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04 avril 2013 - Media release

Le renforcement de la coopération policière au centre de la visite du chef de la sécurité libanaise à INTERPOL

L’organisation mondiale de police va aider le Liban à améliorer la sécurité de ses frontières


LYON (France) – Une série de mesures de sécurité visant à renforcer les contrôles aux frontières du Liban ont été décidées lors d’une rencontre entre le responsable de la Direction générale de la Sûreté libanaise, le Major Général Abbas Ibrahim, et le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble.

Lors de la visite du Directeur Général Ibrahim au siège du Secrétariat général d’INTERPOL, ce jeudi, il a été convenu qu’INTERPOL déploierait son système MIND/FIND de contrôle des passeports – un outil à la pointe de la technologie – aux points clés d’entrée dans le pays, notamment dans les aéroports, ce qui permettra d’accéder en temps réel à la base de données SLTD d’INTERPOL sur les documents de voyage volés et perdus.

La possibilité ainsi donnée aux fonctionnaires de première ligne, au Liban, d’accéder directement à SLTD, permettra l’identification instantanée des personnes qui cherchent à dissimuler leur identité réelle, par exemple celles recherchées au niveau international, les terroristes présumés et les malfaiteurs transnationaux.

La base de données SLTD d’INTERPOL contient des enregistrements relatifs à quelque 36 millions de documents, mis à la disposition des 190 pays membres d’INTERPOL ; actuellement, en 2013, elle est interrogée en moyenne 50 millions de fois chaque mois par les services chargés de l’application de la loi du monde entier.

Le Directeur Général Ibrahim a déclaré que le renforcement de la coopération internationale des services d’application de la loi via INTERPOL est une priorité pour le Liban, en vue d’améliorer la sécurité de la population : « Le Liban considère la lutte contre la criminalité organisée et le terrorisme comme une question de sécurité prioritaire. Nous espérons voir se resserrer nos liens de collaboration avec INTERPOL, dans l’intérêt de la sécurité nationale, régionale et internationale ».

Parmi les autres mesures décidées lors de cette visite figurent l’intégration de la base de données d’INTERPOL regroupant les notices rouges personnes recherchées au niveau international au système national de la police libanaise, ainsi que le raccordement de ce dernier à la base de données sur les véhicules volés de l’Organisation. Les voitures volées sont un problème de sécurité majeur au Liban, comme l’a montré l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafik Hariri, tué en février 2005 par l’explosion d’une bombe placée à bord d’un véhicule qui avait été volé au Japon.

« Le renforcement de la coopération entre INTERPOL et le Liban va accroître la capacité de ce dernier à repérer les activités criminelles et terroristes et à enquêter sur ces activités, pour le bien du pays et de la région tout entière », a déclaré le Secrétaire Général Noble.

« Les mesures de sécurité décidées aujourd’hui avec le Directeur Général Ibrahim représentent donc un grand pas en avant, et elles témoignent de la détermination des autorités libanaises à adopter une approche collaborative de la sécurité s’inscrivant dans un cadre international », a conclu le chef d’INTERPOL.

INTERPOL a également convenu d’organiser, en collaboration avec les autorités libanaises, la toute première conférence mondiale qui réunira des responsables de services chargés de la sécurité des frontières et de l’immigration, afin qu’ils puissent mettre en commun les pratiques efficaces en matière de protection des frontières et de contrôle frontalier des personnes.

Le Directeur Général Ibrahim était accompagné d’une délégation dans laquelle figurait notamment le Général Georges Boustani, ancien membre du Comité exécutif d’INTERPOL. Le Secrétaire Général Noble a accepté une invitation à se rendre au Liban pour y rencontrer les responsables des services de police, de la sécurité des frontières et de l’immigration, avec lesquels il recherchera des moyens supplémentaires de renforcer la coopération entre le Liban et INTERPOL.