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13 septembre 2012

Les fonctionnaires des services de protection de l’environnement renouent avec leurs racines grâce à une initiative conjointe d’INTERPOL et de la Police fédérale brésilienne

MANAUS (Brésil) – Les techniques de survie dans la jungle et l’utilisation d’outils de traitement de données géographiques ne sont que deux des points abordés dans le cadre de l’initiative de formation Law Enforcement Against Deforestation (LEAD – Les services chargés de l’application de la loi contre la déforestation) dispensée par INTERPOL en collaboration avec la Police fédérale brésilienne à l’intention des fonctionnaires des services de protection de l’environnement.

Cette formation d’une semaine s’est tenue en août au centre de formation de la Police de l’environnement brésilienne, à Manaus, dans l’État d’Amazonas, dans le cadre du projet LEAF (Law Enforcement Assistance for Forests, ou Aide des services chargés de l’application de la loi pour les forêts) d’INTERPOL, qui vise à soutenir les pays membres et à renforcer leur capacité à faire respecter la réglementation en matière d’exploitation forestière et la sécurité liée à ce type d’activité afin de lutter contre l’exploitation forestière et la déforestation illégales.

Des officiers spécialisés de huit pays – le Brésil, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, l’Équateur, le Guatemala, le Paraguay et San Salvador – ont suivi une formation qui portait autant sur des compétences de base telles que les déplacements et l’orientation dans la jungle, que sur l’utilisation de technologies de pointe telles que les logiciels de vue par satellite, qui aident non seulement à repérer les sites faisant l’objet d’une déforestation illégale, mais peuvent en outre fournir les preuves nécessaires à l’ouverture de poursuites pénales et/ou administratives.

Grâce à cette formation, qui a bénéficié du soutien de l’Agence norvégienne pour le développement (NORAD) sous la forme d’un financement alloué au projet LEAF d’INTERPOL – mené en collaboration avec le PNUE/GRID-Arendal –, l’expertise acquise par les participants sera transmise à d’autres officiers spécialisés au niveau national afin de soutenir les futures opérations de lutte contre l’exploitation forestière et la déforestation illégales menées par les services chargés de l’application de la loi et axées sur le renseignement. 

M. Alex Iza Vilema, du service de la Protection de l’environnement de la Police nationale équatorienne, qui a participé à cette formation, a déclaré : « Avoir passé une semaine dans une région offrant une telle richesse et une telle diversité en matière d’espèces sauvages m’a permis de voir sous un autre angle le magnifique travail que nous faisons, et qui n’est pas toujours valorisé. En voyant ce groupe de personnes de différentes nationalités s’attaquer aux problèmes que nous connaissons en ce qui concerne la protection de l’environnement, les procédures ou les implications de ces infractions, il ne fait aucun doute que notre travail est d’une importance capitale. »

« Cette formation fera date, et INTERPOL devrait s’en inspirer pour ses futures actions. Elle nous a offert une occasion unique de partager des expériences et de créer un esprit d’harmonie qui sera selon moi essentiel aux futures opérations menées par les services chargés de l’application de la loi », a déclaré le Responsable des opérations du Programme INTERPOL sur les atteintes à l’environnement, M. Marco Antônio Araújo de Lima.

Des formations similaires seront organisées par INTERPOL, qui coordonnera également des opérations ciblant l’exploitation forestière illégale et les organisations criminelles impliquées dans ce type d’infractions.