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07 septembre 2012 - Media release

Le chef d’INTERPOL souligne le rôle de la Communauté des États indépendants en matière de sécurité stratégique

Bakou (Azerbaïdjan) ‒ Le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, a déclaré que la Communauté des États indépendants (CEI) détenait un rôle fondamental pour la sécurité internationale, vu l’importance stratégique de la région pour la coopération des services chargés de l’application de la loi et la prévention de la criminalité au niveau transfrontalier.

S’exprimant vendredi lors de la session du Conseil des ministres de l’Intérieur de la Communauté des États indépendants, le Secrétaire Général a déclaré qu’avec ses pays situés de la mer Noire à l’Océan Pacifique, « la CEI [était] confrontée à des défis uniques en matière de sécurité, qui requièrent une collaboration de ses États membres et de ses dirigeants avec le reste du monde » pour lutter contre la menace du terrorisme et de la criminalité organisée transnationale (telle que le trafic de drogues et la traite d’êtres humains).

À cet égard, le Premier ministre de l’Azerbaïdjan, Artur Tairovic Rasizadeh, a déclaré lors de la réunion que le renforcement de la coopération policière internationale était une priorité des pays de la CEI pour lutter contre la criminalité et renforcer la sécurité publique. « Un large éventail de thèmes seront abordés lors de cette réunion afin d’élaborer et de mettre en œuvre les formes de coopération les plus efficaces contre la criminalité organisée. La réunion du Conseil des ministres de l’Intérieur de la CEI donnera une impulsion à la création rapide de mesures collectives contre la criminalité ».

Rappelant que les pays de la CEI ont échangé des informations sur plus de 1 300 terroristes présumés via INTERPOL, le Secrétaire Général Noble a loué la détermination du bloc de la CEI, et du pays hôte, l’Azerbaïdjan, à échanger des informations de police au niveau international via le réseau mondial d’INTERPOL.

Après le déploiement de Cellules INTERPOL de soutien aux grandes manifestations (IMEST) pour assurer la sécurité du tournoi de l’EURO 2012 en Pologne et en Ukraine, en juin et en juillet, le chef de l’organisation mondiale de police a déclaré : « INTERPOL demeure résolu à soutenir le Commonwealth et ses États membres sur le terrain, aussi bien dans le contexte des futures grandes manifestations internationales qu’à la suite d’actes criminels. Et nous espérons qu’à chaque fois que nous le ferons, nous serons en mesure de déployer nos agents le plus vite possible sur le terrain pour venir en aide à nos pays membres ».

À cette fin, M. Noble a souligné la nécessité pour tous les membres de la CEI de reconnaître le Document de voyage INTERPOL afin de faciliter le concours de l’organisation mondiale de police et le déploiement des professionnels de l’application de la loi en mission dans le cadre d’activités liées à INTERPOL.

Le passeport INTERPOL, qui est désormais reconnu officiellement par 44 pays, a pour but de faciliter les déplacements internationaux des fonctionnaires de l’Organisation, des chefs des services chargés de l’application de la loi ainsi que des chefs et des membres du personnel des Bureaux centraux nationaux (B.C.N.) dans le cadre des missions officielles qui leur sont confiées pour le compte de l’Organisation, en leur permettant de ne plus avoir besoin de visa pour embarquer dans un avion afin de prêter leur concours à des enquêtes transnationales ou à des déploiements urgents.

« Notre vision est celle de professionnels de l’application de la loi du monde entier reliés en permanence lorsqu’ils sont sur le terrain, et de grandes nations travaillant côte à côte au service de la justice aux quatre coins du globe. Cette vision est celle d’un monde plus sûr. Une vision qui exige, dans son fondement même, une Communauté des États indépendants forte et sans problème de sécurité », a conclu M. Noble.

Pour faire face aux enjeux cruciaux pour les pays de la CEI que constituent les vérifications d’identité, la sécurité des frontières et les flux migratoires, l’ordre du jour de la réunion comprendra également une proposition d’INTERPOL visant à faciliter la circulation entre différents pays des travailleurs migrants en situation régulière au moyen d’une carte de travailleur étranger contrôlable à l’échelle mondiale.