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16 décembre 2013

La déclaration d’Addis-Abeba à l’appui de la lutte contre les faux médicaments dans toute l’Afrique

ADDIS-ABEBA (Éthiopie) – La première Conférence africaine sur la criminalité pharmaceutique s’est conclue par l’adoption de la « Déclaration d’Addis-Abeba », qui affirme la volonté des pays de la région de renforcer la lutte contre la contrefaçon de produits médicaux et les autres infractions relevant de la criminalité pharmaceutique

La conférence de trois jours (10 - 12 décembre) a réuni près de 80 représentants des services chargés de l’application de la loi et des organismes de contrôle des médicaments de 20 pays d’Afrique, ainsi que des experts d’organisations internationales et du secteur privé.

S’adressant aux participants, le Ministre des Affaires fédérales de l’Éthiopie, M. Shiferaw Teklemariam, a déclaré : « Le commerce mondial illicite de médicaments menace l’intégrité des systèmes de santé et INTERPOL a un rôle important à jouer dans la lutte contre la criminalité pharmaceutique ».

Après avoir mis en commun leur expertise en matière de lutte contre la criminalité pharmaceutique, les délégués ont participé à des ateliers afin de débattre de problèmes régionaux et d’autres questions dont la vente illicite de médicaments, le rôle des autorités dans la prévention de l’utilisation de médicaments de contrefaçon et la nécessité d’une coopération entre les services sanitaires, les enquêteurs des services chargés de l’application de la loi et les procureurs.

Les nouvelles tendances ont également été mises en avant lors de la conférence, et notamment le trafic illicite de Tramadol.

Les délégués ont, par ailleurs, été informés des résultats de l’opération Giboia (1er - 3 octobre), la plus importante opération menée à ce jour par INTERPOL contre la criminalité pharmaceutique dans toute l’Afrique australe, qui a abouti à la saisie de près de 100 tonnes de médicaments illicites et de contrefaçon et à l’identification de 181 suspects.

Plus de 900 policiers des cinq pays participants (Angola, Malawi, Swaziland, Tanzanie et Zambie) ont pris part à quelque 550 perquisitions et inspections coordonnées, et ont ainsi saisi des médicaments illicites et de contrefaçon d’une valeur estimée à près de 3,5 millions d’USD.

L’Afrique étant l’une des régions du monde les plus touchées par la contrefaçon de médicaments, aussi bien de marque que génériques, la conférence a aussi adopté un ensemble de recommandations encourageant la mise en œuvre d’une législation adaptée, l’augmentation des formations à la détection des contrefaçons et l’organisation régulière d’opérations transfrontalières coordonnées par INTERPOL ou menées avec son concours.

Organisée par INTERPOL, cette première Conférence africaine sur la criminalité pharmaceutique a bénéficié du soutien du gouvernement éthiopien et de l’Institut international de formation, de recherche et de documentation pour la prévention et la lutte contre la falsification de produits de santé (International Institute of Research against Counterfeit Medicines, IRACM).