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10 avril 2013 - Media release

Une collaboration plus étroite entre les services chargés de l’application de la loi et le secteur privé est indispensable pour lutter contre la cybercriminalité dans le monde entier, déclare le chef d’INTERPOL

INTERPOL et Kaspersky Lab vont travailler ensemble à la mise en place d’alertes concernant les cybermenaces graves d’ampleur mondiale


WASHINGTON D.C. (États-Unis) - Le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, a déclaré qu’une collaboration plus étroite entre les services chargés de l’application de la loi et les sociétés privées spécialisées dans la sécurité d’Internet est indispensable pour lutter contre la cybercriminalité et améliorer la cybersécurité au niveau mondial, de même qu’une harmonisation des réglementations nationales.

Prenant la parole mercredi dernier lors d’une conférence organisée à l’université de Georgetown (3rd International Engagement on Cyber), M. Noble a indiqué que les policiers spécialisés enquêtant sur des affaires de criminalité ont fort à faire pour s’y retrouver dans un maquis inextricable de lois et de procédures qui diffèrent d’un pays à l’autre, problème auquel s’ajoutent des capacités de lutte très variables.

« Les cybercriminels ont particulièrement bien réussi à distancer les services chargés de l’application de la loi, qui restent démunis face à des infractions concernant plus d’un pays », a fait observer le Secrétaire Général Noble.

« Certains pays n’ont encore ni législation ni procédures pour combattre la cybercriminalité, alors que d’autres sont très avancés en la matière. Nous devons encourager tous les pays à adopter des lois et à établir des pratiques dans ce domaine, tout en contribuant au renforcement des capacités de ceux qui ont besoin de notre aide », a recommandé le chef d’INTERPOL.

M. Noble a indiqué que le besoin croissant de formation et de compétences techniques qui existe au sein de tous les services chargés de l’application de la loi, dans le monde entier, pour pouvoir agir contre la cybercriminalité dans le cadre de législations compatibles est la raison pour laquelle les pays se sont tournés vers l’organisation internationale de police et le Complexe mondial INTERPOL pour l’innovation, qui ouvrira ses portes à Singapour en 2014.

« Nos efforts permettront d’améliorer la cybersécurité et concourront à réaliser la vision d’un cyberenvironnement sûr, stable et prévisible. Ils consisteront notamment à élaborer une stratégie globale afin d’harmoniser les mesures de lutte mises en œuvre par les services chargés de l’application de la loi contre la cybercriminalité ».

Le chef d’INTERPOL a ajouté que ces services doivent certes être prêts à réagir, mais que la prévention est également une priorité de tout premier ordre.

C’est dans cette perspective qu’INTERPOL organisera en juillet 2013 à Lyon (France), en collaboration avec le ministère de l’Intérieur français, le premier Forum international sur les technologies pour un monde plus sûr qui rassemblera des représentants des services chargés de l’application de la loi, des représentants de sociétés, des responsables politiques et des chercheurs qui se pencheront sur les technologies capables d’anticiper et de prévenir les infractions ainsi que de garder les personnes et les entreprises à l’abri de la criminalité.

INTERPOL et le CMII s’emploient à établir des partenariats avec d’autres organisations et avec des entités du secteur privé afin de donner à la police un avantage collectif sur la cybercriminalité. M. Noble a ainsi évoqué la manière dont l’Organisation travaille avec Kaspersky Lab afin que les services chargés de l’application de la loi puissent tirer profit des connaissances, de l’expérience et de l’expertise « extraordinaires » de cette société et protéger les personnes comme les entreprises des cybercriminels.

« INTERPOL doit se coordonner avec  tous les pays, collaborer avec des organisations telles qu’Europol et travailler avec les parties prenantes du secteur privé afin d’améliorer les capacités de premier intervenant des services chargés de l’application de la loi et préserver autant que faire se peut Internet des activités criminelles », a ajouté M. Noble.

À cet égard, les participants à la conférence ont été informés de la manière dont INTERPOL prévoit de travailler avec les systèmes et les analystes de Kaspersky Lab à la création d’une cyberalerte INTERPOL - la toute première alerte de l’Organisation dans ce domaine - qui sera diffusée en cas de détection de logiciels malveillants ou de toute activité criminelle sur Internet pouvant avoir des conséquences graves d’ampleur mondiale.