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28 février 2012 - Media release

Des pirates informatiques soupçonnés d’avoir des liens avec le groupe des Anonymous visés par une opération mondiale menée avec le soutien d’INTERPOL

LYON (France) – Une opération internationale menée avec le soutien d’INTERPOL contre des pirates informatiques présumés que l’on soupçonne d’être liés au collectif des Anonymous a permis l’arrestation de 25 personnes dans quatre pays, en Amérique latine et en Europe.

L’Opération Unmask a été déclenchée à la mi-février après une série de cyberattaques coordonnées lancées depuis l’Argentine, le Chili, la Colombie et l’Espagne contre les sites Web de la Présidence et du ministère de la Défense colombiens, mais aussi notamment contre la compagnie d’électricité chilienne Endesa et la Bibliothèque nationale du Chili.

Cette opération internationale a été mise en œuvre par les services chargés de l’application de la loi nationaux en Argentine, au Chili, en Colombie et en Espagne, sous l’égide du Groupe de travail INTERPOL sur la criminalité liée aux technologies de l’information pour l’Amérique latine, qui a facilité l’échange de renseignements à la suite de réunions opérationnelles qui se sont tenues dans les quatre pays participants.

Quelque 250 appareils informatiques et téléphones portables ainsi que des cartes bancaires et de l’argent en espèces ont en outre été saisis lors des perquisitions effectuées dans divers locaux (une quarantaine) situés dans 15 villes, dans le cadre d’une enquête en cours sur le financement d’activités illicites auxquelles se seraient livrés les pirates présumés, âgés de 17 à 40 ans.

« Cette opération montre que la criminalité régnant dans le monde virtuel a des conséquences bien réelles pour ceux qui y sont impliqués, et qu’Internet ne doit pas être considéré comme un lieu où les activités criminelles peuvent se commettre en toute impunité quel qu’en soit l’auteur ou la cible », a déclaré Bernd Rossbach, Directeur exécutif par intérim des Services de police d’INTERPOL.

Les différents groupes de travail d’INTERPOL sur la criminalité liée aux technologies de l’information ont été créés pour faciliter l’élaboration de stratégies, le développement de technologies et le recueil d’informations sur les modes opératoires les plus récents observés dans ce domaine. Il existe des groupes de travail régionaux pour l’Afrique, les Amériques, l’Asie et le Pacifique Sud, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

L’activité des groupes de travail s’articule autour de trois grands axes : faciliter les opérations de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information dans les 190 pays membres d’INTERPOL, renforcer les capacités et répondre aux nouvelles menaces.