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14 novembre 2013 - Media release

La réponse mondiale au trafic d’êtres humains au cœur d’une conférence d’INTERPOL

La réponse mondiale au trafic d’êtres humains au cœur d’une conférence d’INTERPOL


LYON (France) – La mise en place de bonnes pratiques et d’une coopération entre les acteurs de la lutte contre le trafic d’êtres humains, dans le monde entier, est au centre d’une conférence internationale de deux jours qui a débuté aujourd’hui au siège du Secrétariat général d’INTERPOL.

Le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, et la Ministre française des Droits des femmes, Mme Najat Vallaud-Belkacem, ont ouvert la 2ème Conférence mondiale d’INTERPOL sur le trafic d’êtres humains, qui rassemble quelque 150 spécialistes des services chargés de l’application de la loi et d’organismes non gouvernementaux de près de 50 pays. L’événement est parrainé par la police judiciaire d’Abou Dhabi.

« Je suis très heureuse d’ouvrir cette conférence car je sais qu’INTERPOL est fortement mobilisé et engagé dans la lutte contre le trafic d’êtres humains, un défi transnational auquel tous les pays sont confrontés et dont ils doivent faire une priorité puisque les droits humains, et en particulier ceux des femmes, sont en jeu. Nos pays doivent mieux se protéger et, pour cela, ils doivent coopérer et collaborer les uns avec les autres », a déclaré Mme Vallaud-Belkacem.

L’une des questions importantes inscrites à l’ordre du jour de la conférence est celle des nouvelles technologies, le trafic d’êtres humains étant devenu grâce à elles une entreprise dont les profits se chiffrent en milliards de dollars : Internet, les réseaux sociaux et la téléphonie mobile offrent en effet de nouvelles possibilités d’exploitation et d’abus sexuels, et les trafiquants les utilisent pour recruter et vendre leurs victimes ou pour attirer d’éventuels clients.

Félicitant la Ministre pour son engagement en faveur des droits des femmes et de la protection des victimes du trafic d’êtres humains, le Secrétaire Général d’INTERPOL a déclaré que ces mêmes technologies offrent aux services chargés de l’application de la loi autant de possibilités d’accéder à des renseignements et de mener un travail de sensibilisation en vue d’aider à l’identification des victimes et d’adopter des mesures de prévention.

« Pour profiter de ces possibilités, nous devons modifier nos habitudes, sortir de notre isolement, échanger et exploiter tous les éléments d’information à disposition, partout dans le monde », a déclaré M. Noble. « C’est ce qu’INTERPOL essaie de faire depuis ses débuts, il y a près d’un siècle ».

« Le trafic d’êtres humains est perçu depuis trop longtemps comme une activité à haute rentabilité et à faible risque. Cette perception doit changer », a ajouté le Secrétaire Général.

« Nous devons adapter nos outils et nos stratégies aux nouvelles formes de trafic d’êtres humains et, pour cela, commencer par placer les droits et les besoins des victimes au centre de notre démarche », a conclu le chef d’INTERPOL, évoquant une série d’opérations menées ces dernières années, coordonnées par INTERPOL, dans toute l’Afrique centrale et occidentale, qui ont permis de secourir plus de 800 enfants et d’arrêter près d’une centaine de personnes.

Le Secrétaire Général Noble a également salué l’action du Groupe de travail d’INTERPOL spécialisé dans la lutte contre la traite d’êtres humains, qui a élaboré un manuel de bonnes pratiques destiné aux enquêteurs et est un acteur essentiel de la formation spécialisée dans le monde entier.

Outre la séance plénière, plusieurs réunions en petits groupes aborderont l’ensemble des aspects du trafic d’êtres humains, parmi lesquels la croissance du marché criminel lié au prélèvement et à la transplantation d’organes – y compris les tissus et les cellules –, la protection des travailleurs du sexe, le profilage psychologique des victimes et le programme américainAirline Ambassadors.

À cet égard, les participants examineront des recommandations ayant trait notamment à la création d’un groupe de travail international sur le trafic d’organes, à la création de groupes de travail sous-régionaux sous l’égide du Groupe de travail d’INTERPOL spécialisé dans la lutte contre la traite d’êtres humains, et à de nouvelles solutions pour le recueil de renseignements opérationnels sur Internet.

Au nombre des participants à la réunion figurent également des représentants d’organisations internationales telles qu’EUROPOL, l’OSCE, l’ONUDC, ainsi que des représentants du  Centre international pour le développement des politiques migratoires, de l’Organisation internationale pour les migrations et de Crime Stoppers International.

Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des femmes

Conference speech