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12 janvier 2012 - Media release

La visite à INTERPOL du directeur de la sécurité autrichienne met en exergue le rôle du pays pour la sécurité internationale

LYON (France) ‒ Le Directeur général de la sécurité publique de l’Autriche, M. Herbert Anderl, a rencontré aujourd'hui le Secrétaire Général d'INTERPOL, M. Ronald K. Noble, au siège du Secrétariat général de l'Organisation pour débattre des mesures de sécurité visant à renforcer la coopération internationale en matière de lutte contre la criminalité transnationale.

La visite de M. Anderl, outre qu'elle a mis en exergue les relations étroites entre l'Autriche et INTERPOL, a été l'occasion de faire le point sur diverses questions de sécurité essentielles telles que la criminalité organisée transfrontalière, la criminalité financière et la coopération en matière d'identification et de localisation des malfaiteurs en fuite au niveau international. Les initiatives d'INTERPOL visant à renforcer la sécurité mondiale ainsi que les outils et services qu'il fournit à ses 190 pays membres ont également été au centre des discussions lors de cette visite.

« Les autorités chargées de la sécurité publique de l’Autriche considèrent la collaboration policière internationale avec INTERPOL comme une priorité. Elles mesurent pleinement le rôle essentiel d'INTERPOL au regard de la lutte contre la criminalité internationale sous toutes ses formes, grâce à une coopération efficace des forces de police à travers le monde », a déclaré le Directeur général de la sécurité publique de l’Autriche, M. Herbert Anderl.

Lors de son entrevue avec M. Anderl, le chef d'INTERPOL a salué le « rôle crucial » qu’a joué l'Autriche dans la récente condamnation par un tribunal des États-Unis d'un Afghan recherché au niveau international pour une série de viols, après l’obtention par INTERPOL d’une concordance entre des profils d'ADN ayant conduit à l'arrestation du suspect à Salzbourg (Autriche) en 2010.

Ali Achekzai, âgé de 33 ans, avait fui les États-Unis pour l'Autriche à la suite d’une accusation de viol en 2004. Le mois dernier, un tribunal californien l’a reconnu coupable d'agression sexuelle sur deux femmes et de tentative d'agression sexuelle sur une troisième. Il avait été extradé d'Autriche vers les États-Unis en 2010 à la suite de la transmission en décembre 2009 au siège du Secrétariat général d'INTERPOL à Lyon, par des enquêteurs américains, d'un profil d'ADN lié aux agressions commises aux États-Unis. Les recherches effectuées dans la base de données génétiques mondiale d’INTERPOL avaient permis d’obtenir une correspondance avec un profil transmis par l’Autriche dans le cadre d’une enquête sur un viol commis à Salzbourg en avril 2009.

« La décision de l'Autriche de communiquer à la communauté policière internationale des informations sur sa propre enquête, et la coordination entre les Bureaux centraux nationaux INTERPOL de Vienne et Washington et l'unité ADN de l'Organisation à Lyon, ont été essentielles dans cette affaire », a indiqué M. Noble.

En 2005, l'Autriche est devenue le premier pays à adopter la charte régissant l’utilisation automatisée de la base de données génétiques du Secrétariat général d’INTERPOL et l’accès à cette base, qui contient des profils d’ADN. Créée en 2003, la base de données génétiques d’INTERPOL – la seule base de données mondiale de ce genre – contient actuellement plus de 120 000 profils transmis par 61 pays membres, et a permis d’obtenir 364 correspondances au niveau international, lesquelles ont été signalées aux pays concernés.

Le chef d'INTERPOL a par ailleurs indiqué combien la participation de l'Autriche à des initiatives clés de l’Organisation telles que le projet Pink Panthers (coordination de la campagne mondiale de lutte contre un gang international de voleurs de bijoux) ou le projet Millennium (qui réunit 42 pays aux fins de la lutte contre la criminalité organisée transnationale eurasiatique par la mise en commun d'informations et l'alimentation des bases de données d’INTERPOL) montrait également son attachement à la coopération internationale entre services chargés de l’application de la loi.

« L'Autriche a toujours fait la preuve de son appui à la coopération policière internationale en vue d’obtenir des résultats sur le terrain. Elle est consciente que les menaces criminelles transnationales auxquelles chaque pays doit faire face ne peuvent être combattues isolément », a ajouté le Secrétaire Général Noble.

Un point sur l'avancement du projet de Complexe mondial INTERPOL pour l'innovation, qui doit ouvrir ses portes à Singapour début 2014, ainsi que sur son rôle dans la lutte contre la criminalité liée aux technologies de pointe et la cybercriminalité, a également figuré parmi les principaux sujets abordés lors de la visite de M. Anderl. Ce dernier était accompagné du Directeur adjoint du service de renseignement criminel de l’Autriche, M. Andrea Raninger, du Chef du Bureau central national INTERPOL de Vienne, M. Thomas Herko, et du Chef du service des affaires bilatérales et multilatérales de l’Autriche, M. Günther Sablattnig.