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08 octobre 2012

Les Philippines accueillent un atelier INTERPOL sur la prévention du trafic de biens culturels

MANILLE (Philippines) – Plus de 80 participants provenant de différents organismes publics philippins, de services de police et de douane, d’institutions culturelles et du secteur privé ont participé à un atelier sur la prévention du trafic de biens culturels, organisé conjointement par le Secrétariat général d’INTERPOL et le Musée national des Philippines avec le soutien de la Police nationale philippine.

Cette formation de trois jours (du 1er au 3 octobre) a porté sur un large éventail de sujets tels que les instruments juridiques internationaux, les types de biens culturels particulièrement menacés par le vol et le trafic ou encore certaines méthodes particulières de travail et d’enquête, ainsi que sur l’utilisation efficace des outils et services d’INTERPOL. Des exercices pratiques ont permis aux participants d’utiliser la base de données sur les œuvres d’art volées, accessible au public.

Outre des experts locaux et des spécialistes de l’unité Œuvres d’art d’INTERPOL, des professionnels de l’application de la loi venus de Suisse, d’Italie, des États-Unis, du Viet Nam et du bureau de l’UNESCO à Bangkok ont également fait profiter les participants de leur expérience.

Le Directeur exécutif du Philippine Center on Transnational Crime et représentant du Bureau central national INTERPOL de Manille, M. Felizardo M. Serapio Jr, s’est réjoui de l’organisation de cet atelier, une excellente initiative selon lui. « Nous allons poursuivre nos efforts en matière de renforcement des capacités aux Philippines et dans la région afin de mieux protéger notre patrimoine culturel et de lutter plus efficacement contre le trafic », a-t-il déclaré.

L’organisation de cet atelier aux Philippines, où l’adhésion à la Convention de 1970 de l’UNESCO (Convention de l’UNESCO concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites de biens culturels) est actuellement à l’étude, a été financée par le gouvernement suisse, dont l’ambassade à Manille a apporté un soutien logistique important.