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19 décembre 2012

Une formation INTERPOL au Soudan pour renforcer l’action régionale de lutte contre le trafic d’êtres humains et de migrants

KHARTOUM (Soudan) – L’échange de méthodes efficaces de lutte contre le trafic d’êtres humains et de migrants était au centre d’un atelier de formation INTERPOL qui a rassemblé 25 participants de 10 pays d’Afrique de l’Est.

Cet atelier de trois jours (du 12 au 14 décembre) au Soudan avait pour but de renforcer la coopération entre services chargés de l’application de la loi en matière de lutte contre le trafic d’êtres humains et de migrants et l’immigration illégale, grâce à l’échange de compétences et de bonnes pratiques. La formation visait à présenter aux participants les outils d’enquête sur le trafic d’êtres humains, ainsi que la situation actuelle et les parties concernées.

L’importance de la coopération régionale entre INTERPOL et les pays d’Afrique de l’Est aux fins de la lutte contre le trafic d’êtres humains et de migrants a été soulignée par M. Adil Al-Agib, Directeur adjoint de la police soudanaise.

Les participants ont appris à déceler les individus utilisant des documents de voyage authentiques pour entrer illégalement dans un pays, en particulier grâce à l’utilisation de la base de données d’INTERPOL sur les documents de voyage perdus ou volés (SLTD) ; ils se sont vu présenter l’arsenal juridique international en la matière, les tendances et évaluations régionales, les méthodes utilisées par les trafiquants, les techniques d’enquête sur les scènes de crime, la sécurité des frontières et l’examen des documents de voyage, ainsi que les techniques d’interrogatoire.

Un représentant de l’Organisation internationale pour les migrations a également informé les participants des actions menées par cet organisme dans la région.

M. Hamid Mannan Mohamed, ancien membre du Comité exécutif d’INTERPOL, a mis l’accent sur l’importance de I-24/7, le réseau mondial de communication policière sécurisée de l’Organisation, pour l’échange d’informations, ainsi que sur la nécessité d’utiliser les bases de données d’INTERPOL aux fins de la lutte contre la criminalité transnationale.

Les pays participant à la formation étaient le Burundi, Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, l’Ouganda, le Rwanda, la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud et la Tanzanie.