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08 octobre 2013 - Media release

La mise en commun de l’expertise mondiale au cœur d’un colloque de police scientifique à INTERPOL

LYON (France) – La nécessité pour les pays de mettre en commun l’expertise en matière de police scientifique afin de mieux contribuer au bon déroulement des enquêtes criminelles aux niveaux régional et mondial a été soulignée et qualifiée d’indispensable lors de l’ouverture du 17ème Colloque international des responsables de police scientifique au siège du Secrétariat général d’INTERPOL.

Cette rencontre de trois jours (8 - 10 octobre) rassemble plus de 160 experts, enquêteurs et chercheurs en police scientifique de 61 pays et trois organisations internationales - outre des sociétés privées -, qui examineront les dernières nouveautés en matière de techniques, d’applications et de bonnes pratiques.

Parmi les points à l’ordre du jour figurent la criminalistique – armes à feu, traces, peinture et verre, fibres et géologie ; la chimie légale - enquêtes sur les incendies, explosifs, drogues et toxicologie ; les éléments de preuve issus des médias – fichiers audio, fichiers vidéo, images et éléments de preuve numériques ; et les sciences de l’identification – empreintes digitales, ADN et documents. Trois séances thématiques seront également organisées tout au long de la conférence autour des thèmes suivants : « La scène de crime », « Questions liées à la gestion » et « Dernières évolutions en matière de police scientifique ».

En ouvrant le colloque, M. Jean-Michel Louboutin, Directeur exécutif des Services de police d’INTERPOL, a déclaré que les experts légistes jouaient un rôle vital, évoquant le déploiement récent d’une Cellule de crise d’INTERPOL au Kenya après l’attentat terroriste perpétré dans un centre commercial à Nairobi.

« Les éléments de preuves scientifiques sont un lien essentiel entre les enquêtes criminelles et les poursuites pénales », a déclaré M. Louboutin.

« Le recueil, l’analyse et le partage des éléments de preuve scientifiques prélevés sur les scènes de crime, les suspects et les victimes peuvent non seulement se révéler déterminants pour les enquêtes aussi récentes que celle du Kenya, mais aussi pour les affaires les plus insolubles ».

« C’est pourquoi INTERPOL veille à ce que ses outils et services - y compris ses bases de données mondiales sur l’ADN et les empreintes digitales - soient facilement accessibles, puisqu’il n’est aucunement possible de prédire à quel moment ces éléments de preuve deviendront décisifs pour l’élucidation d’une affaire dans n’importe quel pays », a conclu M. Louboutin.

Le Colloque international des responsables de police scientifique, qui a lieu tous les trois ans, rassemble des experts du monde entier, y compris de l’International Forensic Strategic Alliance, pour présenter les progrès réalisés dans les méthodes scientifiques et déterminer comment celles-ci peuvent être appliquées aux enquêtes criminelles.