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11 janvier 2013

Réunion INTERPOL centrée sur les liens entre le trafic de marchandises illicites et la criminalité organisée

LYON (France) – Environ 40 représentants des services chargés de l’application de la loi et du secteur privé venus de 13 pays se sont réunis au siège du Secrétariat général d’INTERPOL pour examiner la question des liens entre le commerce illicite et la criminalité organisée.

La Réunion INTERPOL d’évaluation de la recherche en matière de criminalité organisée, qui s’est tenue le 10 janvier, a plus particulièrement servi de forum de discussion en vue d’élaborer un recueil mettant en évidence les liens entre la fabrication et la distribution de marchandises illicites et les organisations criminelles transnationales, ainsi que leurs liens potentiels avec le terrorisme. Le recueil s’appuiera sur 25 à 30 études d’affaires dans lesquelles les liens avec la criminalité organisée sont prouvés au-delà de tout doute raisonnable.

« Il est de notre responsabilité de faire en sorte que les décideurs au sein des gouvernements et les chefs des services de police soient informés de l’ampleur prise par la criminalité organisée transnationale aux niveaux national, régional et mondial, pour les aider à prendre leurs décisions en toute connaissance de cause. Cela s’applique également aux entités du secteur privé qui sont menacées par la criminalité organisée ‒ s’agissant surtout de l’ensemble des aspects du trafic de marchandises illicites », a déclaré Jean-Michel Louboutin, Directeur exécutif des Services de police d’INTERPOL.

Les participants ont appris qu’INTERPOL avait pour mission de faciliter la coopération policière transfrontalière et d’apporter appui et assistance à tous les services, organisations et autorités ayant pour mission de prévenir et de combattre la criminalité internationale.

« Au cœur de cette mission, il y a la nécessité d’œuvrer avec tous les acteurs pour lutter contre la criminalité organisée transnationale sous toutes ses formes, INTERPOL étant unique dans sa capacité à rapprocher tous ces acteurs », a ajouté M. Louboutin.

Le Programme INTERPOL de lutte contre le trafic de marchandises illicites, lancé en 2012, vise à mettre au jour, déstabiliser et démanteler les réseaux organisés transnationaux à l’origine de ce type de criminalité.

À cette fin, ses activités s’articulent autour de trois axes : les opérations, la formation et la création de bases de données aidant à analyser les tendances et à mieux cibler les interventions sur le terrain en collaboration avec la police, les douanes, les autorités de contrôle et le secteur privé.