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07 novembre 2012 - Media release

Un outil INTERPOL mondial et mobile pour combattre les abus pédosexuels, mis en service avec le soutien du Canada

ROME (Italie) – Suite à la signature d’un accord avec le Canada, INTERPOL vient de mettre en service le Laboratoire d’identification des victimes, un outil d’enquête mondial et mobile qui aidera à identifier et à secourir les enfants victimes d’abus sexuels.

Le laboratoire est une application mobile qui peut être déployée lors de conférences, de formations et d’autres réunions de police, et permet aux enquêteurs de partager - après les avoir expurgées de manière appropriée -, des images d’abus pédosexuels liées à des enquêtes en cours ou à des affaires non résolues avec le plus grand nombre possible de personnes.

Le Canada a fait don à INTERPOL d’une copie du Système pour l’avancement des efforts d’identification des victimes (SAEIV), développé par le Centre national de coordination contre l’exploitation des enfants (CNCEE) de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), ainsi que du matériel et du logiciel pour le laboratoire.

Lors de la signature de l’accord, en marge de l’Assemblée générale d’INTERPOL, à Rome, M. Bob Paulson, Commissaire de la GRC, a déclaré : « Je suis fier de présenter le Laboratoire d’identification des victimes du Centre canadien de police pour les enfants disparus et exploités (CCPEDE), développé par la GRC, à nos partenaires internationaux de la police présents ici, à l’Assemblée générale d’INTERPOL ».

« Le travail accompli par notre personnel technique du CCPEDE met en évidence le rôle de pointe de la GRC dans la lutte contre l’exploitation des enfants au niveau mondial, et aide les policiers à progresser de façon décisive dans l’identification des victimes et la protection des membres les plus vulnérables de la société : nos enfants », a ajouté M. Paulson.

Le laboratoire sera géré par l’unité d’INTERPOL spécialisée dans la pédocriminalité, qui encourage les pays membres à adopter, lors des enquêtes sur des abus pédosexuels, une approche centrée sur les victimes.

« La générosité du Canada, qui a mis cet outil à la disposition d’INTERPOL et de la communauté mondiale des services chargés de l’application de la loi, aura un effet considérable », a déclaré le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, qui a signé l’accord au nom de l’organisation internationale de police.

« La base de données internationale d’INTERPOL sur l’exploitation sexuelle des enfants a déjà permis de porter secours à des milliers d’enfants dans le monde, et ce nouveau Laboratoire mobile d’identification des victimes sera pour les enquêteurs un outil précieux qui les aidera à lutter contre ces crimes abominables », a conclu le chef d’INTERPOL.

« Chaque image d’abus pédosexuel n’est pas une simple photo mise en ligne sur Internet : c’est la preuve d’une atteinte physique et émotionnelle grave et permanente commise à l’encontre d’une petite fille ou d’un petit garçon innocent, et c’est pour cette raison qu’il est crucial d’identifier les victimes aussi vite que possible », a déclaré Mick Moran, le Sous-directeur d’INTERPOL chargé de la lutte contre le trafic d’êtres humains dont dépend l’unité spécialisée dans la pédocriminalité.

Les contenus à caractère pédosexuel provenant d’affaires internationales non résolues et figurant dans la base de données ICSE d’INTERPOL sont transférés vers le laboratoire, des outils de traitement permettant de manipuler l’image afin d’agrandir certaines zones.

Les utilisateurs peuvent laisser des commentaires sur les images et des informations susceptibles d’aider les enquêteurs à retrouver le lieu où a été enregistrée l’image, ou à reconnaître des objets tels que le jouet d’un enfant, un bâtiment ou un meuble, qui n’évoquera rien pour l’enquêteur mais pourra être un indice ou un élément familier pour une personne vivant dans une autre région ou un autre pays.