces actions.

Outre l’appui qu’il offre aux pays pour retrouver les armes à feu illicites, iARMS permet aux services chargés de l’application de la loi de savoir où et quand une arme a été fabriquée, ce qui peut les aider à suivre le parcours de l’arme, depuis sa mise en circulation initiale jusqu’à sa saisie.