All news
|
Print
18 janvier 2012 - Media release

Le Bélarus reconnaît officiellement le passeport INTERPOL

Une décision qui renforce une coopération déjà étroite avec INTERPOL


LYON (France) – Le Bélarus est depuis aujourd’hui le dernier pays membre d’INTERPOL à avoir reconnu officiellement le passeport de l’organisation mondiale de police en dispensant de visa les personnes qui se rendent en mission officielle dans le pays.

Le Ministre des Affaires intérieures du Bélarus, M. Anatoli Koulechov, a signé l’accord lors d’une visite au siège du Secrétariat général de l’organisme international de police, où il a rencontré le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, et d’autres hauts responsables. 

L’accord implique que les fonctionnaires d’INTERPOL de n’importe lequel des 190 pays membres de l’Organisation peuvent, sur invitation des autorités bélarussiennes, se rendre au Bélarus sans visa afin d’y exercer des fonctions officielles dans le cadre d’activités liées à INTERPOL.

« C’est avec fierté que le Bélarus reconnaît officiellement le passeport INTERPOL, témoignant une fois de plus de sa ferme volonté d’intensifier la coopération policière internationale avec l’ensemble des pays membres d’INTERPOL », a déclaré le Ministre Koulechov, qui était accompagné du Chef de la coopération internationale, M. Mikhaïl Starikovitch, ainsi que du Chef du Bureau central national de Minsk, M. Alexander Petran.

Au lendemain de l’attentat terroriste meurtrier commis dans le métro de Minsk en avril 2011, dans lequel 14 personnes avaient trouvé la mort et plus d’une centaine avaient été blessées, le Bélarus a fait en sorte que tous les pays membres d’INTERPOL aient accès aux empreintes digitales relevées sur la scène de crime. Les vérifications opérées dans les bases de données d’INTERPOL ont permis de confirmer que les empreintes digitales du suspect dans l’attentat d’avril correspondaient à celles de l’individu inculpé dans le cadre d’un autre attentat à la bombe, perpétré à Minsk en juillet 2008.

« En communiquant à INTERPOL d’importantes informations liées à des faits criminels et en reconnaissant le passeport INTERPOL, le Bélarus renforce la sécurité non seulement de son pays et de ses citoyens mais aussi de l’ensemble des 190 pays membres d’INTERPOL », a indiqué M. Noble.

« Si le Bélarus n’avait pas communiqué à INTERPOL des informations liées au terrorisme, le suspect dans l’attentat à la bombe de Minsk aurait pu se déplacer librement dans toute l’Europe et dans le monde entier pour commettre des actes dommageables, voire pour tuer beaucoup d’autres personnes. 

« De la même manière, les policiers du monde entier en possession du passeport INTERPOL pourront aider le Bélarus à la demande de celui-ci sur les lieux d’attaques terroristes, d’actes criminels de grande ampleur ou de catastrophes naturelles, là où il peut être essentiel d’agir vite », a ajouté le chef de l’organisation mondiale de police.

« À mesure que de plus en plus de pays reconnaîtront le passeport INTERPOL, nous ferons en sorte que les policiers du monde entier agissant dans le cadre d’INTERPOL et les pays membres dont l’aide a été sollicitée interviennent encore plus rapidement », a conclu M. Noble.

C’est lors de l’Assemblée générale d’INTERPOL de 2010 réunie au Qatar que l’initiative relative au Document de voyage a été officiellement adoptée afin de permettre à l’Organisation d’apporter plus rapidement un soutien sur le terrain aux pays qui en font la demande.

Les pays ayant déjà reconnu le Document de voyage INTERPOL sont : l’Afghanistan, l’Albanie, l’Algérie, l’Arménie, le Bénin, le Botswana, le Brésil, le Burundi, le Cambodge, le Cameroun, la République centrafricaine, le Costa Rica, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, l’Égypte, la France, la Guinée, la Jordanie, le Laos, la Lettonie, le Libéria, Madagascar, le Nigéria, le Pakistan, le Qatar, le Sénégal, le Rwanda, les Seychelles, Singapour, le Soudan, le Swaziland et la Tanzanie.