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08 novembre 2013 - Media release

INTERPOL va élargir l’assistance apportée à ses pays membres en matière d’identification par l’ADN

La coopération avec l’Institut néerlandais de police scientifique va renforcer les capacités de comparaison des profils génétiques


LYON (France) – INTERPOL va désormais mieux pouvoir aider ses pays membres à identifier les personnes disparues et les victimes de catastrophes, et mieux pouvoir répondre aux autres besoins complexes en matière d’identification par comparaison de profils d’ADN.

Le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, a déclaré aux participants à la 7ème Conférence INTERPOL sur l’utilisation des techniques de l’ADN à l’intention des enquêteurs, qui s’est tenue cette semaine
(6 - 8 novembre) au siège du Secrétariat général, à Lyon, que l’organisation mondiale de police va travailler avec l’Institut néerlandais de police scientifique (Netherlands Forensic Institute, NFI), qui a créé le logiciel « Bonaparte » pour identifier les personnes de manière rapide et fiable.

Cet outil mis au point en collaboration avec la société SMART Research, associée à l’université Radboud de Nimègue, permettra à INTERPOL et à ses pays membres d’utiliser l’ADN pour rechercher des liens de parenté et d’identifier ainsi rapidement les membres d’une même famille.

M. Noble a fait état d’une affaire récente dans laquelle INTERPOL a publié une notice jaune (alerte mondiale concernant des personnes disparues), à la demande des autorités grecques, afin d’identifier une fillette retrouvée dans un campement de Roms, et a également invité ses pays membres à lui transmettre les profils génétiques des personnes déclarant être de la famille de Maria.

« Pour comparer ces profils, il nous aurait fallu faire appel à nos pays membres ou à des organismes tels que le NFI, la Passerelle ADN actuelle d’INTERPOL ne permettant pas les comparaisons entre personnes d’une même famille », a expliqué M. Noble.

« Grâce à notre collaboration avec le NFI et au logiciel Bonaparte, cette situation est sur le point de changer, et tous les pays membres d’INTERPOL vont en bénéficier : nous serons désormais en mesure d’utiliser notre Passerelle pour l’identification des personnes disparues au moyen de l’ADN des membres de leur famille biologique, ce qui s’est avéré décisif dans de nombreuses affaires au niveau national », a ajouté le chef d’INTERPOL.

2013 marquant le 15ème anniversaire de la présence d’INTERPOL dans le domaine de l’ADN, le Secrétaire Général a souligné quelques-uns des succès déjà obtenus grâce à la base de données génétiques de l’Organisation et notamment, en avril dernier, l’identification d’un homme soupçonné d’avoir participé à un viol collectif avec violence commis en Norvège en 2008.

Après l’arrestation de l’intéressé pour vol en Autriche, une vérification dans la base de données génétiques d’INTERPOL a révélé qu’il était lié à l’affaire en Norvège ; il a été extradé, et un autre suspect a également été identifié.

« L’utilisation de l’ADN à des fins judiciaires continue à évoluer : nous assistons actuellement à la mise en place de capacités et au renforcement des capacités existantes dans de nombreux pays membres de l’Organisation, et à l’élargissement à des domaines importants tels que les personnes disparues et la criminalité transnationale », a déclaré M. Simon Walsh de la Police fédérale australienne, Président du Groupe d’experts d’INTERPOL sur le suivi des techniques dans le domaine de l’analyse d’ADN.

L’utilisation de l’ADN dans des affaires ne concernant pas des personnes humaines a également été soulignée : une Cellule INTERPOL de soutien aux enquêtes a par exemple été déployée en juillet dernier au Sri Lanka, où des échantillons ont été prélevés sur plus de 350 défenses d’éléphants saisies dans un chargement illégal. L’analyse de l’ADN et des isotopes de certains éléments chimiques pourrait permettre de situer des lieux de braconnage en Afrique, ce qui aidera la police à mieux lutter contre les organisations criminelles se livrant à des infractions visant les espèces sauvages.